Gaz vert : offres biométhane et compensation carbone

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Le gaz vert présente de nombreux avantages pour l'environnement et l'économie.

La transition énergétique pousse les acteurs économiques à changer leurs modes de production et leurs offres ; pour satisfaire des consommateurs qui, conscients de l'impact de leurs achats, adoptent des comportements plus responsables qu'auparavant. Si l'électricité verte est en plein essor avec plusieurs centaines de milliers de clients en France, le gaz vert se développe lui aussi très rapidement. On distingue pour l'heure :

  • le gaz compensé carbone se présente sous la forme d'un gaz naturel classique, issu des nappes d'hydrocarbures souterraines. La différence réside dans la compensation des émissions de CO2 produites par la combustion du gaz par le fournisseur de gaz naturel, avec des actions visant à prévenir l'émission de CO2 en d'autres endroits de la planète.
  • le biométhane est un gaz issu de la méthanisation de déchets organiques, considéré comme étant d'origine renouvelable.
  • de nouveaux gaz verts verront le jour au cours de la prochaine décennie, à partir des procédés de conversion d'électricité et gaz et de pyrogazéification.

Compensation carbone du gaz naturel

Comme la carburant pour les véhicules, le gaz naturel produit des gaz à effet de serre néfastes pour la planète. En attendant l'émergence des gaz verts, certains fournisseurs ont voulu réagir en proposant de compenser les émissions carbone dûes à la consommation de gaz naturel de ses clients, pour se chauffer ou cuisiner.

La compensation des émissions de CO2 liées à la consommation de gaz naturel

co2 dessiné dans le ciel

La combustion du gaz naturel génère des émissions de CO2, le gaz à effet de serre responsable de la plus grande part du réchauffement climatique. A titre d'exemple, une famille de 4 personnes habitant une maison de 120m2 chauffée au gaz est responsable du rejet de 3,3 tonnes de CO2 par an. En tant que consommateur de gaz, il est aujourd'hui possible de neutraliser l'empreinte carbone de sa consommation de gaz naturel en souscrivant une offre de gaz compensé carbone. Pour chaque kWh de gaz consommé dans le cadre d'une telle offre, le fournisseur s'engage à compenser les émissions de CO2.

Combien représente ma consommation de gaz en CO2 ?Consommer 1 kWh de gaz naturel revient à rejeter environ 0,186 kg de CO2 dans l’atmosphère.

Les crédits carbone

Pour compenser ces émissions, le fournisseur procède à l'achat de crédits carbone auprès d'associations habilitées, lesquelles mettent en oeuvre des projets permettant :

  • soit d'éviter des émissions de carbone par le financement de structures aidant à réduire localement la pollution atmosphérique ou encourager la production d'énergie verte ;
  • soit de recapter du gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère en favorisant le développement de forêts, puisque les arbres absorbent le CO2 par photosynthèse et le transforment en oxygène.

Les émissions de CO2 dues à la consommation de gaz naturel du foyer sont neutralisées par des actions en faveur de l’environnement. Il obtient en échange des "crédits carbone" qu'il utilise pour neutraliser les émissions de CO2 des personnes ayant souscrit l'offre compensé carbone. En vertu du principe de neutralité géographique énoncé par le protocole de Kyoto, ces actions peuvent être menées n'importe où à la surface du globe. Le fournisseur eni a par exemple financé la construction d'un méthaniseur, permettant de capter les émissions de méthane d'une décharge en Thaïlande. Il a également financé un projet de construction de fourneaux à charbon de bois au Ghana.

Le Fonds Prototype CarboneCréé en 1999 par la Banque Mondiale, ce fonds permet de compenser les émissions de dioxyde de carbone émanant de la consommation de gaz naturel par des « crédits carbones ». Ces crédits sont des unités de réduction d'émissions certifiées (UREC), standardisés pour être facilement vérifiables et échangeables.

Les offres de gaz compensé carbone sont un bon moyen pour réduire son empreinte carbone sur l'environnement. Toutefois, la meilleure manière de réduire ses émissions de CO2 est la maîtrise de sa consommation énergétique.

Les offres compensées carbone en France

Le surcoût lié à l'achat des crédits carbone est facturé par le fournisseur au client de son offre, directement sur le prix du kWh. Pour autant, l'offre n'est pas forcément plus chère que les tarifs réglementés du gaz, dont aucun CO2 généré par la consommation des clients n'est compensé.

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Consommation de 10 000 kWh/an.

Le prix du gaz varie non seulement selon le fournisseur, mais aussi selon le lieu de résidence et la consommation du foyer. Pour trouver l'offre la moins chère pour soi, le plus simple reste de comparer en ligne les offres de gaz - et éventuellement choisir de filtrer par les offres vertes.

