Evolution des prix du gaz naturel

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Les prix du gaz ont beaucoup augmenté entre 2015 et début 2016 avant de baisser légèrement jusqu'à mi 2016. Depuis, les prix sont repartis à la hausse.

Plus attractifs que les prix de l'électricité, les prix du gaz naturel évoluent plus fréquemment ; en moyenne chaque mois. Ils sont déterminés par une méthode de calcul complexe, et dépendent ensuite de la classe de consommation du logement et de la zone tarifaire de la commune. La comparaison entre les différents fournisseurs de gaz est donc complexe, c'est pourquoi Selectra vous informe et vous accompagne pour alléger vos factures.

Les évolutions du prix du kWh de gaz en France

Historique des évolutions des tarifs réglementés du gaz naturel

Retrouvez notre graphique sur l'évolution des tarifs réglementés d'Engie de ces dernières années :

  • Entre 2005 et décembre 2012, les tarifs réglementés de vente du gaz naturel ont augmenté en moyenne de 80% pour les particuliers.
  • Entre janvier 2013 et janvier 2016, ils ont baissé de plus de 12%.
  • La baisse s'est prolongée sur la première moitié de l'année 2016, malgré une hausse des taxes au 1er janvier.
  • Les prix ont amorcé leur hausse à partir de juillet 2016 et continuent à grimper en 2017

Evolution moyenne des tarifs réglementés du gaz, mois après mois

Les évolutions présentées dans ce tableau sont moyennes, puisque l'évolution est différente selon le profil de consommation : Base, B0, B1, B2i.

Evolutions mensuelles moyennes HT des tarifs réglementés d'Engie
Année Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
2005 - - - - - - +4,1% - +2,8% - +13,7% -
2006 - - - - +5,8% - - - - - - -
2007 - - - - - - - - - - - -
2008 +4,3% - - +6,3% - - - +5,3% - - - -
2009 -11,3% - - +9,7% - - +5,1% - - - - -
2010 - - - +5,2% - - - - - - - -
2011 - - - - - - +7% - - +3,2% - -
2012 -3,8% - - - - - +7,3% - - +0,8% - -
2013 -1,8% -0,5% -0,3% -0,6% -0,6% +0,2% -0,5% -0,2% 0% +0,6% -0,1%
2014 +0,4% +0,2% -0,8% -2,1%* -0,8% -1,72% -0,1% -1,28% -0,43% +3,9% +2,3% -0,79%
2015 -0,6%* -1,27% -3,46% +0,58% -1,16% -0,56% -1,3% 0% +0,5% -1,4% -0,18% -1,26%
2016 -2%* -1,86% -3,22% -3,72% -0,61% 0% +0,4% +2% +0,4% -0,8% +1,6% +2,50%
2017 +2,30% -0,60% +2,60% -0,73% -3,30% 0% -3,50%          

*De fait, les prix TTC lors de ces mois ont augmenté du fait de la hausse des taxes.

Comment les prix du gaz sont-ils fixés ?

Gaz naturel

Le prix du gaz naturel correspond à un ensemble de coûts sur la chaîne de valeur du gaz ; de l'extraction à la consommation. Le gaz naturel est extrait en dehors de nos frontières. Les fournisseurs doivent donc l'acheter, puis le faire transporter, le stocker et distribuer jusqu'aux logements de ses clients - et donc rémunérer des entreprises pour ce faire. Les tarifs de transport, de stockage et de distribution sont réglementés ; celui de l'approvisionnement (achat) l'est uniquement pour Engie et ses tarifs réglementés. A cet ensemble de coûts viennent s'ajouter les taxes, qui pèsent pour un tiers sur la facture finale, marge des fournisseurs comprise.

1. Les coûts d'approvisionnement du gaz

Ils ne sont pas les mêmes d'un fournisseur à l'autre car chacun dispose de sa propre stratégie d'achat de gaz naturel : avec quel pays producteur signer un contrat ? quelle société ? signer un contrat de court ou long terme ? en quelle monnaie régler ? par quel marché passer ?

