L'essentiel en trois phrases
L'étiquette énergie est imposée par le règlement UE 2017/1369 à tout fabricant qui commercialise un appareil électroménager dans l'Union européenne. Elle a été profondément remaniée en mars 2021 pour redonner du sens à un classement devenu illisible avec l'empilement de signes « + ». Voici ce qu'il faut retenir avant de continuer.
À retenir
Depuis mars 2021, l'échelle officielle va de A (le mieux) à G (le pire). Les anciennes classes A+, A++ et A+++ ont été supprimées sur la plupart des appareils. Un produit qui était A+++ avant la révision se retrouve souvent en classe B ou C sur la nouvelle échelle, plus exigeante. Trois catégories (fours, hottes et sèche-linges) conservent encore temporairement l'ancienne échelle A+++ à D, en attendant leur propre révision.
L'étiquette joue trois rôles cumulés :
- Comparer deux modèles à taille équivalente : l'indice d'efficacité énergétique (IEE) normalise la consommation par rapport à la capacité de l'appareil ;
- Estimer le coût d'usage sur la durée de vie : un appareil A bien choisi peut faire économiser plusieurs centaines d'euros sur 10 à 15 ans, là où le surcoût à l'achat est souvent inférieur à 100 € ;
- Pousser les fabricants à innover : l'échelle révisée laisse volontairement les classes A et B presque vides au départ, pour que la classe A redevienne un objectif technique à atteindre.
Sept lettres, sept niveaux de consommation
L'échelle s'appuie sur l'indice d'efficacité énergétique (IEE), calculé par catégorie de produit selon des règlements UE délégués. Plus l'IEE est faible, meilleure est la classe. Les seuils ci-dessous correspondent à la catégorie des réfrigérateurs et congélateurs (règlement UE 2019/2016), ils varient légèrement d'une famille d'appareils à l'autre mais la logique est identique.
| Classe | Niveau d'efficacité | Indice IEE (réfrigérateur) | Lecture éditoriale |
|---|---|---|---|
| A | Très économe | IEE < 41 (frigo) | Consommation la plus faible du marché. Surcoût à l'achat amorti en quelques années. |
| B | Économe | 41 ≤ IEE < 52 | Excellent compromis prix / consommation. Très répandue sur les nouvelles gammes 2024-2026. |
| C | Bonne efficacité | 52 ≤ IEE < 64 | Classe la plus fournie en milieu de gamme. Choix raisonnable si le prix d'achat prime. |
| D | Moyenne | 64 ≤ IEE < 77 | Consommation déjà sensible. À éviter sur un appareil utilisé tous les jours. |
| E | Médiocre | 77 ≤ IEE < 91 | Surconsommation marquée. Le surcoût d'usage dépasse l'économie à l'achat dès la 2ᵉ année. |
| F | Énergivore | 91 ≤ IEE < 107 | Modèles d'entrée de gamme à fuir, en particulier pour les appareils en fonctionnement continu. |
| G | Très énergivore | IEE ≥ 107 | Très rares aujourd'hui sur le marché européen. À écarter sans hésitation. |
Seuils IEE : règlement UE 2019/2016 pour les appareils de réfrigération. Les autres catégories (lave-linge, lave-vaisselle, écrans, sources lumineuses) ont leurs propres règlements délégués et leurs propres bornes d'IEE.
Sur un appareil utilisé en continu comme un congélateur ou un réfrigérateur, l'écart entre une classe A et une classe E peut représenter plus de 100 € par an sur la facture d'électricité, et plusieurs centaines d'euros cumulés sur la durée de vie de l'appareil.
Les catégories d'appareils avec étiquette énergie obligatoire
Tout appareil vendu neuf dans ces catégories doit afficher une étiquette énergie en magasin, en ligne et sur les supports publicitaires. La liste s'élargit progressivement : l'étiquetage des smartphones et tablettes est entré en vigueur en juin 2025, celui des aspirateurs revient courant 2026 après une période de retrait.
