Gaz Compensé Carbone en France : principes de ces offres

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Consommer 1 kWh de gaz naturel revient à rejeter environ 0,186 kg de CO2 dans l’atmosphère. Les offres de gaz dites « compensées carbone » ont émergé il y a une dizaine d'années, avant l'essor des offres de biogaz. Elles permettaient aux clients y souscrivant que l'équivalent carbone de leurs consommations soit compensé par des projets environnementaux. Concrètement, les fournisseurs achetaient des crédits carbone pour financer des projets de réduction de CO2, comme la reforestation ou l'amélioration d'équipements dédiés à la production d'énergie propre. Aucun fournisseur n'en propose plus en France en 2025.
Comment fonctionne ce type d’offre ?
Les offres de gaz compensé carbone permettent aux consommateurs de neutraliser les émissions de CO2 liées à leur consommation de gaz naturel en finançant des projets écologiques. Cette démarche volontaire vise à contrebalancer l'impact environnemental de l'utilisation de combustibles fossiles.
La compensation des émissions de CO₂ liées à la consommation de gaz naturel
La combustion de gaz naturel génère des émissions de dioxyde de carbone, le gaz à effet de serre responsable de la plus grande part du réchauffement climatique. À titre d'exemple, une famille de 4 personnes habitant une maison de 120 m2 chauffée au gaz est responsable du rejet de 3,3 tonnes de CO2 par an.

Pour atténuer cet impact, la compensation carbone est l’une des solutions disponibles. Elle consiste à financer des projets qui réduisent ou séquestrent une quantité de CO2 équivalente à celle de sa consommation de gaz, afin d'en neutraliser les externalités polluantes.
Cette approche repose sur le principe que le CO2 émis peut être contrebalancé par des actions positives ailleurs, comme la reforestation ou le développement d'énergies renouvelables. En vertu du principe de neutralité géographique énoncé par le protocole de Kyoto, ces actions peuvent être menées n'importe où à la surface du globe.
Les fournisseurs de gaz ont pendant un temps proposé des offres dites "compensées carbone" pour répondre à cette préoccupation environnementale. Dans ce cadre, ils estimaient les émissions de CO2 générées par la consommation de leurs clients et s'engageaient à les compenser intégralement.
Grâce à ce système, les consommateurs pouvaient continuer à utiliser du gaz naturel tout en ayant la garantie que leur empreinte carbone liée était neutralisée.
Les crédits carbone achetés par les fournisseurs
Pour mettre en œuvre la compensation carbone, les fournisseurs de gaz achetaient des crédits carbone sur des marchés spécialisés. Ces crédits correspondent à une tonne de CO2 évitée ou séquestrée grâce à des projets environnementaux.
En acquérant ces crédits, les fournisseurs compensent les émissions de CO2 liées à la consommation de gaz de leurs clients, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique.
Les projets éligibles à la génération de crédits carbone sont par exemple de la reforestation, de l’amélioration de l'efficacité énergétique, ou du développement des énergies renouvelables. Chaque projet se doit d'être rigoureusement évalué et certifié par des organismes indépendants pour garantir la réelle réduction des émissions
Le processus d'achat de crédits carbone par les fournisseurs est encadré pour assurer la transparence et l'efficacité des compensations. Les crédits sont généralement issus de projets certifiés par des standards reconnus, tels que le Gold Standard ou le Verified Carbon Standard. Ces certifications garantissent que les réductions d'émissions sont réelles, mesurables et additionnelles, c'est-à-dire qu'elles n'auraient pas eu lieu sans le financement apporté par la vente des crédits.
Les offres compensées carbone en France
Bien que ce type d'offre n'existe plus aujourd'hui, les consommateurs peuvent tout à fait compenser les émissions de carbone liées à leurs consommations de gaz.

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Le surcoût lié à l'achat des crédits carbone était reporté par le fournisseur à ses clients directement sur le prix du kWh de gaz.
Retour sur ces offres qui ont marqué le marché de détail du gaz naturel en France.
Eni
Pour sa compensation carbone, Eni avait choisi le mécanisme VER (Voluntary Emission Reductions ou Verified Emission Reductions). Mis en place par le protocole de Kyoto, il encadre une réduction Volontaire des émissions de compensation carbone.