Pour réglementer cela et protéger les consommateurs, la CRE a établi une formule tarifaire garantissant la couverture des coûts d'approvisionnement du fournisseur historique Engie, par l'Arrêté du 29 juin 2016 relatif aux tarifs réglementés de vente. Dans cette formule, on retrouve des indexations aux cours du fioul domestique, du fioul lourd et du baril de pétrole de brut, ainsi que des indexations aux prix du gaz sur le marché des Pays-Bas selon différents indicateurs temporels (mensuel, trimestriel et annuel), et au prix du gaz sur le marché PEG Nord français.

2. Les coûts hors-approvisionnement du gaz

Ils couvrent les frais d'acheminement du gaz naturel : transport (GRTgaz et TIGF) et distribution (GRDF) ; mais aussi les frais de stockage. Ces coûts sont à des tarifs fixés par le gouvernement sur proposition de la CRE mais varient selon le lieu de stockage et le choix du transporteur. Ils évoluent une fois par an au maximum et impactent donc de façon égale les différents fournisseurs de gaz.

3. Les taxes et contributions sur le gaz

Des taxes, dont les taux sont fixés par l'Etat et évoluent une fois par an au maximum, viennent s'additionner aux coûts susmentionnés : la CTA (Contribution tarifaire d'acheminement) pour financer les retraites des employés des Industries électriques et gazières, la TICGN (Taxe intérieure de consommation de gaz naturel) pour financer le tarif social du gaz et le développement du biométhane, et la TVA.

4. La marge du fournisseur de gaz

Enfin, le fournisseur peut payer ses salariés, payer ses divers frais qui lui sont propres, et se reverser une rémunération.

Le mot de l'expert

Concrètement lorsque vous entendez parler de « l'évolution des prix du gaz », vous entendez de fait parler de l'évolution des tarifs réglementés du gaz d'Engie (ex GDF-Suez). Il s'agit du tarif historique de gaz auquel une majorité de Français souscrit toujours. Ils sont reconsidérés tous les mois selon une formule de calcul qui indexe ses coûts d'approvisionnement sur le prix des produits pétroliers et du gaz naturel sur les marchés de gros. Parfois, jusqu'à une fois par an, les tarifs de transport, de stockage et de distribution ou l'une des taxes peuvent aussi augmenter ; elles viennent alors s'ajouter à l'évolution mensuelle des coûts d'approvisionnement.

L'évolution des prix chez les fournisseurs alternatifs

Qu'en est-il des autres fournisseurs de gaz, dont les tarifs ne sont pas réglementés ? Deux stratégies différentes sont adoptées :

  • certains changent leurs grilles tarifaires tous les mois selon leurs coûts réels : coûts d'approvisionnements qui fluctuent d'un mois à l'autre et les autres coûts fixes. Ils opèrent donc comme Engie, sauf qu'ils n'ont pas à suivre la formule tarifaire de la CRE pour ajuster leurs coûts d'approvisionnement ;
  • d'autres viennent se calquer simplement sur les tarifs réglementés et proposer le plus souvent un pourcentage de réduction sur le prix du kWh HT pour se différencier. Cette façon de procéder est à la fois plus simple (pas besoin de calculer ses coûts) et plus lisible pour les consommateurs.

De façon générale, les coûts des fournisseurs sont relativement semblables et les marges faibles ; pour autant certains fournisseurs affichent des offres compétitives.

Les offres à prix indexé, toujours moins chères

Les offres de gaz à prix indexé sur les tarifs réglementés correspondent aux offres qui garantissent un pourcentage de réduction par rapport aux tarifs réglementés d'Engie, sur l'abonnement ou le prix du kWh HT. Si les TR d'Engie augmentent ou diminuent d'un mois à l'autre, l'offre à prix indexé évoluera dans la même mesure mais sera toujours x% moins chère.

