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Du fait de son impact sur la santé et le climat, des politiques de réduction du CO2 sont mises en place.

Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement climatique dans le monde. A l'échelle de la planète, il a comme sources principales le secteur des transports, la production d’énergie et l'agriculture. Un des objectifs principaux de la transition énergétique en France et dans le monde est de faire baisser les émissions de CO2.

Qu’est-ce que le CO2 ?

Le dioxyde de carbone est un gaz naturellement présent dans l’atmosphère terrestre. Nécessaire à la vie sur Terre, il est pourtant aujourd’hui une cause importante du dérèglement climatique en cours.

Composition du dioxyde de carbone

Le dioxyde de carbone, aussi appelé gaz carbonique ou CO2, est composé de carbone et d’oxygène. Ce gaz présent en masse dans l’atmosphère terrestre est essentiel au mécanisme de la vie. En effet, tout être humain ou animal respire de l’oxygène et rejette du CO2. A l’inverse, toute plante ou arbre absorbe du dioxyde de carbone grâce à l’énergie lumineuse et rejette de l’oxygène. Ce processus biochimique s’appelle la photosynthèse.

Le CO2 participe également à l’effet de serre sur la planète – en retenant les rayons infrarouges émis par le soleil – permettant de maintenir des températures où la vie peut se développer. Sans les gaz à effet de serre, les températures moyennes seraient de -18°C !

Alors pourquoi les émissions de CO2 sont-elles autant décriées aujourd’hui ?

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Prise de conscience sur le CO2

planète carbone

L’élévation constante des températures depuis une trentaine d’années à un rythme exponentiel a tiré le premier signal d’alarme. La communauté scientifique internationale a commencé à s’intéresser d’un peu plus près au rôle joué par les gaz à effet de serre de nature anthropique (d’origine humaine).

Car si le dioxyde de carbone participe à l’équilibre de la vie terrestre, sa forte croissance participe également à son déséquilibre, voire à sa destruction.

Depuis la révolution industrielle, les émissions de CO2 sont en augmentation mais ce n’est qu’à partir des années 90 que la prise de conscience des Etats est apparue. Et plus précisément lors du protocole de Kyoto de 1997. Lors de ce rassemblement, il est apparu clairement que l’effet de serre était en trop grande augmentation par rapport aux capacités d’absorption de la planète.

Depuis les années 1970, 80% de la hausse des émissions de CO2 sont d’origine anthropiques et donc directement dues aux activités humaines. Chacun ayant pris la mesure du problème climatique actuel et futur, la majorité des pays se sont donc engagés au cours des différentes Conférences des Parties (COP) à réduire les émissions de CO2. Cet engagement prend la forme d’un système de quotas d’émissions et de compensation carbone, mais il est critiqué pour ne pas aller assez loin et assez vite, et parfois même pas respecté du tout, par la majorité des associations écologistes.

Un gaz à effet de serre cause du réchauffement climatique

Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) créé par l’ONU en 1988 a annoncé deux chiffres clés dans une de ses projections : de 1,1°C à 6°C. Soit l’évolution des températures de surface du globe au cours du 21eme siècle. Une telle augmentation va avoir pour conséquence une accentuation de phénomènes que l’on observe déjà dans le monde : la fonte des glaces, l’augmentation du niveau des océans, la multiplication des phénomènes climatiques, l’extinction des espèces animales, un déséquilibre important dans les écosystèmes….

Si rien n’est fait pour réduire voire arrêter ces excès de CO2 dans l’atmosphère, les scientifiques s'accordent pour dire que l’humanité court à la catastrophe, voire à son extinction. Tous les signaux sont au rouge, il est donc plus que nécessaire de déterminer les sources de ces émissions et de mettre en place des actions de réduction des émissions de co2.

Statistiques sur les émissions de CO2

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Plusieurs gaz sont concernés en tant que gaz à effet de serre mais c’est le dioxyde de carbone ou plutôt sa forte accumulation dans l’atmosphère a une incidence la plus directe sur le réchauffement climatique.

