Alstom pourrait supprimer 10 000 postes dans la branche de l’énergie

10 000 emplois sont menacés à travers le monde dans le cadre du rapprochement entre le français Alstom et l’américain General Electric (GE). Une information démentie par le gouvernement, mais pas par l’état-major de GE.


Contrairement aux promesses faites aux syndicats et aux employés par les dirigeants et les hommes politiques, Alstom va bien devoir licencier du personnel à la suite du rachat de sa branche Énergie par l’américain General Electric (GE). Des licenciement massifs : 10 300 postes sont menacés au sein de l’entreprise française, dont 2000 sur le territoire national.

Des licenciements malgré les promesses politiques

L’information a été révélée aux syndicats d’Alstom par le cabinet d’audit Secafi, alors que GE attend le feu vert de la Commission européenne le 11 septembre prochain pour valider le rachat de la filiale française. Celui-ci s'est conclu à hauteur de 12,35 milliards d’euros, avec une ristourne de 300 millions d’euros accordée par le gouvernement français, détenteur de 20 % du capital d’Alstom. En 2014, Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif et du Numérique, avait annoncé “ne tolérer aucun licenciement chez Alstom en cas de rachat par GE”. Une promesse réitérée quelques mois plus tard, par Emmanuel Macron, son successeur au ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.

“On est à poil”

L’annonce des suppressions de postes a d’ailleurs été démentie par Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. Mais pas par la direction de GE, dont la patronne en France, Clara Gaymard, a également répété la volonté de l’entreprise américaine de créer 1000 emplois nets en France.

Les syndicats dénoncent la décision et le silence de l’état-major de GE.

“La direction d’Alstom ne veut rien nous dire des plans de GE. On a aussi écrit à Macron et Valls, qui ne nous ont pas répondu. On est à poil.", déplore un délégué central de Force Ouvrière sur le site de l’Obs.
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