Sélection d'offres de gaz à prix indexé compétitives en  
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- % sur lem prix du kWh (HT) par rapport aux TR pour le gaz (et aussi l'électricité). 09 88 81 30 14
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- % sur le prix du kWh HT par rapport aux TR d'Engie. 09 87 67 54 33
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Les offres à prix fixe pour éviter les hausses

Les offres de gaz à prix fixe garantissent des prix bloqués pendant une durée établie par le contrat. Elle peut être de 1 à 4 ans selon l'offre et le fournisseur choisi. Certaines offres affichent même un pourcentage de réduction sur le prix du kWh HT, à la date de souscription du contrat. Cela signifie que le client payera moins cher que les TR d'Engie lors du premier mois et payera ce prix pendant toute la durée du contrat, que les TR d'Engie augmentent ou baissent. La principale contrainte est que le client ne bénéficie pas des baisses quand elles ont lieu, même si tous les contrats d'énergie en France sont sans engagement de durée et résiliables gratuitement et à tout moment. Notons enfin que les hausses éventuelles des taxes sont répercutées bien sur la facture, même avec une offre à prix fixe.

Sélection d'offres de gaz à prix fixe compétitives en  
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Lampiris gaz fixe
 % de remise HT pour le gaz par rapport aux TR, à prix fixes pendant 1 an. 09 75 18 77 00
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Gaz à prix fixe pendant 1 an et avec un prix du kWh HT moins cher à la souscription que les TR.
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Les offres à prix fixe et révisable, sécurité et économies

Les offres de gaz à prix fixe et révisable reprennent toutes les garanties des offres à prix fixe. La différence avec ces offres est que, si à la date d'anniversaire du contrat il s'avère que les TR d'Engie ont baissé sur les douze derniers mois, alors le prix du kWh facturé au client sur les douze prochains mois sera réajusté. Ainsi le pourcentage de baisse moyenne sera appliqué au prix par kWh HT, dans la limite de -7% du prix HT à la date de souscription.

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Prix fixes pendant 4 ans sur l’abonnement et le kWh par rapport aux TR.
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Prix fixes pendant 3 ans sur l’abonnement et le kWh.
Prix révisable uniquement à la baisse à la date anniversaire du contrat.
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Comparez vous-même les différentes offres de gaz selon votre commune et votre usage du gaz de ville :

Les évolutions à venir pour les prix du gaz

Quelles prévisions pour les tarifs du gaz 2017 ?

Gaz naturel

Les prévisions concernant le prix du gaz suivent de fait celles faites pour le prix du pétrole. Ainsi, le prix du baril est reparti à la hausse au début du deuxième trimestre 2016, et s'est accélérée depuis l'accord entre les principaux exportateurs de pétrole sur la limitation de leur production. Si cette hausse se poursuit, on peut pronostiquer une poursuite de la hausse des tarifs réglementés du gaz dans les prochains mois.

Les interventions politiques dans la définition des tarifs réglementés du gaz naturel se font aujourd'hui moins nombreuses, laissant de plus en plus la place à la logique économique. Pour autant, cela n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les ménages ; le contrôle par la force publique assurant une dimension sociale et de préservation du pouvoir d'achat des ménages.

Néanmoins, le développement progressif des marchés organisés de gaz en Europe tend à diminuer le prix du gaz. Le tarif réglementé de vente du gaz naturel étant en partie indexé sur ces marchés, celui-ci ne devrait pas connaître de grosse augmentation d’ici à la fin de l’année. Il faut ajouter à cela une demande de gaz qui, si elle a légèrement augmenté en 2015 (+4.4%), ne devrait pas bouleverser durablement les prix de gros.

Perspectives d'évolution des prix du gaz à long terme

La croissance annuelle de la demande mondiale de gaz dépendra des législations environnementales mises en vigueur et du niveau de croissance économique. Le scénario de référence de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prévoit une augmentation de la demande mondiale de gaz de 41% entre 2007 et 2030, passant de 3000 milliards de mètres cubes en 2007 à 4300 milliards de mètres cubes en 2030. Le taux de croissance annuel moyen de la demande de gaz serait donc de 1,5%. L’augmentation de la demande de gaz au niveau mondial serait pour les quatre cinquièmes le fait des pays hors-OCDE, et notamment du Moyen-Orient.