Programme de compensation carbone d'eni

Après avoir investi en Thaïlande dans un un programme permettant de capter les émanations de méthane s'échappant de la décomposition des déchets d'une décharge en plein air, eni fait désormais de même en Turquie. Le méthane récupéré est utilisé pour générer de l'électricité susceptible de remplacer celle issue de sources de combustibles fossiles. Cet investissement, en plus de réduire la pollution atmosphérique causée par les gaz d'enfouissement, minore les risques d'incendies et d'explosions. Au total, le projet permet d'économiser 635 000 tonnes d'émission de CO2 au total.

Il y a quelques années, eni avait financé un projet d'amélioration des fourneaux à charbon de bois au Ghana. Cela permit d'économiser 65 000 tonnes de CO2 par an) et d'améliorer significativement les conditions de vie des familles :

  • sur le plan économique : en baissant les coûts des combustibles (les nouveaux fourneaux consomment en moyenne 300kg de charbon en moins par an et par foyer) ;
  • sur le plan de la santé : en réduisant les fumées et émissions de monoxyde de carbone ;
  • sur le plan environnemental : ce programme contribue à lutter contre la déforestation.

Programme de compensation carbone d'Engie

Engie a été pionnier en matière d'offre de gaz compensé carbone. Toutefois, il ne donne aucune information précise sur les projets financés par les crédits-carbone (à la date de la rédaction de l'article).

Programme de compensation carbone d'EDF

Constatant que le réseau électrique chinois est principalement alimenté par des énergies fossiles qui émettent beaucoup de carbone, EDF a choisi d'investir dans un projet dans l'Empire du Milieu. Il finance un projet qui vise à produire de l'électricité à partir de vapeur d'eau, générée par l'incinération de déchets agricoles locaux et d'origine végétale. Ce projet est par ailleurs soutenu par l'ONU.

En parallèle, EDF finance un programme de recherche sur le biogaz au sein de l'Université de Lorraine. Le but est d'étudier le potentiel énergétique de certaines plantes invasives présentes en France, telles que l’Ambroisie et le Séneçon du Cap.

Quelle différence entre le gaz renouvelable et le gaz compensé carbone ?

Le gaz renouvelable correspond à du biogaz, produit par exemple à partir des déchets dans le cadre d'installations de méthanisation. C'est donc un procédé technologique créé par des ingénieurs qui ont pensé à de nouvelles techniques de génération de gaz pour la consommation des ménages ou le transport. Le biométhane est considéré comme un gaz propre parce qu'il est le résultat de la fermentation de déchets dont la destruction aurait de toute façon rejeté des gaz polluants en se dégradant. L'action de consommer le biométhane en le brûlant présente donc un bilan carbone neutre.

Ce processus est à comparer avec celui du gaz naturel, lequel provient des couches profondes de la croûte terrestre avant d'être transporté sur des milliers de kilomètres. La combustion du gaz naturel revient à rejeter dans l'atmosphère du carbone qui était jusque-là stocké sous la terre depuis des millions d'années. Le gaz compensé carbone n'est pas vraiment vert puisqu'il est issu d'une ressource naturelle souterraine ; dont l'achat par des consommateurs est suivi de financements de projets verts dans le monde par les fournisseurs. C'est d'ailleurs pourquoi certains parlent de greenwashing.

Le biogaz, gaz vert d'origine renouvelable

Qu'est-ce que le biogaz ?

Dessin biométhane

Le biogaz a exactement les mêmes fonctionnalités que le gaz naturel. Ainsi il permet de cuisiner et de se chauffer, mais aussi de faire rouler des véhicules. Actuellement, une quarantaines de stations publiques de gaz naturel fournissent voitures et camions en BioGNV partout en France. S'il est aujourd'hui largement plus utilisé pour le transport que pour la distribution, cela ne sera plus le cas d'ici 2020. Non seulement de plus en plus d'entreprises et de collectivités en consomment, mais les projets de biométhaniseurs fleurissent partout en France et des innovations en la matière sont en phase expérimentale. Les grands fournisseurs semblent séduits et les distributeurs et législateurs, conscients de la portée économique d'un gaz vert développé en France, sont très intéressés. Ainsi, les premières offres pour les particuliers sont arrivées en France en 2016.

La seule technique de biogaz mature à l'heure actuelle est la méthanisation.

Biométhane : le gaz par la méthanisation

Un gaz fabriqué à partir des déchets organiques

Le processus de méthanisation est assez long, de la collecte des déchets à l'obtention du gaz. Cela représente un coût pour les producteurs, qui baisse néanmoins d'année en année ; en plus des aides et autres déductions fiscales accordées.