Échelle A à G
Froid domestique
Réfrigérateurs, combinés, congélateurs, caves à vin. Consommation indiquée en kWh par an, étiquette refondue en mars 2021.
Échelle A à G
Lavage du linge
Lave-linge et lave-linge séchant. Consommation mesurée sur le programme « Éco 40-60 » pour 100 cycles, eau incluse.
Échelle A+++ à D (transitoire)
Séchage du linge
Sèche-linges à condensation ou à évacuation. Conserve temporairement l'ancienne échelle, en attente de révision UE.
Échelle A à G
Lave-vaisselle
Consommation indiquée en kWh pour 100 cycles du programme « Éco », eau et énergie cumulées.
Échelle A à G
Écrans et téléviseurs
Consommation pour 1 000 heures en mode SDR et HDR. Les classes A et B restent rares en 2026, deux tiers des modèles sont en C ou D.
Échelle A à G
Sources lumineuses
Ampoules, LED, tubes fluorescents. Consommation pour 1 000 heures d'éclairage et flux lumineux en lumens.
Échelle A+++ à D (transitoire)
Fours et hottes
Fours électriques et à gaz, hottes aspirantes. Conservent l'ancienne échelle en attendant un nouveau règlement délégué.
Échelle A+++ à D
Climatiseurs et PAC
Climatiseurs fixes et mobiles, pompes à chaleur. Coefficient de performance saisonnier (SCOP, SEER) affiché en plus de la classe.
Échelle A+ à F
Chauffe-eau
Ballons d'eau chaude électriques, chauffe-eau thermodynamiques, à gaz ou solaires. Profil de soutirage déterminé par la capacité.
Cinq zones à repérer sur une étiquette énergie
Une étiquette énergie 2021 contient toujours les mêmes zones, organisées du haut vers le bas. Apprendre à les lire prend deux minutes et change la lecture en magasin : vous arrêtez de comparer la classe seule et vous comparez la consommation rapportée à la taille de l'appareil.
En haut à gauche
Marque et référence du modèle
Le fabricant et la référence commerciale exacte du modèle sont indiqués en clair. Notez-les : ce sont les seuls identifiants qui permettent de retrouver la fiche complète sur EPREL et d'éviter une confusion avec un modèle voisin de la même gamme.
En haut à droite
QR code vers EPREL
Présent depuis mars 2021 sur toutes les nouvelles étiquettes, le QR code renvoie directement à la fiche du produit dans la base européenne EPREL. C'est l'unique source officielle des données techniques validées par le fabricant.
Au centre
Classe énergétique et flèche colorée
L'élément visuel central : une lettre (A à G) dans une flèche colorée (vert sombre à rouge). La flèche colorée à hauteur de la classe du produit ressort en blanc. C'est ce que tout le monde regarde en premier — mais ce n'est qu'un résumé.
Sous la flèche
Consommation en kWh
Le chiffre brut de consommation, en kilowattheures, exprimé selon la catégorie : par an pour un frigo ou un congélateur, pour 100 cycles pour un lave-linge ou un lave-vaisselle, pour 1 000 heures pour une ampoule ou un écran. C'est ce chiffre qu'il faut comparer entre deux modèles.
En bas, pictogrammes
Caractéristiques propres au produit
Capacité, niveau sonore en décibels, consommation d'eau pour les appareils lavants, durée du programme Éco, classe d'efficacité d'essorage ou de condensation, volume utile pour le froid. Ces données conditionnent le confort d'usage et le coût total.
Bonne pratique
Scanner avant d'acheter
En magasin, scannez le QR code de chaque modèle qui vous intéresse : la fiche EPREL donne accès au manuel, aux pièces détachées disponibles et à l'indice de réparabilité, données rarement visibles sur l'étiquette physique.
L'indice d'efficacité énergétique : comment la classe est attribuée
La lettre A à G n'est pas une note arbitraire : elle est le résultat d'un calcul standardisé, l'indice d'efficacité énergétique (IEE, ou EEI en anglais). Le principe : comparer la consommation mesurée en laboratoire à une consommation de référence théorique, qui dépend de la taille ou de la capacité de l'appareil. Cette normalisation permet de mettre côte à côte une mini-télé et un téléviseur 75 pouces, ou un mini-frigo et un combiné américain.
