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Empreinte écologique : calcul et statistiques en France et dans le monde

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empreinte écologique
L'empreinte écologique permet notamment d'identifier le jour de dépassement.

L’empreinte écologique est une mesure de la trace humaine sur la nature, du fait de ses activités consommatrices de ressources et polluantes. Elle se calcule selon la biocapacité de la Terre, qui correspond à ce qu'elle est capable de fournir en termes de ressources naturelles et d’absorption d'émissions de gaz sur l'année, auquel il faut soustraire l'utilisation des ressources et les externalités négatives de l'activité humaine. De fortes disparités sont observées d'un pays à l'autre ; les plus consommateurs peuvent nécessiter jusqu’à cinq planètes comme la nôtre alors que pour d'autres, la Terre à elle-même suffit.

Empreinte écologique définition

L’empreinte écologique est une unité de mesure qui calcule la différence entre biocapacité et trace humaine. Celle-ci permet de sensibiliser l’homme et de le motiver à mieux choisir son mode de vie en fonction des ressources qui l’entourent.

Qu'est-ce que l'empreinte écologique ?

L’empreinte écologique est une mesure des besoins de l’homme par rapport à ce que peut offrir la planète. En d’autres termes, il s’agit de calculer ce dont l’homme a besoin, sa trace, par rapport à ce que la nature peut lui donner. Que ce soit d’un point de vue alimentaire ou énergétique, chaque individu a des besoins différents qui altéreront plus ou moins l’étendue planétaire dont il a besoin. L’empreinte est mesurée en hectares globaux (hag).

usages des ressources naturelles par l'Homme
L'essentiel des biens créés sont tirés des ressources naturelles fournies par la Terre à l'Homme.

En soustrayant la biocapacité par l’empreinte écologique, on parvient à savoir si le pays ou l’individu a besoin de moins consommer. Chaque individu peut calculer son empreinte et prendre de simples mesures lui permettant ainsi de respecter la planète en consommant moins. Lorsque l’empreinte écologique dépasse la biocapacité, pour un pays, ou un individu, on parle de déficit écologique.

Comment dit-on "empreinte écologique" en anglais ?Mathis Wackernagel et William Rees créent le concept de ce qu'on appelle en anglais « Ecological Footprint » dans le cadre d'une recherche doctorale - concept qui connait un succès rapide.

Quelle différence entre empreinte écologique et empreinte carbone ?

Attention cependant à ne pas confondre empreinte écologique et empreinte carbone. Tous deux sont des éléments de mesure, mais si l’un calcule la mesure en hectares de la superficie terrestre utilisée par un individu, un groupe ou un pays, l’empreinte carbone, elle, calcule le taux de carbone émis, c’est-à-dire en gramme, en kilogramme ou en tonne. Celle-ci fait partie de l’empreinte écologique en cela qu’elle correspond à une trace majeure de l’homme sur la nature. Plus précisément, cette dernière mesure les émissions de dioxyde de carbone des marchandises ou des produits utilisés par l’homme : l’avion, la voiture, la consommation de viande, internet…etc. Il existe un grand taux de carbone dans l’atmosphère que celle-ci peut assimiler naturellement mais à condition que le taux de carbone n’excède pas ce que la biocapacité peut absorber.

Sur les sites qui permettent l'achat d'un billet d'avion ou de train est souvent mentionnée l'empreinte carbone du trajet. Par exemple, sur le site de la SNCF, il est indiqué qu'un trajet en TGV entre Marseille et Paris génère 2,6 kg de CO2 par passager.

Pour un simple trajet, un individu peut faire le choix de prendre l’avion, le train, le bus ou la voiture. Le choix qu’il fera affectera la planète car selon son choix, les émissions de carbone seront plus ou moins élevées. En effet, l’avion consomme le plus, puis en deuxième position le bus, puis la voiture et enfin le train qui émet moins de dioxyde de carbone que le reste de ces moyens de transport. Les émissions dues à l’utilisation d’internet sont également très présentes dans l’atmosphère, presque autant que celles d’un avion. Quant à la consommation de viande, il est préférable de manger des produits locaux car le taux de dioxyde de carbone est bien plus élevé lorsque la viande vient d’un autre continent que lorsqu’il s’agit du même pays.