Quels déchets sont utilisés pour l'obtention de biométhane ?

Le biométhane est un gaz issu de la fermentation de déchets organiques. Ces derniers peuvent être d'origine :

  • ménagère, de la restauration, des supermarchés et des collectivités avec :
    • les pelures de fruits et légumes ;
    • les restes de repas ;
    • la tonte des pelouses.
  • agricole :
    • résidus du culture (feuilles, branches, tiges, etc.) ;
    • le lisier (excréments liquides) ;
    • le fumier (excréments solides et litières).
  • agro-industriels :
    • graisses animales ;
    • lactosérum.
  • des bassins d'épuration.
 

De la fermentation des déchets à l'obtention du biométhane

methaniseursDes méthaniseurs

Les déchets sont transportés, préparés, triés et introduits dans le méthaniseur. C'est un espace chaud et anaérobie (sans oxygène) où les déchets fermentent sous l'action de bactéries et dégagent, après quelques semaines, du biogaz. Ce biogaz est composé de méthane ainsi que de CO2 et d'hydrogène sulfuré avant d'être épuré jusqu'à l'obtention d'un biométhane pur. Il est ensuite transféré jusqu'à une centrale d'injection de GRDF où il se mélange au gaz naturel importé, sur le réseau. Dans le détail, le gaz subit cinq étapes dans le cadre de son injection :

  1. contrôle de la qualité : le gestionnaire de réseau s'assure que le gaz est un biométhane sans impuretés ;
  2. odorisation : une odeur est associée gaz, ce qui lui permet d’être aisément repéré en cas de fuite chez les consommateurs ;
  3. comptage du volume de gaz ;
  4. pressurisation : la régulation de la pression pour qu’elle corresponde à celle du réseau ;
  5. injection : le gaz est injecté sur le réseau via une conduite dédiée.

Restrictions à l'injectionDans certains cas, l’injection de biométhane sur le réseau peut être impossible car les consommations dans la zone ne sont pas assez élevées. Cela survient parfois en été, où la consommation est traditionnellement faible.

Valorisation du biométhane

L'exploitation de ce biogaz présente plusieurs avantages :

  • Similarité au gaz naturel : grâce à sa composition similaire au gaz naturel, il peut profiter de nombreuses infrastructures compatibles chez les particuliers comme chez les professionnels et les industriels. Il peut ainsi être utilisé comme substitut du gaz naturel pour la cuisson, le chauffage de l'eau chaude, le chauffage ou encore dans un cadre industriel. Il peut aussi être stocké pour être utilisé comme carburant dans les véhicules.
  • Valorisation des déchets agricoles : il s'agit d'un complètement de revenu intéressant pour les éleveurs et céréaliers, permettant la sauvegarde et la création de dizaine de milliers d'emplois non-délocalisables.
  • Valorisation du biogaz avant injection : avant son injection sur le réseau, il peut aussi être valorisé sous forme de chaleur et d’électricité, dans le cadre de la cogénération.
  • Valorisation des résidus de la méthanisation : la méthanisation produit également une matière solide appelée digestat, qui peut être épandue sur les terres agricoles en alternative aux engrais chimiques.

La gestion intelligente de nos déchets est positive à la fois pour l'environnement et l'économie. Elle peut même permettre à la France de réduire sa dépendance vis-à-vis des pays importateurs de gaz naturel et d'améliorer sa balance commerciale.

Vente et rémunération du biométhane en France

Le gaz circule donc vers une canalisation jusqu'au poste d'injection du gestionnaire de réseau. Or pour injecter son biométhane, le producteur doit d’abord se mettre en relation avec un fournisseur de gaz naturel désireux de lui acheter son gaz renouvelable. S’il n’en trouve pas, il peut s’adresser à un acheteur de dernier recours.

Le producteur est rémunéré par l’acheteur sur la base du volume injecté, via un tarif d’achat réglementé avantageux financé par la Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel (TICGN). Dans le cadre de ce tarif, le producteur a la certitude de pouvoir vendre son gaz à un tarif avantageux pendant 15 ans.

tarif d'achat du biométhane en 2016© Panorama du gaz renouvelable 2016

L’acheteur de biométhane, le plus souvent un fournisseur de gaz, reçoit une garantie d’origine permettant d’attester de son achat de biométhane. Et depuis le 1er janvier 2017, les consommations de biogaz pour le chauffage et la cuisson sont exonérées de la TICGN. Cette taxe est donc désormais payée par tous les utilisateurs de gaz naturel non-vert.