Données sur les émissions de CO2 dans le monde

Au niveau mondial, les sources principales de gaz à effet de serre concernent l’industrie et la combustion des énergies, car venant principalement d'énergies fossiles. Le Global Carbon Project a annoncé dans son dernier bilan annuel une hausse de 2% des émissions mondiales de CO2 en 2018 soit 41,5 milliards de tonnes de CO2 en plus dans l'atmosphère. Sur ces chiffres, la part de la combustion des énergies et de l’industrie est de 37,1 milliards de tonnes.

Les émissions de co2 issues de l’alimentation sont de l’ordre de 10,8 GteqCo2 à 18,1 GteqCo2 soit de 22% à 37% des émissions d’origine anthropiques mondiales globales (source. rapport du 25/02/2019 du Institute for Climate Economics I4CE). L’agriculture et l’élevage intensif représentent les deux tiers des émissions dans l’alimentation, et sont essentiellement générées par le bétail et les changements d’affectation des terres pour la production de l’alimentation animale. Il est à noter la part importante (1,6 GteqCo2) du gaspillage alimentaire dans le cycle de vie des produits

  • Pourquoi une telle hausse des rejets de co2 en 2018 ?
  • La Chine – 1er pays émetteur de CO2 (+4,5%) – a une production énergétique dominée par le charbon.
  • Les Etats-Unis – qui tiennent la 2eme place du classement mondial (+2,5%) – affichent une augmentation liée à des conditions climatiques extrêmes (hivers rigoureux, canicule). Donc une hausse de la consommation énergétique pour se chauffer et se rafraîchir.
  • L’Union européenne quant à elle maintient un niveau de réduction à -0,7%, même si depuis la reprise économique on constate un fort ralentissement de la réduction des émissions (+1,7% pour l’année 2017).

Agence internationale de l'Energie - 2016.

Tous les efforts fait pour enrayer la hausse des températures et la dépendance forte aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel…) ne suffisent pas face à la demande croissante en énergie. Malgré les efforts, les projets à énergies décarbonées (voiture électrique, énergie solaire, éolienne, etc.) ne sont pas encore assez nombreux.

Selon le GIEC, il faudrait réduire de 45% les émissions de CO2 mondiales d’ici 2030 pour maintenir la hausse des températures à 1,5°C.

Hausse des émissions de CO2 en France en 2018

L'évolution des émissions de CO2 en France est encore plus importante que la tendance mondiale en affichant une hausse de 2,7% en 2018. La France est le 18ème pays le plus pollueur au monde ; et le 4ème d'Europe. Toutefois, son empreinte carbone par habitant est dans la moyenne mondiale.

 

CITEPA.

A la différence de la majorité des pays occidentaux, le secteur de l’énergie fait partie des sources d’émissions de CO2 les plus faibles du pays, grâce à son énergie nucléaire peu carbonnée. Notons que le développement du parc automobile en lieu et place du transport ferroviaire a eu un fort impact sur les émissions de CO2 du pays.

Les actions en faveur du développement durable se multiplient dans l’Hexagone comme les énergies renouvelables, le plan mobilité électrique annoncée par le gouvernement. Pourtant cela est loin d’être suffisant, même si la comparaison avec les statistiques mondiales énoncées plus haut à celles de la France sont plutôt positives.

co2 électricité

Emissions co2 électricité / gaz naturel

Pour comprendre comment l’électricité ou le gaz naturel sont sources d’émissions de gaz carbonique, il faut comprendre comment ces énergies sont produites. On pourra ainsi estimer leur empreinte carbone et mettre en place des politiques/actions de réduction.

La production d’électricité française repose pour 76% sur ses centrales nucléaires - une énergie essentiellement décarbonée – et que même les énergies renouvelables émettent du co2. Même si c’est peu, elles en émettent quand même, car il faut prendre tout le cycle de vie de production. Par exemple, la création de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes fait appel à des machines de production qui utilisent…du carburant.

Emissions de Co2 par source de production d'énergie
Source Co2 par kWh
Eolien 11 g
Nucléaire 12 g
Barrages et centrales hydrauliques 24 g
Solaire 48 g
Biomasse 230 g
Gaz naturel 490 g
Charbon 820 g

De plus, l’exception du mix énergétique français sur le nucléaire ne doit pas faire oublier les émissions co2 du kWh électrique produit par des sources d’énergies fossiles. En effet, sur l’année 2017, la France a eu un recours récurrent aux centrales thermiques à flammes (gaz et charbon) pour pallier aux conditions climatiques extrêmes et la fermeture de certaines centrales nucléaires. Ce recours explique en partie la hausse des émissions de co2 dans la production d’électricité.

