EDF est un cas à part dans le paysage énergétique français. Le groupe est né juste après-guerre, dans l'élan de la nationalisation des services publics essentiels. Pendant six décennies, il a porté l'essentiel de la production, du transport et de la distribution d'électricité du pays, sous un monopole d'État.
Ce monopole a posé les fondations du système actuel : un réseau dense, un prix identique partout en France et surtout le choix du nucléaire, fait dans les années 1970. Le nucléaire reste aujourd'hui la base de la production d'électricité française.
L'ouverture du marché en 2007 a mis fin à l'exclusivité, sans effacer le rôle d'EDF. Avec les entreprises locales de distribution, EDF est toujours le seul fournisseur autorisé à commercialiser le tarif réglementé de vente. Ce tarif ne lui appartient pas pour autant : l'État en fixe les prix, sur proposition de la CRE, et l'option Tempo en fait partie.
À côté, EDF vend des offres de marché face à ses concurrents : prix fixes, électricité verte, contrats duo électricité-gaz.
Côté production, le groupe exploite le plus grand parc nucléaire d'Europe et développe ses activités hydraulique, éolienne et solaire. Même hors offre verte, l'électricité d'EDF émet donc très peu de CO2 : 14,99 g par kWh en 2025, d'après EDF. Cette année-là, l'électricité fournie à l'ensemble de ses clients venait à 75,19 % du nucléaire et à 21,02 % d'énergies renouvelables.
C'est aussi pourquoi EDF reste le repère auquel se comparent les offres des autres fournisseurs.