Aux tarifs d'achat s'ajoutent les aides à l'investissement et les aides à la recherche & développement de l'ADEME. Le poids de la contribution biométhane au sein de la TICGN est aujourd'hui très faible, puisqu'elle représente une dizaine de centimes sur le budget annuel du ménage moyen chauffé au gaz naturel. Mais il est voué à progresser fortement sur les années à venir : le financement de l’injection et la recherche sur le biométhane devrait correspondre à un coût de 200 millions d’euros par an en 2020. Or les gains à moyen-terme seront bien plus importants.

Impact du biométhane sur l'environnement

Station biométhaneDes stations des biométhane dans un champ

Le biométhane rejette cinq fois moins de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère que le gaz fossile, sur son impact total de la production à la consommation. L'impact écologique et sur la santé est donc nettement positif.

Par ailleurs, l'usage du BioGNV permet de diminuer les émissions de GES de 80% par rapport à un véhicule essence et 90% par rapport à un diesel. De plus, il génère 90% d’oxydes d’azote (NOx) de moins que le diesel et ne produit presque pas de soufre ni de particules fines (PM 2.5) ; or selon un rapport 38 000 personnes décès ont été directement causés par le diesel dans le monde en 2015. Enfin, un moteur BioGNV est deux fois moins bruyant qu'un véhicule standard.

Les critiques et réserves sur le biométhane

Les écueils de la rentabilisation de cette énergie commencent à apparaître et des associations paysannes insistent sur la conservation de l'idée originelle du biométhane, à savoir la valorisation des déchets pour fabriquer un gaz vert. Outre que cela puisse imprégner dans la conscience collective plus de gaspillage alimentaire, elles regrettent l'émergence de cultures dédiées, alors même que les surfaces fertiles diminuent déjà en Europe avec l'urbanisation. Ils craignent aussi que le biogaz ne serve de caution à l’industrialisation de l’agriculture et renforce l'essor des élevages et cultures de tailles déraisonnables ; puisque les grandes fermes produisent naturellement plus de déchets et donc bénéficient plus largement de cette valorisation. Enfin, les agriculteurs doivent continuer à utiliser le lisier et le fumier pour fertiliser leurs terres car il s'agit d'un engrais naturel, alors qu'ils pourraient être tentés de le substituer davantage aux engrais chimiques ; et devenir graduellement des producteurs d’énergie plus que des agriculteurs...

Enfin, les riverains sont souvent réticents à l'idée de la création d'un site de méthanisation à proximité de leurs habitations. A tort, ils craignent les odeurs et l'arrivée de mouches ou de rongeurs chez eux.

Grand site de biométhane agricole

Développement du biométhane en France

La production de biométhane en France est encore très réduite, mais elle connait aujourd'hui une très forte expansion. La France est le pays d'Europe où le biogaz dispose probablement du plus gros potentiel de développement, grâce à l'importance de son secteur agricole. Les déchets issus des cultures et des élevages sont par ailleurs ceux qui disposent du rendement de méthanisation le plus élevé. A terme rien qu'avec le secteur agricole, le potentiel de production en volume pourrait correspondre à 40% de la consommation actuelle de la France en gaz naturel.

En 2015, le gouvernement a souhaité stimuler son développement dans le cadre de la loi de transition énergétique. Le but énoncé alors était d'atteindre l'objectif de 10% de gaz renouvelable d'ici 2030.

Croissance du biométhane en France

En 2016, le biométhane ne représentait que 0,05% de la consommation française de gaz naturel globale. Mais ce chiffre était en forte hausse, avec une croissance de 146% par rapport à 2015. De même, 215 GWh ont été injectés dans le réseau de gaz en 2016 pour une capacité maximale de 410 GWh, contre 82 GWh injectés sur 279 GWh de capacité annuelle l'année précédente.

 

Capacité maximale annuelle d'injection de biométhane. Sources : GRDF - CRIGEN / Engie. La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) précise des objectifs de production pour l’injection de biométhane de 1,7 TWh/an en 2018 et de 8 TWh/an en France en 2023.

 

Le nombre de sites d'injection de biométhane en France est en pleine expansion, tout comme le nombre de méthaniseurs. La France souhaite porter son nombre à 1000 d'ici 2020 sur le territoire, contre 90 en 2011. Un objectif qu'il faut cependant comparer aux statistiques déjà existantes chez notre voisin allemand, très en avance dans le domaine, qui comptait déjà 7 000 méthaniseurs en 2014. La réglementation va donc encore beaucoup évoluer pour favoriser et accélérer le développement de la filière française.