Le nucléaire, une solution contre le réchauffement climatique ? Si le nucléaire affiche un taux quasi nul d’émissions co2, il ne faut pas oublier l’impact environnemental qu’il représente avec la production de déchets nucléaires et qu'il pourrait représenter en cas d'incident important.

Emissions CO2 voiture

Le transport routier représente près de 30% des émissions de co2 dont 17% rien que pour les voitures particulières. Il est donc crucial de prendre des mesures pour le climat. Comment savoir si son véhicule pollue ? Et quelles sont les normes d’émissions imposées par l’Etat ? Et les aides à disposition du consommateur pour réduire ses émissions co2 voiture ?

Comment connaître le taux d’émissions des véhicules ?

Le particulier peut connaître les émissions de co2 d’une voiture par différents moyens :

co2 voiture

  • L’étiquetage énergétique obligatoire sur les véhicules neufs. Le particulier doit être informer de la consommation moyenne de carburant ainsi que le rapport énergie/co2 soit le taux de dioxyde de carbone émis par km.
  • La carte grise du véhicule neuf/d’occasion. Depuis 2004, il est possible de savoir le taux d’émission co2 carte grise. Selon le taux d’émissions, le véhicule sera soumis à un malus ou une taxe co2.

Bonus/Malus et taxe Co2

Le système du bonus/malus écologique a été instauré dès 2007 pour d'un côté inciter les particuliers à acheter des voitures peu émettrices de co2, et de l’autre à pénaliser les particuliers qui achètent des voitures avec un taux d’émissions élevé.

Ce système de « bons points/mauvais points » fonctionne ainsi :

  • Un bonus écologique sur les voitures électriques émettant au maximum 20 g de CO2 / km. Alors qu’il était ouvert jusque-là à tous les véhicules - thermiques y compris.
  • Une prime à la reconversion sur l’achat d’un véhicule électrique ou hybride non diesel neuf ou d’occasion.
  • Un malus pour les voitures émettrices de plus de 119g co2/km.

Depuis 2008, une taxe co2 est appliquée sur les voitures d’occasion mises en circulation après 2004. Cette taxe additionnelle sur la carte grise est fonction de la puissance en cheval-vapeur du véhicule. Plus il y a de CV, plus la voiture va consommer de carburant, donc émettre de co2.

On estime que la pollution atmosphérique tue plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année en France.

Comment réduire les émissions liées à la voiture ?

En fonction de ses choix et de ses possibilités quant à son mode de transport, le particulier peut mettre en place à son niveau des actions de réduction des émissions :

  • Faire le choix à l’achat d’un véhicule avec un bon bilan énergétique ;
  • Revoir sa façon de se déplacer en réduisant les distances parcourues ;
  • Se tourner vers une offre de mobilité alternative : transport en commun, co-voiturage, etc ;
  • Entretenir régulièrement son véhicule ;
  • Adopter un mode de conduite responsable (rouler moins vite, utiliser moins souvent la climatisation).

Emissions co2 alimentation

La consommation alimentaire représente près d’un tiers des émissions de co2 globales dans le monde. Jusqu’ici focalisée sur les émissions dues à la production alimentaire, de récents rapports indiquent le rôle joué par l'alimentation proprement dite. Les actions entreprises pour limiter l’impact de l’alimentation sur le réchauffement climatique mondial est donc important pour l’avenir.

Les émissions GES liées à la consommation alimentaire en France

émissions de co2 liées à la nourriture

L’évaluation des émissions de GES pour le secteur de l’alimentation en France doit prend en compte tout le cycle de vie des produits. Ainsi, la production agricole représente près des 2/3 des émissions de GES pour le secteur de l’alimentation en France. L’élevage est en cause principalement – rejet de méthane par les déjections animales, émissions de co2 dues à la rotation des terres agricoles - et par effet de cascade le fait de manger de la viande. Car il faut noter la corrélation entre la consommation/demande en produits carnés et la part de la production agricole dans les émissions de GES globales.