Le fournisseur avait notamment :
- investi en Thaïlande et en Turquie dans des programmes permettant de capter les émanations de méthane s'échappant de la décomposition des déchets d'une décharge en plein air. Le méthane récupéré est désormais utilisé pour générer de l'électricité susceptible de remplacer celle issue de sources de combustibles fossiles. Cet investissement, en plus de réduire la pollution atmosphérique causée par les gaz d'enfouissement, minore les risques d'incendies et d'explosions. Au total, le projet a permis d'économiser 635 000 tonnes d'émission de CO2.
- financé un projet d'amélioration des fourneaux à charbon de bois au Ghana. Cela lui avait permis d'économiser 65 000 tonnes de CO2 par an et d'améliorer significativement les conditions de vie des familles sur le plan économique en baissant les coûts des combustibles (les nouveaux fourneaux consomment en moyenne 300 kg de charbon en moins par an et par foyer), mais aussi en réduisant les fumées et émissions de monoxyde de carbone.
Engie
ENGIE a été pionnier en matière d'offre de gaz compensé carbone. Toutefois, le fournisseur de gaz historique donnait relativement peu d'informations sur les projets financés par les crédits-carbone.
EDF
Constatant que le réseau électrique chinois est principalement alimenté par des énergies fossiles qui émettent beaucoup de carbone, EDF avait choisi d'investir dans un projet dans l'Empire du Milieu. Le fournisseur finançait un projet visant à produire de l'électricité à partir de vapeur d'eau, générée par l'incinération de déchets agricoles locaux et d'origine végétale.
En parallèle, EDF avait financé un programme de recherche sur le biogaz au sein de l'Université de Lorraine. Le but était d'étudier le potentiel énergétique de certaines plantes invasives présentes en France, telles que l'Ambroisie et le Séneçon du Cap.
Butagaz
Butagaz avait annoncé au début de l'année 2019 que l'ensemble de ses offres de gaz seraient désormais compensées, et ce sans surcoût pour ses clients.
Les programmes annoncés étaient :
- la protection de forêts au Zimbabwe ;
- l'aménagement des systèmes de cuisine au Burkina Faso ;
- l'amélioration de l'accès à des équipements d'énergie à Haïti ;
- des projets solaires et éoliens en Inde.
Quelles différences entre le gaz renouvelable et le gaz compensé carbone ?
Le gaz compensé carbone est du gaz naturel dont les émissions de CO2 sont compensées par l'achat de crédits carbone. Le gaz compensé carbone n'est pas vert puisqu'il reste issu d'une ressource fossile souterraine. Bien que cette approche permette de neutraliser l'impact carbone de la consommation de gaz, elle ne réduit pas directement les émissions à la source.
Le gaz renouvelable, souvent appelé biogaz ou gaz vert, est produit à partir de matières organiques telles que les déchets agricoles, les boues d'épuration ou les déchets alimentaires. Ce processus, appelé méthanisation, permet de transformer ces matières en méthane. Contrairement au gaz naturel fossile, le biogaz est considéré comme neutre en carbone, car le CO2 émis lors de sa combustion est compensé par le CO2 absorbé par les plantes durant leur croissance. Ainsi, l'utilisation de gaz renouvelable contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir une économie circulaire en valorisant les déchets organiques, et a l'avantage de participer à la transition énergétique.
Les offres de biogaz sont certifiées par l'achat de garanties d'origine et, à partir de 2026, de certificats de production de biogaz. Ci-dessous, un aperçu des offres de gaz vert les moins chères du moment :
| Offre | Estimation | Caractéristiques | Score | Contact | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Gaz vert Standard : Garanties d'Origine partielles
Gaz à prix fixes 2 ans |
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Vérifié le 02/06/2026 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Voir le détail de l'offre NovaFixe BioGaz Cacher le détail de l'offre NovaFixe BioGaz | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L’offre NovaFixe BioGaz de Gaz de Bordeaux propose un prix du kWh HT fixe pendant 2 ans, idéal pour le particulier souhaitant se protéger contre les hausses du marché. 20 % de biogaz français sont inclus, apportant une dimension écologique à la souscription. Le service client, 100 % basé en France, garantit une assistance de qualité. Cette offre s’adresse uniquement aux particuliers consommant moins de 30 000 kWh/an. La résiliation reste sans frais et possible à tout moment. Le client peut opter pour une facturation trimestrielle ou une mensualisation, avec plusieurs modes de paiement disponibles.