 

Biométhaniseur

Si la France disposait de 27 sites d'injection en activité en France en 2016, elle avait en parallèle 241 projets enregistrés dans la file d’attente de raccordement ! La capacité maximale cumulée des ces s’élève à 5 TWh/an, ce qui peut potentiellement alimenter 416 000 clients, soit environ 1 client de gaz naturel sur 15 en France. Pour information, un projet met 2 à 5 ans pour être mené à terme.

D’ici 2050, les déchets méthanisables pourraient fournir 56% du gaz de distribution en France selon l’ADEME, voire 73% selon GRDF. Mandaté par ces deux acteurs pour étudier toutes les possibilités du biogaz en France, le cabinet Solagro est chargé de déterminer comment la France pourrait atteindre 100% de gaz renouvelable en 2050.

« Le potentiel, à terme, est encore bien plus élevé : on pourra remplacer quasiment tout le gaz naturel fossile par du biométhane ».

Christophe Bellet - Directeur du projet biométhane chez GRDF.

En effet d'ici 2035, les techniques actuelles auront évolué et leur coût aura nettement baissé. La méthanisation à elle seule pourrait ainsi générer 210 TWh de biogaz par an en France ! En parallèle, de nouveaux procédés de production auront émergé et nous serons en mesure de générer du biogaz à partir notamment de biomasse comme le bois, mais aussi de microalgues et même d'électricité !

Nouvelles techniques de biogaz

Gazéification

La pyrogazéification est un procédé thermochimique qui permet la valorisation énergétique de nombreuses biomasses et déchets préparés (Combustibles Solides de Récupération), aujourd’hui non-traitables avec les techniques actuelles. Ils génèrent un gaz de synthèse (que l'on appelle syngaz) qui peut être utilisé pour produire de l’électricité ou de méthane de synthèse. On parle de « biométhane de deuxième génération », si le gaz est obtenu à partir d’intrants renouvelables et de « méthane de récupération » pour les non-renouvelables. Complémentaire à la méthanisation et très performante, cette technique pourrait générer 160 à 280 TWh de gaz par an à partir de 2035.

Le démonstrateur Gaya créé en 2016 par Engie à Saint-Fons est un pilote de recherche pré-industriel, c'est-à-dire qu'il entreprend des études expérimentales pour tester les recherches réalisées préalablement par mes scientifiques sur ce biogaz. Le procédé devrait être fin prêt pour la phase industrielle d'ici 2020. A terme, un millier d'unités de cette source d'énergie renouvelable non-intermittente pourrait être créé en Europe, pour 600 TWh générés.

Power to gas

Dans un avenir proche, on pourra transformer de l'électricité en gaz ! Par un procédé chimique, l'électrolyse de l'eau, il sera possible de générer du dihydrogène à un faible coût. La réaction de ce gaz avec le dioxyde de carbone génère du méthane, qui sera ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel. Alors que le stockage de l'électricité est l'un des enjeux de ce siècle, la possibilité de générer du biogaz lors des périodes d’abondance d’électricité est un substitut très intéressant. Deux projets de démonstrateurs sont sur les rails, le GRHYD à Cappelle-la-Grande et le Jupiter 1000 à Fos-sur-mer. On estime le potentiel technique du power-to-gas entre 15 et 40 TWh par an en 2035.

Les offres de biométhane en France pour les particuliers

Le fournisseur ekWateur est apparu sur le marché français de l'énergie en 2016, avec une offre de gaz qui pour la première fois en France comprenait du biométhane, à hauteur de 5%. Le tout avec un prix plus attractif que les tarifs réglementés. Au mois de mai 2017, le jour où nous écrivions ces lignes, le fournisseur proposait 100% de biométhane sans surcoût par rapport à son tarif habituel à 5%.

Direct Energie propose lui aussi du gaz vert depuis le premier trimestre 2017, avec une part de 10% de biométhane.

Comparaison d'offres de biométhane pour un foyer se chauffant au gaz à Marseille - 01/05/2017
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Consommation de 10 000 kWh/an.

Enercoop devrait proposer d'ici 2019 des contrats directs avec des producteurs français, comme elle le fait déjà pour l'électricité. De leurs côtés, les principaux fournisseurs de gaz Engie, Lampiris, EDF, eni, quelques entreprises locales de distribution et de nombreux fournisseurs de gaz pour professionnels se disent également intéressés.

Mise à jour le

Florian

Florian rejoint Selectra à la fin de l'été 2015 après l'obtention de son bachelor à l'ESSEC. Il s'occupe principalement de l'amélioration du référencement des sites du groupe et de générer des partenariats.

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