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Empreinte carbone : calcul, définition et conseils de réduction

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Le CO2 généré par les consommations des individus a un impact sur l'environnement.

L'empreinte carbone est utilisée pour mesurer les émissions de dioxyde de carbone, et plus globalement des gaz à effet de serre, émis par une activité, une personne ou un pays. Toute activité impliquant une consommation émet une quantité plus ou moins importante de carbone, selon les choix de consommation : mode de transport, alimentation, habitudes d'achats, logement. La mesure de l'empreinte carbone permet de comparer différents modes de vie ou différentes sociétés par leur impact écologique. Elle donne ainsi des pistes d'améliorations pour les consommateurs soucieux de limiter l'impact de leurs consommations sur l'environnement.

Définition empreinte carbone : à quoi ça correspond ?

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L’empreinte carbone mesure la quantité d'émissions de dioxyde de carbone d'une activité, d'une organisation ou d'une population. Elle permet ainsi à terme d’évaluer la pression environnementale exercée par une population en fonction de son niveau de vie. En prenant en compte les émissions directes et indirectes liées à la production et à l'acheminement du produit ou du service, elle ne se cantonne pas aux émissions en France. Dans le cas du calcul d’un bilan carbone d’un produit, il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble de son « cycle de vie » : de la recherche-développement jusqu’à la fabrication finale du produit en incluant son conditionnement jusqu’au recyclage final.

Ainsi par exemple, la consommation d'une viande bovine du Brésil prendra en compte non seulement la part d'émissions liées à l'acheminement de la viande d'Amérique du Sud, mais aussi la quantité de gaz à effet de serre émise lors de l'élevage du bovin, notamment pour la production de sa nourriture ou les émissions de méthane lors de sa digestion, trop souvent minimisées.

Empreinte Carbone ou Empreinte Écologique ?L'empreinte carbone est quantifié en kilogrammes de dioxyde de carbone (CO2), tandis que l'empreinte écologique est représentée en "surface terrestre bioproductive nécessaire pour produire les biens et services que nous consommons et absorber les déchets qui en découlent" - dont le carbone est une composante. Cette mesure est davantage une représentation très imagée, dans le but de marquer l'opinion. Elle permet notamment d'estimer le "nombre de Terres" nécessaires pour un mode de consommation donné : l'association environnementale WWF précise ainsi que si l'intégralité des humains vivaient comme l'"Américain Moyen", nous aurions besoin de l'équivalent de 5 planètes bioproductives afin de nourrir, habiller et loger chacun d'entre nous.

Calcul empreinte carbone

L'émission massive de CO2 provenant de l'activité humaine est à l'origine d'une multitude d'impacts et nécessite une réponse mondiale. L’empreinte carbone peut être aujourd’hui calculée à l'échelle des territoires, des entreprises, des secteurs d’activité et des individus.

Méthode de calcul de l'empreinte carbone

Le calcul de l’empreinte carbone prend en compte :

  • Les émissions directes de CO2 des ménages (provenant essentiellement des carburants des véhicules et des énergies fossiles consommées pour le chauffage des foyers) ;
  • Les émissions issues de la production intérieure de biens et de services (hors exportations), ainsi que les émissions des productions importées.

L’ADEME a développé une base de donnée unique et une méthodologie propre de calcul : Bilan Carbone®. Cet outil innovant est issu d’un protocole d’étude qui varie selon les secteurs d’activité afin de mesurer et de quantifier les émissions (directes et indirectes) de CO2. Sur la base de 1300 facteurs d’émissions, la Base Carbone® permet de convertir des secteurs d’activité en kilogrammes équivalent CO2. Quelques données prises en compte dans la méthodologie de calcul de l’empreinte carbone :

devis calculatrice

  • Le type de logement (date de construction, consommations d'énergie du logement, équipements) ;
  • Le type de chauffage utilisé ;
  • La mobilité domicile-travail et les transports ;
  • L’alimentation ;
  • Les consommations des biens manufacturés et les loisirs ;
  • La fabrication des matériaux ;
  • La gestion des déchets ;
  • etc.

Calculateur d'empreinte carbone

Plusieurs outils sont disponibles gratuitement en ligne pour effectuer un calcul rapide de son impact carbone. L'un des plus connus et des plus détaillés est celui développé par la Fondation Empreinte Carbone (Global Footprint Network, en anglais).