Par ailleurs, le choix de l’énergie utilisée pour se chauffer altère beaucoup le taux de dioxyde de carbone émis. Il convient de choisir avec prudence le type d’énergie nécessaire afin de prendre conscience de l’empreinte carbone émise, et donc de son empreinte écologique personnelle. Ainsi, si l’empreinte carbone est une ressource naturelle présente dans le sol, avec le cas notamment du charbon, du gaz naturel ou du pétrole, il s’agit aussi d’une pollution humaine trop fortement présente dans l’air et que l’atmosphère ne parvient pas à assimiler entièrement.

Comment se calcule l'empreinte écologique ?

L’empreinte écologique se mesure grâce à deux indicateurs: la biocapacité de la Terre, et l’empreinte environnementale des activités humaines. Pour permettre de calculer l’empreinte écologique, il est nécessaire d’utiliser l’unité d’hectare global qui permet de mesurer les étendues productives, ou biocapacité, et l’empreinte environnementale de l’homme.

La biocapacité de la Terre

ressources naturelles

La biocapacité représente les superficies biologiquement productives de la Terre. Elle permet de mesurer la disponibilité des zones produisant naturellement les besoins de l’homme en se régénérant ou en les absorbant. On parle aussi de zone bioproductive. Elle est calculée en hectares car elle correspond à des superficies terrestres et maritimes. La biocapacité tient compte de l’empreinte carbone, des bâtiments, des forêts, des pâturages, des cultures, et des pêcheries.

L’empreinte environnementale des activités humaines

L’empreinte environnementale des activités humaines correspond aux traces de l’homme dans l’environnement, et des produits qu’il utilise ou de ses activités. Cela prend en considération les moyens de transport, le type d’énergie utilisée dans une maison, la consommation de viande, etc. En calculant ce qui est utilisé pour chaque individu, ou pour chaque famille, groupe, organisation ou pays, il est alors possible de calculer combien de planètes il leur faudrait pour survivre si tous consommaient comme eux. Ces chiffres varient donc considérablement d’une culture à l’autre, et d’un pays à l’autre, et permettent de comprendre la rapidité avec laquelle un individu consomme les ressources que la nature lui offre et génère des déchets. L’empreinte écologique prend en compte l’énergie, les implantations, le bois et le papier, la nourriture et les fibres, et les fruits de mer.

L'empreinte écologique par pays en 2019

L’empreinte écologique se calcule par personne, et permet d’évaluer ce que l’individu doit moins consommer et plus économiser. Puis, il se calcule aussi par pays afin de rendre davantage compte des tendances à la consommation des habitants d’un pays pour ensuite prendre des mesures nécessaires.

Quelle est l'empreinte environnementale moyenne de la France ?

Selon les données du Global Footprint network, l’empreinte environnementale moyenne en France s’élève à 4,7 HAG en 2014. Malgré une baisse entre 2014 et 2016, des statistiques de WWF indiquent une légère hausse entre 2014 et 2018 qui pourrait se poursuivre en 2019.

En France, plus de la moitié de l’empreinte environnementale vient des émissions de carbone. En d’autres termes, les Français émettent beaucoup de dioxyde de carbone, et le rapport entre l’émission de dioxyde de carbone et son absorption par la nature est plus important que celui que l’on constate entre leur consommation alimentaire et agricole et la production de la nature.

Quel est le jour de dépassement en France ?

2,8 terres
Si chaque humain consommait comme un Français, il faudrait les ressources de 2,8 Terres pour subvenir aux besoins de cette humanité.

Le 1er aout 2018 a marqué pour la planète le jour où la Terre est entrée dans un déficit écologique. Les ressources que la Terre avait en 2018 pour ses habitants ont toutes été épuisées en 7 mois, et l’humanité a donc vécu en déficit jusqu’a la fin de l’année. Etant donné que le jour du dépassement planétaire ne fait qu’arriver plus tôt chaque année, il est probable que celui-ci arrive déjà en juillet pour 2019. La France, toutefois, a commencé sa dette dès le 5 mai 2018. La biocapacité de la France est plus petite que l’empreinte environnementale des Français, ce qui crée un déficit de l’empreinte écologique. C’est la raison pour laquelle les Français demandent plus à leur Terre que ce qu’elle peut leur fournir en ressources naturelles.