Les ressources mondiales de gaz naturel devraient, d’après l’AIE, être suffisantes pour couvrir l’augmentation de la demande mondiale de gaz jusqu’en 2030, et bien au-delà. Néanmoins, le coût marginal du gaz naturel pourrait augmenter au fur et à mesure qu’est exploité le gaz le plus difficile d’accès, et le plus coûteux à extraire. Les ressources mondiales de gaz sont estimées à 850 tcm, dont 45% provient de sources de gaz non-conventionnel. On estime que seules 10% des ressources totales ont été découvertes jusqu'ici. Il s’agit là d’une préoccupation particulièrement forte des pays producteurs de gaz naturel, qui s’inquiètent de voir les Etats-Unis potentiellement devenir exportateurs de gaz grâce aux gaz non conventionnels.

Une analyse des taux de déclins des infrastructures d’extraction du gaz naturel à travers le monde fait apparaître que la moitié des capacités de production mondiale pourrait être remplacée d’ici à 2030 en raison de l’épuisement de leur gisement.

L'évolution des prix du gaz au cours des dernières années

On distingue deux périodes récentes :

  • entre 2009 et septembre 2012, le prix du gaz en distribution pour les particuliers a connu une hausse soutenue, dans le prolongement de la tendance des années 1990-2000. Les tarifs réglementés étant indexés sur les prix du baril de pétrole et du gaz sur les marchés de gros, le prix du gaz pour les clients finaux a souffert d'une situation où le prix des hydrocarbures étant en hausse régulière, le prix du baril ayant dépassé les 100$ en 2013.
  • de 2013 à 2016, le prix des matières premières sur les marchés de gros s'est effondré sous l'effet de plusieurs facteurs systémiques : mise en exploitation des gaz et pétroles de schiste, ralentissement de la demande globale dans un contexte de crise économique, volonté des gros producteurs de maintenir des débits de production élevés. En conséquence, le tarif réglementé du gaz naturel a connu une baisse graduelle, pour atteindre en 2016 son niveau le plus bas depuis 2010.

L'évolution des tarifs réglementés au 1er avril 2010

bateau en papier sur graphique

Les tarifs réglementés du gaz ont augmenté de 9,7% au 1er avril 2010, provoquant la colère des associations de consommateurs. La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a en effet accepté l'augmentation des tarifs réglementés du gaz proposée par GDF Suez, suivant la formule de calcul qui lie les tarifs réglementés du gaz au prix des produits pétroliers.

La hausse d'avril 2010 a mis fin à un cycle baissier des prix du gaz en France. En effet, les tarifs réglementés du gaz avaient baissé de 11,3% en 2009, et il fallait remonter à août 2008 pour retrouver leur dernière augmentation. L'impact de la hausse des tarifs réglementés du gaz naturel d'avril 2010 est significatif pour les ménages : 70 euros supplémentaires par an à débourser en moyenne pour les ménages se chauffant au gaz (6 millions de ménages), 10 euros pour ceux qui n'utilisent le gaz que pour faire la cuisine (1,5 millions de ménages) et 21 euros pour ceux qui utilisent le gaz pour faire la cuisine et chauffer leur eau (1,2 millions de ménages).

La hausse des tarifs réglementés du gaz du 1er avril 2010 masque en fait plusieurs hausses. Les 9,7% d'augmentation recouvrent pour 3,8% la hausse des prix du gaz eux-mêmes, et pour 5,9% la hausse de la contribution tarifaire à l'acheminement (qui inclut les coûts de transport et de stockage). Face à cette hausse de la contribution tarifaire d'acheminement (CTA), le président de la Commission de Régulation de l'Energie Philippe de Ladoucette a indiqué qu'il était nécessaire d'intégrer dans les tarifs réglementés du gaz le coût du renouvellement des infrastructures.