Bilan Carbone® Personnel

En plus de proposer une méthodologie de calcul pour les entreprises, les établissements publics et les collectivités, l’ADEME a développé un calculateur à destination des particuliers : Bilan Carbone® Personnel. Cet outil en ligne permet à chaque individu d’estimer la quantité de gaz à effet de serre émise en moyenne chaque année dans l'atmosphère en fonction de son mode de vie.

Le calculateur de la fondation Goodplanet

Se basant sur la méthodologie Bilan Carbone® développée par l’ADEME, ce calculateur permet également d’estimer l’impact de son activité sur le climat. Diffusée par l’Association Bilan Carbone (A.B.C.), ces diagnostics permettent aux entreprises privées et autres (BNP Paribas, Total, Véolia Propreté, Aéroport Nice Côte d’Azur, fondation EDF, etc.) de cibler plus précisément leurs postes d’émissions de GES.

Réaliser une empreinte carbone, à quoi ça sert ?

Le calcul de l’empreinte carbone a pour vocation de diminuer les émissions de GES en définissant des stratégies adaptées à chaque secteur d’activité. L’intérêt de cet indicateur est d’analyser les évolutions sur le long terme et de déterminer les flux de biens et de services responsables des émissions de GES. Déterminer l'empreinte de ses émissions des gaz à effet de serre permet notamment :

  • De définir une politique environnementale ;
  • D’identifier des actions concrètes à mettre en place ;
  • De se situer dans son secteur d’activité ;
  • De réaliser une action citoyenne et/ou de répondre également à la réglementation ;
  • D’évaluer sa dépendance aux GES pouvant entraîner une réflexion sur sa stratégie de développement, etc. 

Quelle est mon empreinte carbone ?

Il est possible d'estimer son empreinte carbone en analysant son comportement d'achat et ses habitudes de consommation. Il sera facilement perceptible si un mode de vie est durable ou s'il faut changer certains comportements afin de réduire son empreinte. Les émissions liées à l'utilisation de ces objets, de la production jusqu'à leur élimination, ont été recensées par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie.

Dans les grandes lignes, le logement représente 27 % des émissions de gaz à effet de serre dans l'empreinte carbone des français au quotidien, suivi de près par le transport (25 %) et l'alimentation (19 %).

Empreinte carbone par moyen de transport

En France, 82 % des trajets s’effectuent en voiture. C’est la route qui est donc le plus gros émetteur de CO2 (80 %), suivi de l’aérien (15 %). Mais pour rapporter l'empreinte carbone moyenne selon chaque mode de transport, il faut estimer le modèle du véhicule, le nombre de passagers et parfois la durée du trajet. Pour cela, les données sont indicatives.

Empreinte carbone par mode de transport - par km parcouru
Transport (nombre de passager) Émissions équivalents CO2
Avion (88) 285 g
Voiture monospace (1,5) 158 g
Voiture citadine (1,5) 104 g
Deux-roues (1,2) 72 g
Bus (12,7) 68 g
Voiture électrique (4) 22 g
Train (156) 14 g

Agence européenne de l'Environnement

Dans les airs

L'empreinte carbone d'un avion est considérable, essentiellement à cause des décollages et atterrissages très gourmands en carburant. Il demeure moyen de transport le plus polluant lié à la combustion du kérosène.

carbone avion

  • 3,6 Mt CO2 émises par le secteur aérien en 2016 ;
  • 0,8 % des émissions totales françaises de GES en 2016 ;
  • 155 millions de voyageurs embarqués et débarqués en France.

*Sources : CITEPA et « Chiffres clés du transport Edition 2018 » (CGDD – MTES)

Rapporté au kilomètre, un vol court-courrier a tendance à davantage polluer qu'un long-courrier. Pour donner un ordre de grandeur, une tonne de CO2 c'est 1 aller-retour Paris - New-York en avion pour une personne (environ 12 000 km), ou 6 allers-retours Paris - Marseille en avion pour une personne.

Sur la route

Cependant, en France, la voiture, est sans conteste une des plus importantes sources de notre empreinte carbone de part son émission de CO2, mais également lié aux importations. En 2007, l’empreinte carbone du transport des personnes est de 2,5 tonnes de CO2 par personne, dont 2 tonnes pour la voiture individuelle (consommation de carburants : 1,1t ; fabrication des voitures : 0,3t et des carburants : 0,6t).