Combien de planètes faudrait-il aux pays les plus consommateurs ?

Avec ses 51 hag de biocapacité, les ressources de Terre ne suffisent pas aux consommations de sa population. Et en particulier de celle des pays les plus développés. Selon le Global Footprint Network en 2018, les 10 pays les plus consommateurs sont les Etats-Unis, l’Australie, la Corée du Sud, la Russie, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni, la France, le Japon, et l’Italie. Si la population mondiale vivait comme la population américaine, cinq planètes seraient nécessaires. Quant à la France, il faudrait 2,8 planètes pour subvenir aux besoins de la population mondiale si leur empreinte était similaire.

Quelles limites à ce concept ?

On distingue trois types de limites à ce concept, classifiées par le Global Footprint Network dans son atlas de 2010. Dans un premier temps, il manque certaines mesures qui pourraient rendre le concept plus efficace. Ensuite, il existe des indicateurs mais qui demeurent encore trop vagues. Enfin, certaines erreurs persistent et restent à ce jour difficiles à résoudre.

Ce que l’empreinte écologique ne mesure pas

femme sceptique

L’empreinte écologique, à elle seule, n’est ni suffisante ni durable. En effet, cette dernière ne calcule que l’empreinte de l’homme sur des éléments qui se régénèrent naturellement. Or, il conviendrait d’aller plus loin et de calculer également les éléments de la nature que la Terre a à offrir jusqu’à leur épuisement, afin de pouvoir prendre cela en considération dans les attentes de l’homme. C’est alors grâce à d’autres indicateurs tels qu’une mesure de la productivité de la nature jusqu’à épuisement, que le concept peut réellement devenir efficace. Un autre indicateur serait également complémentaire; celui des déchets que la nature ne peut pas assimiler tels que les métaux lourds.

Par ailleurs, si l’empreinte écologique apporte des indicateurs sur les limites de la biocapacité pour répondre aux besoins de l’homme, elle ne permet toutefois pas de mesurer la perturbation de l’écosystème. Aucun indicateur ne permet non plus de connaître les changements apportés par la perturbation de la planète, changements liés à la consommation des hommes et à leur empreinte sur la Terre. Un nouveau concept comme ce que le Global Footprint Network appelle « water footprint », c’est-à-dire l’empreinte de l’eau, permettrait également d’obtenir plus d’indications et représenterait ainsi un complément pour obtenir plus de spécificité. Toutefois, il est difficile d’obtenir un indicateur exact sur les eaux de surfaces ou souterraines et c’est pour cela qu’une empreinte d’eau n’existe pas encore et n’est pas prise en compte dans la notion d’empreinte écologique.

Ce que l’empreinte écologique mesure mal

L’empreinte écologique part du principe que les émissions de dioxyde de carbone se trouvent en forêt, ce qui est vrai pour la plupart d’entre elles. En revanche, il conviendrait de calculer également les émissions faites dans d’autres environnements car cela affecterait très certainement le calcul d’empreinte de carbone qui à son tour altère le calcul final de l’empreinte écologique. Il en va de même pour certaines généralités qui mériteraient plus de précision afin d’obtenir un résultat final encore plus exact que l’actuel.

Les potentielles erreurs

Ces erreurs sont certes potentielles mais également inévitables puisqu’elles proviennent d’éléments non contrôlables, malgré la recherche de précision dans les données qui s’efforcent le plus possible de refléter la réalité des faits. L’atlas 2010 du Global Footprint Network répertorie cinq types d’erreurs :

  • les erreurs d’évaluation des besoins de l’humanité provenant de la nature, notamment à cause des difficultés liées à certaines mesures telles que l’eau fraîche ou l’émission de produits toxiques.
  • les erreurs de distribution; le calcul de l’empreinte écologique d’un touriste est pris en compte dans le pays qu’il visite et non dans son pays natal.
  • les erreurs de données.
  • les représentations erronées des données.
  • les omissions de données dans les statistiques.
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