Formule simplifiée
IEE = (consommation annuelle mesurée / consommation de référence calculée) × 100. La consommation de référence est définie catégorie par catégorie dans un règlement UE délégué. Pour les fours, c'est le règlement UE 65/2014 ; pour les lave-linge, le règlement UE 2019/2014 ; pour le froid, le règlement UE 2019/2016. Un IEE de 100 signifie que l'appareil consomme exactement la référence. Plus l'IEE descend en dessous de 100, meilleure est la classe.
Pour les fours électriques, par exemple, le règlement définit la consommation par cycle en fonction du volume utile (en litres) et du mode (conventionnel ou chaleur tournante). Pour un volume donné, la consommation cible est calculée selon une formule normalisée puis comparée à la consommation effectivement mesurée sur deux cycles standards à 200 °C avec une charge thermique étalonnée.
Les bornes des classes A à G sont également fixées par le règlement. Pour le froid (règlement 2019/2016) :
- Classe A : IEE strictement inférieur à 41 ;
- Classe B : IEE entre 41 et 51 ;
- Classe C : IEE entre 52 et 63 ;
- Classe D : IEE entre 64 et 76 ;
- Classe E : IEE entre 77 et 90 ;
- Classe F : IEE entre 91 et 106 ;
- Classe G : IEE égal ou supérieur à 107.
Les seuils varient d'une famille d'appareils à l'autre, mais le calibrage suit la même logique : laisser les classes A et B presque vides au départ pour que la classe A redevienne un objectif à conquérir, et non un acquis de fait. C'est ce qui explique qu'en 2026, la plupart des nouveaux lave-linges haut de gamme atteignent la classe A, alors qu'aucun téléviseur n'y arrive encore à grande échelle.
Avant 2021 vs après : les équivalences entre les deux échelles
Si vous comparez un appareil acheté en 2018 et un modèle actuel, la différence de classe ne reflète pas une différence de qualité : les seuils ont été durcis en 2021. Un A+++ d'hier n'équivaut généralement pas à un A d'aujourd'hui. Le tableau ci-dessous donne les correspondances type — variables selon la catégorie de produit, mais représentatives.
| Ancienne échelle (jusqu'en mars 2021) | Nouvelle échelle (depuis mars 2021) | Commentaire |
|---|---|---|
| A+++ | A à B | Reste excellent. Quelques modèles haut de gamme conservent la classe A sur la nouvelle échelle. |
| A++ | B à C | Le standard d'il y a 5 ans devient le milieu de tableau actuel. |
| A+ | C à D | Décote forte. Un A+ pré-2021 n'est plus une référence d'économie aujourd'hui. |
| A | D à E | L'ancien « A » devient un appareil clairement moyen sur le marché actuel. |
| B | E à F | Catégorie déjà énergivore selon les nouveaux critères. |
| C et D | F à G | Modèles à proscrire. Devenus quasi-introuvables sur les chaînes de distribution européennes. |
Équivalences indicatives. Les seuils précis varient selon la catégorie (froid, lavage, écrans, éclairage). Une étiquette pré-2021 reste valable sur l'appareil : la révision n'oblige pas à rééditer les étiquettes des modèles antérieurs.
EPREL : la base européenne derrière chaque étiquette
Depuis la révision de 2021, chaque appareil commercialisé dans l'UE doit être enregistré par son fabricant dans la base EPREL (European Product Database for Energy Labelling), gérée par la Commission européenne. Elle contient l'étiquette officielle, la fiche d'information produit et le rapport technique complet. C'est la source à privilégier sur n'importe quel argumentaire commercial.
À retenir
L'adresse publique d'EPREL est eprel.ec.europa.eu. Vous pouvez la consulter de trois façons : en scannant le QR code de l'étiquette physique, en saisissant la référence exacte du modèle dans le moteur de recherche, ou en parcourant la base par catégorie d'appareil. Toutes les fiches sont gratuites, sans création de compte.