Voiture essence ou diesel ? Le taux de CO2 libéré pour une voiture essence est de 2,9 tonnes de CO2 tep (tonne équivalent pétrole), alors qu'en moyenne, une voiture diesel est de 3,1 t CO2 /tep. Cependant, une voiture diesel produit environ 20% de CO2 de moins qu'une voiture essence similaire car ces voitures consomment moins !

Dans le transport maritime

Afin de faire circuler des millions de tonnes de marchandises entre les différents continents, les cargos parcourent chaque jour de longues distances entre les différents continents. Cette industrie rejette un milliard de tonnes de CO2 par an et ce chiffre pourrait grimper à 1,6 milliard de tonnes d’ici 2050.

Et le transport ferroviaire

En consommant peu de ressources fossiles, les transports ferroviaires sont un des moyens de déplacement longue distance les plus bénéfiques pour l'environnement. Selon SNCF Réseau : " Le déplacement d’une personne en train à grande vitesse génère environ 10 fois moins de GES qu’un déplacement par la route et 20 à 25 fois moins qu’en avion ! Le fret ferroviaire émet 6 fois moins de CO2 par kilomètre que le transport par la route. "

L’impact carbone de nos achats et habitudes de consommation

Ce calcul prend en compte l'intégralité de la consommation énergétique, et non pas la seule consommation lors de l'utilisation. Il est intéressant de noter que pour la majorité des biens, la plupart des émissions proviennent des matières premières.

Exemples d'émissions de carbone liées à des biens et services (ADEME - 2018)
Bien / Action : Émissions équivalents CO2 :
Télévision 30-40 pouces 374 kg
Frigidaire 343 kg
Vêtements (5 kg par an) 130 kg
Viande de boeuf (1kg) 27 kg
Recherche internet (par personne / par an) 9,9 kg
Envoi d'un email (taille : 1 Mo) 20 g

Les technologies numériques et de la communication

Les organisations utilisatrices des Technologies Numériques, Information et Communication (TNIC), et plus particulièrement aux directeurs des systèmes d’information et directeurs informatiques, prennent en compte leurs générations de GES.

Les objets électroniques nécessitent une extraction importante de minéraux parfois difficilement accessibles ou de terres rares présentes en très faibles proportions dans les roches. Aussi, 2% des émissions de CO2 mondiales sont associées aux datacenters en 2015. Puis, ils consomment de l'électricité tout au long de leur vie.

L'agriculture et l'alimentation

L'alimentation a un impact souvent sous-estimé sur l'effet de serre, tant il est difficile de se rendre compte des énergies et du transport qui ont été nécessaires à un sachet de riz, une crevette, une banane ou une bouteille de rhum avant d'être disposés dans un supermarché. 20 % des émissions françaises de GES sont liées à l’agriculture et à la sylviculture en 2016 et 2,4 % des émissions françaises de GES sont liées à l’industrie agro-alimentaire en 2009.

empreinte carbone nourriture

D'après l'association Nu3, la France se place en 17e position des plus grands consommateurs de viande et de produits dérivés de l'élevage dans le monde. La seule consommation de viande causerait l'émission de 1384 kg de CO2 par personne et par an, soit près d'un dixième du total des émissions de CO2 liés à notre mode de vie.

L'empreinte carbone viande peut énormément varier selon la nature de la viande : le poulet émettra ainsi 6,9 kg de CO2 par kilogramme, tandis que la production d'agneau émet 39 kg d'équivalent CO2. Cela vaut bien entendu aussi pour le poisson : qu'il soit élevé ou pêché en pleine mer, les besoins d'énergie sont très importants, notamment pour propulser les chalutiers et produire la nourriture des poissons d'élevage. Ainsi, pour un kilogramme de truite d'élevage, on compte 11,84 kg de CO2 émises, contre 1,9 kg pour une truite pleine mer en métropole, et près de 4 kilos d’équivalents CO2 pour une pêche pleine mer d'origine dite "exotique".