Le second poste émetteur de GES est le transport alimentaire – essentiellement affecté au déplacement des marchandises et des personnes vers les points d’alimentation. Soit près de 19% de l’empreinte carbone totale. A cela, on ajoute les consommations énergétiques créées par ces déplacements comme le carburant pour alimenter le véhicule ou le gaz naturel/électricité pour faire marcher le four et autres appareils dans un restaurant. En cumulant tous les éléments de la chaîne alimentaire et en comparant le repas à domicile et repas hors domicile, il s’avère plus avantageux de rester chez soi d’un point du vue écologique et énergétique !

Changer les comportements alimentaire pour réduire les GES

Face à ces constats, un changement de comportement alimentaire peut s’avérer bénéfique et aider à la réduction des émissions de GES :

  • Réduire sa consommation de viande et/ou adopter un régime plus axé sur les fruits et légumes permettrait de récupérer les terres employées pour l’alimentation et l’occupation des ruminants. Les terres seraient réaffectées à la production de fruits et légumes et la flore ainsi cultivées participeraient à la réduction des GES.
  • Réduire la demande en produits alimentaires aurait un impact sur le gaspillage alimentaire. Celui-ci représente près de 13% de l’empreinte carbone alimentaire totale (source Ademe). On estime que la division par deux du gaspillage alimentaire permettrait une réduction de 5% des émissions de GES.
  • Consommer des produits alimentaires avec peu d’emballages et peu transformés. Ceux-ci représentent entre 7% et 11% de l’empreinte carbone alimentaire globale.
  • Introduire des labels sur les produits permettrait de sensibiliser le consommateur sur l’empreinte carbone dudit produit.
  • Taxer les produits alimentaires ayant une empreinte carbone élevée. Cette mesure est cependant à controverse et ne doit pas pénaliser les consommateurs à revenus modestes

Comment réduire ses émissions de CO2 ?

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Particulier, entreprise, association, pouvoirs publics. Chacun peut et doit agir pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Les initiatives individuelles pour réduire son empreinte carbonne

Les comportements et les habitudes de consommations des habitants des pays développés et ceux des classes aisées des pays en voie de développement sont à mettre en cause. La somme de petites adaptations de son comportement peut concrètement changer la donne.

  • Baisser le chauffage de 1°C dans les pièces à vivre, c’est 7% d'économies réalisées.
  • Revoir l’isolation du logement pour moins chauffer et avoir moins recours à la climatisation en été.
  • Eteindre les appareils électriques en veille.
  • Quitter son abonnement d'énergie actuel pour une offre d'électricité verte.
  • Souscrire une offre connectée avec des compteurs intelligents et des stations connectées pour piloter l’utilisation des radiateurs et des chaudières. 

Les politiques publiques de réduction des émissions

Au niveau national, face à l’obligation de réduire ses émissions, le gouvernement a mis en place des mesures :

pouce vert

  • Développement des énergies renouvelables.
  • Mise en place de la taxe carbone sur les énergies fossiles. A ne pas confondre avec le marché carbone régulant les quotas d’émissions des pays.
  • Amélioration de la performance énergétique dans la construction de logements neufs et la rénovation de l’ancien.
  • Fermeture de centrales thermiques au charbon.

En outre, des outils de mesure du CO2 comme le bilan carbone donnent de bons indicateurs aux gouvernements et leur permettent d’amorcer le pas vers la transition énergétique.

Pousser les Gouvernements à agir

Les normes environnementales ne sont pas contraignantes dans tous les domaines et dans tous les pays. Des associations se lèvent pour demander des mesures nécessaires pour freiner le dérèglement de l'écosystème :

  • Investissement dans l'hydrogène et les batteries ;
  • Développement des biogaz ;
  • Plan marshall pour l'isolation des bâtiments ;
  • Incitation au covoiturage et péages urbains ;
  • Interdiction progressive des véhicules à moteur thermique ;
  • Création de nouvelles lignes de train pour le fret et les voyageurs ;
  • Arrêt des projets d'extension d'aéroport et de création d'autoroutes ;
  • Aides à l'achat d'appareils de chauffe et électriques de basse consommation ;
  • Encouragement de l'alimentation végétarienne et végétalienne locale ;
  • Hausse des normes environnementales ;
  • Fiscalité et taxation verte des importations ;
  • etc.
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