Ce que vous trouverez sur une fiche EPREL :
- L'étiquette officielle haute définition, prête à imprimer et opposable au vendeur en cas de différence avec celle affichée en magasin ;
- La fiche d'information produit avec toutes les données du règlement délégué applicable (volume, capacité, consommation, IEE, classes secondaires) ;
- Le rapport technique avec les conditions de mesure : température ambiante de test, programme de référence, charge utilisée ;
- Le manuel d'utilisation et, pour les produits soumis à l'indice de réparabilité, les notices de démontage et la disponibilité des pièces détachées.
EPREL est aussi le filet de sécurité contre les fraudes à l'étiquetage : si une étiquette de magasin ne correspond pas à la fiche EPREL du modèle, la classe affichée n'est pas opposable et le consommateur peut le signaler à la DGCCRF, autorité française chargée de la surveillance du marché.
Six réflexes pour choisir un appareil vraiment économe
Une étiquette A bien lue vaut beaucoup mieux qu'une promesse vague d'éco-conception. Voici les six réflexes qui font la différence entre un appareil réellement économe et un effet d'optique commercial.
- Comparer la classe ET la consommation brute en kWh. Deux modèles A peuvent consommer 180 ou 220 kWh par an selon leur taille. Le chiffre absolu compte autant que la lettre ;
- Rapporter la consommation à la taille de l'appareil. Un grand frigo en classe A peut consommer plus qu'un petit frigo en classe C. Ce sont vos besoins réels qui déterminent le bon arbitrage ;
- Vérifier la fiche EPREL avant l'achat. Scannez le QR code en magasin pour confirmer la classe et accéder aux données techniques, en particulier le niveau sonore en décibels pour le lavage et le froid ;
- Calculer le coût total sur 10 à 15 ans. Le surcoût à l'achat d'une classe A par rapport à une classe D est presque toujours amorti en 2 à 4 ans pour un appareil utilisé tous les jours ;
- Utiliser les programmes Éco et les heures creuses. Sur un lave-vaisselle ou un lave-linge, le programme Éco consomme 20 à 35 % de moins. Couplez-le à une option heures pleines / heures creuses bien calibrée pour amplifier l'effet ;
- Comparer l'offre d'électricité elle-même. Un appareil A consomme moins, mais c'est le prix du kWh que vous payez qui détermine la facture finale. Le levier le plus rapide pour faire baisser le total reste de choisir une offre d'électricité moins chère que le tarif réglementé.
Un appareil A, plus une offre d'élec moins chère : le combo gagnant
Acheter un appareil en classe A divise la consommation, mais le prix du kWh facturé par votre fournisseur multiplie le résultat. Pour faire baisser réellement la facture, complétez le choix matériel par une offre d'électricité positionnée en face de votre profil. Le comparateur Selectra liste les offres adaptées en deux minutes, sans engagement.
Consommation par appareil : les guides détaillés
Chaque catégorie d'appareil a ses spécificités d'étiquetage et ses leviers d'économie. Les pages ci-dessous reprennent l'étiquette énergie sous l'angle d'un appareil précis, avec les ordres de grandeur de consommation et de coût d'usage.
Vue d'ensemble par poste : chauffage, eau chaude, froid, lavage, multimédia. Combien de kWh par an pour chaque famille d'équipement.
Consommation en kWh par an selon la classe et le volume. Combiné, américain, mini-bar : arbitrer entre capacité et consommation.
Programme « Éco 40-60 », consommation pour 100 cycles, classe d'essorage et niveau sonore. Coût annuel selon la fréquence d'usage.
Mode Éco, consommation d'eau et d'énergie, comparaison avec la vaisselle à la main. La classe A devient la norme sur les nouveaux modèles.
Classes en mode SDR et HDR, consommation pour 1 000 heures, impact de la taille de l'écran et de la technologie (LCD, OLED, mini-LED).
LED, fluocompactes, halogènes : classes A à G, flux lumineux en lumens et durée de vie. Comparer le coût total sur 10 ans.