Les énergies utilisées au sein des foyers

En 2007, l’empreinte carbone du logement représente de l’ordre de 1,9 tonne de CO2 par personne (consommation de combustibles pour le chauffage : 0,9 t ; fabrication du combustible : 0,2 t ; production et approvisionnement d’électricité, de gaz et d’eau : 0,3 t ; construction des logements : 0,5 t).

La quantité de CO2 émise par kWh ne sera pas la même en fonction du type d'énergie utilisée au sein du foyer pour le chauffage, la cuisson, l'eau chaude, etc. L'isolation est déterminante puisqu'un logement mal isolé peut consommer deux à trois fois plus qu'un logement récent, du fait des déperditions de chaleur. A noter que les émissions de GES liées à l'électricité dépendent de la source de production de l'électricité. En France, elles demeurent faibles du fait d'une énergie essentiellement décarbonnée.

Émissions totales (production, transport, combustion) d'énergie en équivalent CO2/kWh (ADEME)
Energie Equivalent CO2 par tonne
Charbon 384 kWh
Fioul 300 kWh
Gaz (Propane) 274 kWh
Gaz naturel 234 kWh
Électricité 60 kWh
Bois 13 kWh

Les organismes devant déterminer leur empreinte carbone

Les entreprises de plus de 500 salariés (250 dans les DOM), les collectivités de plus de 50 000 habitants, les établissements publics de plus de 250 agents et les services de l’État sont concernés par ces mesures.

L’empreinte carbone à l’échelle d’un pays

 

L'impact carbone des consommations peut se mesurer à l'échelle d'un pays et d'une population. Deux méthodes complémentaires permettent d’apprécier les pressions d’un pays sur le climat :

  • L'inventaire national calcule des quantités de gaz à effet de serre (GES) physiquement émises à l’intérieur du pays ;
  • L’empreinte carbone calcule la somme des GES induite par la demande intérieure du pays (consommation des ménages, administrations publiques, organismes à but non lucratif, investissement).

Segmentation empreinte carbone et émission de GES sur le territoireempreinte carbone et émission de GES sur le territoire en France
Les émissions liées aux importations sont nécessaires au calcul de l'empreinte carbone d'un pays. Les émissions directes sur le territoire sont de fait inférieures à l'impact carbone total.

 

L’empreinte carbone des entreprises

Au début des années 2000, les entreprises françaises ont réalisé leurs premiers bilans d’émissions de GES. Des entreprises de toutes tailles sont aujourd’hui invitées à réaliser cet exercice.

Obligations légales pour les entreprises de 500 salariés : La Loi portant sur l’Engagement National pour l’Environnement du 12 juillet 2010 modifiée par la Loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LOI n° 2015-992 du 17 août 2015) a posé le principe d’une généralisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre pour un certain nombre d'acteurs :

  • Tous les 4 ans pour les entreprises (au lieu de trois ans auparavant) ;
  • Tous les 3 ans pour les services de l'Etat, les collectivités territoriales et les autres personnes morales de droit public.

Empreinte carbone et collectivités territoriales

Contrairement aux entreprises et aux établissements publics, une collectivité peut réaliser deux types de bilans GES :

  • À l’échelle de son patrimoine et de ses compétences : il s’agit de prendre en compte les émissions générées par le fonctionnement des activités et des services de la collectivité ;
  • À l’échelle de son territoire géographique ou administratif.

Il existe de nombreuses initiatives citoyennes et associatives qui ont pour but de pousser les entreprises, les élus locaux et l'Etat à agir pour des réglementations environnementales plus strictes et des démarches écologiques : moins d'emballage, plus de recyclage, usages de procédés moins consommateurs d'énergies et de ressources, préservation d'espaces naturels, etc.

Empreinte carbone en France et dans le monde

Tous les modes de vie n'ont pas le même impact environnemental. Les pays occidentaux et en voie de développement sont majoritairement en tête de classement des pays les plus grands pollueurs, du fait de leurs habitudes de consommations.

L’empreinte carbone de la France

On estime qu’en 2017, l'empreinte carbone moyenne d'un français était de 11,2 Teq CO2 par habitant. Ce chiffre comprend donc les émissions directes (liées notamment à notre production) et les émissions indirectes liées à nos importations. Le SOES considérait ici le CO2, le CH4 et le N2O, soit 96 % des GES émis et comptabilisés dans les inventaires.