Tarif variable
Voir conditions de l'offre
Énergie classique
Mix d'énergies conventionnelles
Avantages
Inconvénients
L'avis de SelectraLes tarifs de l'offre NovaFixe BioGaz sont plus élevés que l'offre NovaFlex Gaz, mais les tarifs sont bloqués pendant 2 ans tandis qu'ils varient tous les mois avec l'offre NovaFlex Gaz. L'offre NovaFixe BioGaz apporte plus de sécurité à l'approche de l'hiver où les prix sont prévus pour augmenter. Il est donc préconisé de choisir une offre à prix fixe pour ne pas subir les hausses des prix du gaz prévues pour cet hiver. Enfin, cette offre présente un intérêt pour les consommateurs souhaitant investir dans les énergies renouvelables car elle permet l'injection de biogaz dans le réseau à hauteur de 20 %. Les notations des autres plateformes d'avis
Prix en € TTC de l'offre NovaFixe BioGaz du fournisseur Gaz de Bordeaux à jour au 02/06/2026 Estimation par Selectra sur la base d'une consommation annuelle de 10000 kWh à Lyon
Abonnement
€/an
Prix de l'abonnement : 0,00€/mois
Consommation
1 166,00€/kWh
Prix du kWh gaz : 0,0000€/kWh
Total de la facture
1510€/an
Calcul : |
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Gaz vert Standard : Garanties d'Origine partielles
Gaz à prix fixes 3 ans Recommendation du moment |
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Souscrire en ligne | Vérifié le 02/06/2026 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Voir le détail de l'offre Gaz Référence 3 ans Cacher le détail de l'offre Gaz Référence 3 ans | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L’offre Gaz Référence 3 ans d’Engie propose un prix du kWh HTT fixe pendant 3 ans, ce qui permet au client de se prémunir contre les hausses du marché. Elle inclut 5&nsbp;% de gaz vert, grâce à l’achat de biométhane avec Garanties d’Origine. Le contrat est à durée déterminée de 3 ans, avec reconduction possible par périodes d’un an. Le client bénéficie d’un espace client en ligne pour gérer le contrat, suivre sa consommation et recevoir des alertes en cas de dérive budgétaire. La part du prix fixe concerne les montants hors taxes : toute évolution des taxes ou des frais d’acheminement sera répercutée sur la facture. La résiliation est possible à tout moment, sans frais. L’offre s’adresse à ceux qui souhaitent un prix stable et un engagement partiel pour le gaz vert.
Tarif variable
Voir conditions de l'offre
Énergie classique
Mix d'énergies conventionnelles
Avantages
Inconvénients
L'avis de SelectraL’offre Gaz Référence 3 ans d’Engie n'est pas une mauvaise offre. Le prix du kWh est attractif, mais le coût élevé de l’abonnement pénalise les petits consommateurs. Si votre principal critère est uniquement le prix, d’autres offres moins chères sont disponibles, dont quelques unes incluant du biogaz. De plus, avec une tendance à la baisse des prix du gaz prévue dans les années à venir, souscrire une offre à prix fixe aujourd’hui peut ne pas être la meilleure option. Les notations des autres plateformes d'avis
Prix en € TTC de l'offre Gaz Référence 3 ans du fournisseur Engie à jour au 02/06/2026 Estimation par Selectra sur la base d'une consommation annuelle de 10000 kWh à Lyon
Abonnement
€/an
Prix de l'abonnement : 0,00€/mois
Consommation
1 145,80€/kWh
Prix du kWh gaz : 0,0000€/kWh
Total de la facture
1517€/an
Calcul : |
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Tarif de référence
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Pas ouverte à la souscription | Vérifié le 14/05/2026 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Voir le détail de l'offre Prix Repère Gaz Cacher le détail de l'offre Prix Repère Gaz | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L’offre Prix Repère Gaz n’est pas une offre commerciale mais une référence publiée chaque mois par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). Ce prix sert de boussole pour le particulier souhaitant comparer les offres de gaz disponibles sur le marché. Le Prix Repère reflète une estimation moyenne des coûts réels liés à l’approvisionnement, au stockage, à l’acheminement et au service, mais il n’est pas possible d’y souscrire. La CRE ajuste le Prix Repère Gaz mensuellement en fonction des évolutions du marché. Ce prix est indexé et ne comporte aucun engagement environnemental particulier. Il intègre diverses composantes, comme la part variable au kWh, l'abonnement annuel et les charges de réseau. Le Prix Repère n’offre ni options, ni service client, ni programme de fidélité, et ne peut être résilié ou souscrit par le client.