Questions fréquentes sur l'étiquette énergie
Qu'est-ce que l'étiquette énergie ?
L'étiquette énergie est un dispositif d'information obligatoire sur les appareils électroménagers vendus dans l'Union européenne, encadré par le règlement UE 2017/1369. Elle classe les appareils de A (le plus économe) à G (le plus énergivore) avec un code couleur standardisé du vert au rouge, et indique la consommation annuelle ou par cycle en kilowattheures. Elle permet de comparer deux modèles sur des critères objectifs avant l'achat.
Pourquoi l'échelle est-elle revenue de A+++ à A en 2021 ?
Avant mars 2021, l'échelle allait de A+++ à D. Avec le temps, 90 % des produits en vente s'étaient agglutinés dans les classes A à A+++, ce qui rendait l'étiquette illisible et n'incitait plus les fabricants à innover. La révision UE de mars 2021 est revenue à une échelle plus exigeante de A à G : un appareil qui était classé A+++ avant la révision peut désormais se retrouver en B ou C selon les nouvelles normes. Les fours, hottes et sèche-linges conservent encore temporairement l'ancienne échelle, en attente de leur propre révision.
Que contient le QR code de l'étiquette énergie ?
Depuis mars 2021, chaque étiquette énergie intègre un QR code dans son coin supérieur droit. En le scannant, vous accédez à la fiche complète du produit sur la base européenne EPREL (European Product Database for Energy Labelling). Vous y trouvez les caractéristiques techniques détaillées (volume, indice d'efficacité énergétique, classe climatique, niveau sonore, réglage de température recommandé), validées par le fabricant et contrôlées par les autorités nationales.
La consommation indiquée correspond-elle à la consommation réelle ?
Pas toujours. Les valeurs sont mesurées en laboratoire dans des conditions standardisées qui ne reflètent pas toujours l'usage quotidien. Un réfrigérateur consomme davantage si la porte est ouverte souvent ou si la pièce est chaude. Un lave-linge utilisé en programme rapide à 60 °C dépasse largement la consommation du programme « Éco 40-60 » qui sert de référence. Traitez les chiffres de l'étiquette comme des indicateurs comparatifs entre modèles plutôt que comme des prévisions absolues de votre facture.
Quels appareils sont concernés par l'étiquette énergie ?
Le règlement UE 2017/1369 et ses textes d'application couvrent une dizaine de catégories grand public : réfrigérateurs et congélateurs, lave-linge, lave-linge séchant, sèche-linge, lave-vaisselle, fours, hottes, caves à vin, écrans et téléviseurs, sources lumineuses (ampoules et LED), climatiseurs et pompes à chaleur, chauffe-eau. D'autres dispositifs d'étiquetage existent dans des domaines connexes : DPE pour les logements, étiquette énergétique pour les voitures, étiquetage des pneumatiques.
Comment calcule-t-on l'indice d'efficacité énergétique (IEE) ?
L'IEE (ou EEI, Energy Efficiency Index) compare la consommation mesurée de l'appareil à une consommation de référence théorique, calculée pour un produit de même taille ou de même capacité (volume du frigo, capacité du lave-linge, taille de l'écran, etc.). Le calcul est défini par règlement délégué par catégorie de produit : par exemple, le règlement UE 65/2014 pour les fours. Plus l'IEE est faible, meilleure est la classe énergétique. Cette normalisation évite de comparer une mini-télé de cuisine et un téléviseur 75 pouces sur la même base de kWh bruts.
L'étiquette énergie s'applique-t-elle aux logements ?
Pour les logements, le dispositif équivalent est le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), obligatoire en France lors de la vente ou de la location. Le DPE classe les biens de A à G selon leur consommation en kWh d'énergie primaire par m² et par an, et intègre depuis 2021 les émissions de CO₂. Un logement classé A consomme moins de 70 kWh/m²/an, un logement classé G plus de 420 kWh/m²/an. La logique est la même que pour l'électroménager : lecture immédiate via une lettre et une couleur.