Les réactions politiques et syndicales face à la hausse des tarifs réglementés du gaz d'avril 2010 ont été particulièrement virulentes, la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens qualifiant la hausse de « scandaleuse » et « d'injustifiée », alors que le Parti socialiste demandait au gouvernement de « garantir une stabilité tarifaire pour protéger les usagers ».

L'augmentation d'avril 2010 a marqué une montée en puissance de la Commission de Régulation de l'Energie, qui annonce désormais elle-même les augmentations et diminutions des tarifs réglementés du gaz. L'objectif est d'éviter d'exposer le gouvernement (qui annonçait auparavant lui-même les évolutions tarifaires) à l'inévitable polémique qu'entraîne la hausse des tarifs réglementés du gaz.

L'augmentation des tarifs réglementés du gaz du 1er janvier 2012

Après une longue controverse, les tarifs réglementés du gaz ont finalement augmenté de 4,4% en moyenne au 1er janvier 2012. La Commission de Régulation de l'Energie indiquait initialement que l'application de la formule de calcul d'évolution des tarifs réglementés devait aboutir à une augmentation des tarifs réglementés du gaz de 8 à 10% pour couvrir les coûts d'approvisionnement en gaz de GDF Suez. L'augmentation des tarifs réglementés aurait ainsi dû avoir lieu au 1er octobre 2011, mais le gouvernement a décrété un gel des prix du gaz, le sujet étant politiquement sensible en période électorale. Saisi par les fournisseurs alternatifs de gaz réunis dans l'association ANODE, le Conseil d'Etat a néanmoins invalidé le gel des prix du gaz. Après une modification opportune de la formule de calcul des prix du gaz pour augmenter le poids des prix spots du gaz face au prix des produits pétroliers, s'est imposé le compromis d'une augmentation moyenne de 4,4% des tarifs réglementés du gaz au 1er janvier 2012.

Les augmentations des tarifs réglementés au 1er janvier 2013

En janvier 2013 est entrée en vigueur une réforme importante des mécanismes d'évolution des tarifs réglementés du gaz naturel.

  • Tous les ans, la CRE procède à une analyse des coûts supportés par les fournisseurs historiques de gaz naturel. Sur la base de l'analyse, la CRE propose aux Ministres en charge de l'énergie et de l'économie une révision de la formule tarifaire.
  • Le 1er juillet, les ministres rendent public un arrêté contenant : les barèmes tarifaires et la formule tarifaire de chaque fournisseur historique pour l'année à venir.
  • Le fournisseur historique peut, au maximum une fois par mois, demander une révision de ses grilles tarifaires en faisant application de sa formule tarifaire. Dans ce cas, il doit saisir la CRE au moins 20 jours avant l'application de la modification. Le Premier ministre dispose d'un droit de veto.

En conséquence, les tarifs réglementés du gaz évoluent au plus une fois par mois. La raison de la réforme est simple ; elle permet de lisser les variations des tarifs et d'éviter des amplitudes de variation trop importantes. Autrement dit, il s'agit d'éviter des augmentations trop grandes susceptibles de prendre une tournure politique et d'aboutir à des gels tarifaires ensuite jugés illégaux par le Conseil d'Etat.

Les évolutions des tarifs réglementés du gaz en 2014

Premier semestre de l'année 2014 : une tendance à la baisse

Alors que les tarifs réglementés avaient augmenté de manière considérable entre 2005 et 2013 (près de 80% d'augmentation), la tendance d'évolution des tarifs réglementés au début de l'année 2014 est baissière. Les tarifs réglementés hors taxes de GDF Suez ont en effet baissé, en moyenne, à sept reprises entre mars et septembre 2014 : -0,8% en mars 2014, -2,1% en avril 2014, -0,8% en mai 2014, -1,72% en juin 2014, -0,1% en juillet 2014, -1,28% en août 2014 et -0,43% en septembre 2014. Entre janvier et juillet 2014, on observait ainsi une baisse des tarifs réglementés de GDF Suez de plus de 5%.