Tarif variable
Voir conditions de l'offre
Énergie classique
Mix d'énergies conventionnelles
Avantages
Inconvénients
L'avis de SelectraPrix du gaz : la baisse de juin ne sera qu'une illusion, balayée dès juilletAprès le choc historique du 1er mai, les 10,34 millions de foyers français raccordés au gaz vont enfin souffler. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient d'officialiser, ce 11 mai 2026, une baisse de 4,8 % du Prix Repère pour le mois de juin. Mais ne sortez pas le champagne : cette détente est en réalité dérisoire, et sera intégralement annulée dès le 1er juillet par une hausse structurelle des coûts du réseau contre laquelle aucun contrat ne pourra protéger les consommateurs. Juin 2026 : une baisse de 4,8 % qui ne fait économiser que 1,26 €La nouvelle grille publiée par la CRE rompt avec la flambée du mois précédent. Le Prix Repère de Vente de Gaz (PRVG) tous profils confondus recule de 4,8 % TTC, passant de 160,54 €/MWh à 152,86 €/MWh. Pour un foyer se chauffant au gaz en zone GRDF, le prix du kilowattheure redescend de 0,12558 € TTC en mai à environ 0,1235 € TTC en juin. Sur le papier, le pourcentage impressionne. Dans la réalité, l'économie est anecdotique. La CRE elle-même chiffre l'impact moyen à 1,26 € TTC sur la facture du mois de juin. Et pour cause : début juin, la saison de chauffe est terminée, les chaudières sont à l'arrêt, et le volume de gaz consommé se limite à quelques mètres cubes destinés à l'eau chaude sanitaire et à la cuisson. C'est exactement le mécanisme inverse de mai, où la flambée de 20,6 % du kWh n'avait coûté en réalité que 6 € sur la facture du mois pour la même raison saisonnière. La volatilité spectaculaire de ces dernières semaines masque ainsi une réalité plus prosaïque : sur la facture annuelle d'un ménage moyen consommant 11 200 kWh, le coût retombe de 1 750 € à environ 1 727 €, soit une économie de 23 € sur l'année. Le contre-coup tardif de la trêve iraniennePourquoi cette baisse, et pourquoi seulement maintenant ? La réponse tient à la méthodologie de la CRE, qui calcule la part approvisionnement du Prix Repère à 80 % sur les cotations du mois précédant la livraison, et à 20 % sur la cotation trimestrielle. La grille de juin reflète donc les prix du marché de gros observés tout au long du mois d'avril. Or, avril a vu les cours européens du gaz se détendre brutalement. Sur le hub néerlandais TTF, référence européenne, la cotation est passée d'un pic à 62 €/MWh fin mars — au plus fort de la crise iranienne — à 38 €/MWh dès le 17 avril, soit un repli de plus de 35 % en quelques semaines. Le déclencheur : une déclaration iranienne signalant une détente autour du détroit d'Ormuz, suivie du passage à pleine charge d'un premier méthanier dans la zone et de l'amorce d'un cessez-le-feu sous médiation américaine. C'est ce même décalage de deux mois qui avait amplifié la flambée du 1er mai, à contretemps de l'apaisement réel sur les marchés. La méthodologie du régulateur joue ainsi son rôle d'amortisseur, en lissant les chocs géopolitiques sur la durée — à la hausse comme à la baisse. Juillet 2026 : la hausse de l'acheminement balaye toutCette éclaircie ne tiendra qu'un mois. Dès le 1er juillet 2026, une seconde mise à jour tarifaire viendra mécaniquement annuler le maigre gain enregistré en juin. La CRE a validé une augmentation moyenne de 5,87 % du tarif d'utilisation des réseaux de distribution (ATRD7), qui rémunère GRDF pour acheminer le gaz jusqu'aux compteurs. Concrètement, pour un foyer en profil chauffage, la part fixe annuelle dédiée à GRDF passera de 186,12 € à 196,68 € par an, soit une dizaine d'euros