Empreinte carbone France et Europe entre 1990 et 2015
Suite à la signature du protocole de Kyoto, les émissions de gaz à effet de serre ont commencé à diminuer.

Suite au protocole de Kyoto, la France s'est engagée à la transition énergétique et donc à stabiliser ses émissions de CO2 au niveau de celles de 1990 en 4 ans (entre 2008 et 2012). Renforcée par un programme de Lutte contre le Changement Climatique en 2000, puis d'un Plan Climat en 2004, réactualisé en 2006, la France a respecté et même dépassé ses engagements. La prolongation du protocole de Kyoto jusqu’en 2020 engage la France d’ici là à réduire ses émissions de 17 % par rapport à 1990. À travers la loi POPE de 2005 (loi de Programme fixant les Orientations de la Politique Énergétique), la France a également la volonté de diviser par 4 ses émissions directes de GES d’ici 2050.

En 2010, plus des 2/3 de l’empreinte carbone des français était liée au logement, au transport et à l’alimentation.

  • Empreinte carbone liée au logement : 2,9 t CO2 e/hab ;
  • Le transport : 2,7  t CO2 e/hab ;
  • L’alimentation : 2,1 t CO2 e/hab.
 

Sources : AIE, Citepa, Douanes, Eurostat, INSEE.

L'empreinte carbone en Europe

La Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a pour objectif de réduire puis de stabiliser à long terme les émissions de gaz à effet de serre. En 2016, les émissions de l'UE ont diminué de 0,7% et tend à réduire ses émissions de GES d'au moins 40% d'ici à 2030.

 

Emissions GES Union européenne
La France fait plutôt figure de bonne élève parmi les pays de l'UE.

L'empreinte carbone des pays dans le monde

En 2011, l’empreinte carbone mondiale est estimée à environ 7 tonnes CO2e par habitant, dont 5 t/hab. de CO2. Cette valeur est à rapprocher de l’objectif d’environ 2 tonnes de CO2e par personne et par an à atteindre d’ici 2050 pour limiter le réchauffement mondial à 2°C à l’horizon 2100.

Empreinte CO2 énergie dans le monde
Les émissions de CO2 liées à l'énergie donnent une idée de l'empreinte carbone de chaque pays du monde.

Il est intéressant de comparer les émissions de CO2, qui ne relèvent que les émissions directes par pays, tandis que l'empreinte carbone indiquera en quelle mesure le mode de vie influence les émissions. Il est ainsi possible de voir que le Qatar émet près de 3 fois plus de CO2 par habitant que les États-Unis d'Amérique... mais qu'ils nécessitent beaucoup moins de surface bioproductive. Cela implique donc que la plupart des émissions de dioxyde de carbone du Qatar ne sont pas attribuées à une consommation interne, mais surtout liées aux consommations internationales.

Comment réduire son empreinte carbone au quotidien ?

Si l'on veut limiter le dérèglement climatique, il est essentiel d'agir au quotidien et autour de soi. De nombreux leviers existent afin de réduire notre impact au quotidien. Certaines mesures peuvent être particulièrement avantageuses au niveau financier et écologique, tandis que d'autres ne demandent que peu d'efforts supplémentaires.

Adapter son régime alimentaire

donut

Comme évoqué auparavant, l'alimentation représente de très fortes émissions de CO2 dans le quotidien des Français. Ainsi, adapter ses modes de consommation permettent de considérablement revoir à la baisse son impact sur l'environnement. L'un des leviers les plus efficaces est la réduction de consommation de viande. D'après les derniers chiffres du Crédoc, chaque Français consomme en moyenne 10 fois de la viande par semaine, pour un total de 135 grammes par jour. Cela revient à un total de près de 50 kilogrammes de viande par an et par personne, soit 3 250 000 tonnes de viande consommées annuellement, rien qu'en France.

Consommer des produits de saison et locaux permettent aussi de réduire considérablement sa trace sur l'environnement. Selon la fondation Hulot, consommer des produits importés peuvent émettre jusqu'à 20 fois plus de Gaz à Effet de Serre (GES) que le même produit cultivé localement.

Diminuer les produits suremballés et surtransformés permet de limiter les étapes de transformations industrielles et les emballages inutiles, eux aussi très voraces en énergie. Cela permet par ailleurs de diminuer le budget alloué aux aliments, étant souvent bien moins chers que les produits finis.

