Economies d'énergie : la fin de l'halogène en France, qu'est ce que ça change ?

Lampe Halogène
Les ampoules halogènes sont interdites à la vente depuis le 1er septembre 2018.

La rentrée signe la fin des ampoules halogènes. Jugées trop énergivores, elles sont interdites à la vente depuis le 1er septembre 2018. Cette interdiction fait suite à une directive de l'Union européenne datant de 2009. De quoi faire réduire la consommation électrique moyenne des Français. 


L'halogène mauvais pour la santé et l'environnement

Si l'halogène est mis au ban, c'est pour des raisons de santé et d'écologie. En effet, les ampoules de ce type seraient dangereuses pour la santé. Allumés, les gazs halogènes tels que le brome et l'iode chauffent l'extérieur de la lampe. Cela peut générer de graves brûlures notamment chez les enfants en général peu conscients de ces problématiques. 

Outre cet aspect, c'est surtout en matière d'environnement que les ampoules halogènes sont décriées. En premier lieu, les gazs qui les composent sont difficiles à recycler, et particulièrement polluants. Par ailleurs, ils ne sont pas optimal en matière d'éclairage. Comme le fait savoir Simon Ricottier, journaliste sur France 2, "Seulement 7 % de l'énergie consommée par les ampoules halogènes est convertie en lumière. Les lampes halogènes produisent bien plus de chaleur que de lumière. Si on les interdit, c'est pour privilégier un éclairage plus économique et plus écologique comme les LED ou les ampoules basse consommation". 

Un coup porté au porte-monnaie des ménages ?

Ce sont pourtant bel et bien les ampoules halogènes qui demeurent les plus vendues en Europe. A l'achat, elles sont en effet moins chères. Cependant, sur la durée, elles ne reviennent pas si bon marché. En effet, selon Simon Ricottier, "La durée de vie d'une ampoule halogène est de 2 000 à 3 000 heures. Une LED coûte un peu plus cher, mais peut durer jusqu'à 40 000 heures. Elle consomme aussi 5 fois moins d'électricité ." La commission européenne corrobore ses propos. Cette dernière a démontré qu’une ampoule LED génère en moyenne 115 € d'économies à son propriétaire sur le long terme.

Les LEDs, ampoules d'ajourd'hui et de demain ?

En France la consommation en halogène est loin de battre des records. Si l'on en croit Simon Ricottier, les LEDs sont désormais les plus achetées en France : "En 2016, 63 % des ampoules vendues en France étaient des LED." D'après une étude de l’institut IHS Markit, elles ont contribué à réduire les émissions de dioxydes de carbone de 570 millions de tonnes en 2017. Elles sont donc un bon moyen pour s'engager dans la transition énergétique, tout en faisant baisser sa facture d'électricité.

Mais les LEDs sont tout de même surveillées, selon Simon Ricottier, "Les autorités sanitaires restent quand même vigilantes concernant les effets de la lumière bleue émise par les LED. Elle pourrait s'avérer nocive à long terme pour nos yeux, mais aujourd'hui aucune étude ne le prouve". 

L'éclairage, un poste de consommation important des Français

D'apres l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe), l’éclairage correspond à plus de 10 % de la consommation d’électricité totale de l'Hexagone. Changer les ampoules offrirait donc un gain considérable en matière d'économies d'énergie sur l'éclairage. C'est également sans compter les progrès de la domotique qui permettront d'optimiser au maximum l'éclairage via des lampes connectées

Eclairage et changement d'heure

L'éclairage est lié à une autre question posée par l'Union européenne : la fin du changement d'heure. Instauré en France en 1976 puis étendu à toute l'Europe en 1980, il est décrié par les pays scandinaves et baltes. La question sera étudiée dans les prochains mois par les institutions communautaires. En France, il permet encore de consommer moins d'électricité. Toutefois, l'Ademe précise que les gains sont « de plus en plus faibles, car nous utilisons des technologies plus performantes comme les ampoules à basse consommation ou encore les leds » A titre de comparaison, le changement d'heure permettait de gagner 1 200 GWh par an en 1995, soit l'équivalent de la consommation d'une ville comme Lyon contre 470 GWh en 2007.

Mis à jour le