Une nouvelle taxe pour les particuliers depuis avril 2014

Malgré la baisse des tarifs réglementés hors taxes au début de l'année 2014, les tarifs TTC ont peu baissé. La raison ? L'extension de la TICGN, dont n'étaient redevables juqu'alors que les professionnels, aux particuliers depuis le 1er avril. En raison de cette nouvelle taxe, la baisse de 2,1% des tarifs HT de GDF en avril n'avait pas produit d'effets sur les grilles TTC. (Notre article : La nouvelle taxe sur le gaz s'appelle : TICGN).

Hiver 2014 : retour aux hausses des tarifs

Après huit baisses successives en 2014, les tarifs réglementés de GDF Suez sont toutefois orientés à la hausse en hiver 2014. Le tarif réglementé de GDF Suez a enregistré une hausse de 3,9% le 1er octobre et augmente de 2,3% le 1er novembre 2014, soit une augmentation de 6,3% en deux mois.

2015 : une tendance plutôt baissière

Avec seulement deux très légères hausses constatées en avril (+0,58%) et en septembre (0,5%), l'année 2015 a enregistré une baisse totale d'environ 13%.  

L'année 2016 marque une inversion de la tendance

Au 1er janvier 2016, les tarifs réglementés du gaz ont baissé de 2%. Mais la baisse de janvier reste toutefois à relativiser puisqu'elle ne concerne que les tarifs réglementés du gaz hors taxes. Compte tenu de la hausse de la TICGN (qui passe de 2,64€/MWh à 4,34 €/MWh) et de la révision du taux de CTA, le prix TTC du gaz naturel augmente de 1,10% par rapport à décembre 2015.

Cette baisse s'est prolongée jusqu'au mois de mai sous l'effet de la baisse des prix des contrats à terme sur les marchés de gros. En mai, le tarif réglementé a connu une stabilisation, puis a amorcé une hausse en juin (+0,4%) qui s'est confirmée en juillet (+2%). L'évolution au deuxième semestre 2016 est donc difficile à anticiper.

Entre janvier et août 2016 le prix du gaz a diminué de près de 8,7%, une baisse ayant débuté dès septembre 2015. Cette chute des prix s’explique par la conjonction de deux facteurs : la baisse du prix du gaz sur les marchés spots, et l’effondrement des cours du pétrole sur la même période.

  • Sur les marchés au comptant où s’échangent des volumes de gaz entre producteurs et fournisseurs, les cours du gaz sont à la baisse. Nous pouvons expliquer cette tendance par un déséquilibre entre offre et demande : alors que l’offre de gaz naturel reste élevée sur ces marchés, la demande ne décolle pas. Pire, en 2014 elle avait diminué de 12,9% ! Sur le principal marché organisé du gaz, le marché TTF situé aux Pays-Bas, les cours spot du gaz diminuent depuis 2015 après une légère hausse fin 2014. Cette baisse concerne également le marché de gros français PEG Nord, puisque les prix spot du gaz ont diminué de 40% entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016.
  • La chute des cours du pétrole qui dure depuis 2014 a vu le prix du baril de pétrole passer sous la barre des 35$ début 2016, alors qu’il était au-dessus des 100$ mi-2014. Cette situation est là aussi le résultat d’un déséquilibre entre l’offre et la demande. D’un côté on assiste à une baisse de la demande, notamment en provenance de Chine, causée par le ralentissement de l’économie à l’échelle mondiale. De l’autre il y a une surproduction alimentée par le développement de l’exploitation du pétrole de schiste aux États-Unis, une politique productrice offensive de l’Arabie Saoudite et le retour sur le marché international de la production iranienne. La conjonction de l’ensemble de ces facteurs internationaux a donc un impact direct sur vos factures d’énergie, puisqu’ils contribuent à faire baisser les tarifs réglementés de vente.
Mise à jour le

Florian

Florian rejoint Selectra à la fin de l'été 2015 après l'obtention de son bachelor à l'ESSEC. Il s'occupe principalement de l'amélioration du référencement des sites du groupe et de générer des partenariats.

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