Dans son logement au quotidien

Maison avec drapeau français

La réduction d'empreinte carbone passera inévitablement par les innovations au sein du logement particulier. Il existe de nombreuses possibilités pour réduire son impact environnemental.

Améliorer l'efficacité énergétique de son logement signifie essentiellement améliorer considérablement l'isolation thermique. Au-delà des gains financiers réalisés sur le long terme, cela réduit aussi considérablement les coûts d'énergie en chauffage ou climatisation. Cela va souvent de paire avec l'entretien régulier, voire le changement de chaudière, dont les derniers modèles sont particulièrement économes. Pour améliorer encore son bilan, il est possible de privilégier le chauffage au bois, passer du fioul au gaz naturel, voire pourquoi pas à la pompe à chaleur.

Changer de fournisseur d'énergie pour passer à une énergie verte est aussi une solution efficace de limiter son impact sur l'environnement. Certains proposent du gaz naturel compensé ou du gaz composé partiellement, ou intégralement, de biométhane. D'autres proposent une électricité d'origine renouvelable, provenant de barrages hydrauliques, de fermes solaires, d'éoliennes ou de biomasse. Ainsi, l'impact CO2 est quasiment neutre et permet une consommation énergétique responsable. Il est possible d'installer des panneaux solaires chez soi, mais la construction de ces derniers consomme beaucoup de ressources rares.

Enfin, il existe une multitude de conseils pour faire des économies d'énergie. Par exemple d'après les conseils de l'ADEME, il faut par exemple éloigner les objets réfrigérants des objets chauffants pour éviter une surconsommation d'énergie, privilégier des ampoules LED et choisir des laves-vaisselles ou des lave-linges récents permettent de réduire la consommation, ne pas trop chauffer son logement.

Se déplacer au quotidien et pour voyager

avion

Le transport représente, pour les particuliers, une part non négligeable des émissions de GES. Il est donc tout à fait possible de réduire considérablement son impact en changeant ses habitudes de déplacement.

  • Privilégier le vélo ou les transports en commun : Non seulement la pratique régulière du sport est bonne pour la santé, elle permet d'ailleurs de réduire son impact environnemental, tout en limitant les pics de pollutions dans les grandes agglomérations. Les transports en commun, pour la majorité des déplacements urbains ou péri-urbains, sont souvent adaptés et proposés
  • Passer au covoiturage et/ou à l'hybride : En augmentant le nombre de passagers dans le véhicule, la quantité de dioxyde de carbone par passager diminue. Cela réduit par ailleurs le risque d'embouteillages, et par conséquent la pollution qui en découle.
  • Privilégier le train à l'avion : Pour les destinations connectées aux lignes grande vitesse, il est souvent presque aussi rapide de circuler en train plutôt qu'en avion. Ainsi, un Paris-Nice en avion émet 82,5 kilogrammes de CO2 par passager, contre 3,7 kilogrammes en TGV. Par ailleurs, privilégier les vols directs limite aussi la surconsommation inutile de kérosène. Les périodes les plus énergivores sont celles de l’atterrissage et du décollage.

Compenser ses émissions de carbone

compensation co2

Il peut parfois sembler compliqué de changer certaines habitudes de consommation : vivre en zone rurale permet difficilement l'usage de vélo ou de transports en commun ; certains trajets ne peuvent se faire autrement qu'en avion... Pour ces situations, il est possible de compenser les émissions inévitables en achetant des crédits carbone.

La compensation carbone consiste à financer des projets de réduction d'autres émissions ou de séquestration carbone. Elle s'applique d'une manière générale à tous les Gaz à Effet de Serre. C'est donc une manière comptable de réduire son impact sur l'environnement, en prenant en compte les émissions globales et non ses émissions individuelles. Cette solution est considérée comme certains comme un moyen de s'acheter une bonne conscience, tandis que d'autres y voient un levier très efficace pour inciter à diminuer ses émissions de CO2. Dans tous les cas, le résultat pour l'environnement est bien là, et permet de limiter le réchauffement climatique. Bien entendu, idéalement, il faudrait appliquer plusieurs mesures à la fois afin de réduire considérablement son influence.

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