supplémentaires sur l'abonnement. Le coût d'acheminement par mégawattheure progresse en parallèle de 12,08 € à 12,79 €. Sur la facture globale toutes taxes comprises, cette hausse représentera une augmentation moyenne de +1,5 %. Le calcul est implacable : la baisse de 1,3 % sur la facture annuelle obtenue en juin sera intégralement effacée — et même dépassée — par la hausse de 1,5 % du 1er juillet. Sur l'année, le solde sera négatif. Le coût paradoxal de la sobriétéCette hausse trouve son origine dans un déficit de recettes de 245 millions d'euros accusé par GRDF. La consommation nationale de gaz s'effondre : 220 TWh acheminés en 2025, soit 22 TWh de moins que les projections, sous l'effet conjugué des rénovations thermiques, de l'essor des pompes à chaleur et des efforts de sobriété. Le réseau coûtant toujours aussi cher à entretenir, la charge est désormais répartie sur un nombre de kilowattheures — et de clients — en diminution. Plus les Français se détournent du gaz, plus ceux qui restent paient cher. À noter : ce 1er juillet marquera également la fin des disparités territoriales. Une « péréquation nationale » imposera un tarif de distribution identique sur tout le territoire, mettant fin aux différences historiques entre les clients GRDF et ceux des Entreprises Locales de Distribution (ELD). Faut-il encore souscrire à un contrat à prix fixe ?Face à cette mécanique tarifaire à plusieurs étages, le prix fixe conserve une utilité — mais pas celle qu'on lui prête souvent. Les foyers ayant verrouillé leur tarif avant le 1er mai ont effectivement échappé à la flambée de 20,6 % du kWh, et continueront à être protégés en cas de nouveau choc géopolitique sur les marchés de gros. C'est une assurance contre la volatilité, pas un pari directionnel. Mais attention : votre contrat à prix fixe ne vous protégera pas de la hausse du 1er juillet. L'ATRD7 étant une contribution d'infrastructure réglementée, elle s'imposera obligatoirement et automatiquement à l'ensemble des consommateurs français, peu importe leur fournisseur (EDF, Engie, TotalEnergies...) ou la nature de leur contrat. Au-delà de juillet, la dynamique du marché reste incertaine. Le contrat PEG pour juin 2026 s'établit déjà autour de 43 €/MWh, soit une dizaine d'euros au-dessus du niveau de fin 2025. La reprise des achats asiatiques de gaz naturel liquéfié et le démarrage du remplissage des stockages européens en vue de l'hiver pourraient ramener une pression haussière sur les cotations dès l'été. Autrement dit : juin n'est pas le début d'une tendance baissière, mais un point bas conjoncturel. Dans ce contexte, comparer les offres reste l'action la plus directe à effet immédiat. Le Prix Repère affiché en juin à 0,1235 € TTC/kWh laisse encore un écart de l'ordre de 12 à 13 % avec les meilleures offres de marché disponibles autour de 0,107-0,108 € TTC/kWh. Un écart qui justifie largement, pour les ménages indexés, de passer au comparateur — sans illusion sur l'avenir : la spirale de l'abandon du gaz est désormais structurelle, et le chauffage au gaz se rapproche, mois après mois, du statut de produit de luxe. Les notations des autres plateformes d'avisAucune notation disponible.
Prix en € TTC du Prix Repère Gaz de la CRE à jour au 14/05/2026 Estimation par Selectra sur la base d'une consommation annuelle de 10000 kWh à Lyon
Abonnement
€/an
Prix de l'abonnement : 0,00€/mois
Consommation
1 178,90€/kWh
Prix du kWh gaz : 0,0000€/kWh
Total de la facture
1523€/an
Calcul : |
Tarifs € TTC. Simulations effectuées pour une consommation domestique de 10000 kWh de gaz par an à Lyon. En savoir plus sur notre Selectra Score.