Blockchain et énergie verte : Engie installera 1000 boîtiers Ledger en 2019

En s'associant à Ledger, Envie espère sécuriser davantage les données liées aux énergies vertes.

L'innovation se met de plus en plus au service de la transition énergetique. C'est dans ce cadre, qu'Engie, fournisseur historique de gaz naturel, a établi un contrat avec Ledger, start-up française spécialisée dans les cryptomonnaies et la blockchain. Cette collaboration permettra à l’énergéticien de renforcer la sécurité liée à ses panneaux photovoltaïques, ses structures hydroélectriques et ses éoliennes.

La blockchain, c’est quoi? La blockchain est une technologie qui permet de stocker des informations et de les transmettre de manière protégée via la cryptographie. Dès lors, elle apparaît comme un réseau sécurisé indépendant de toute entité de contrôle.

Engie, familier de la blockchain

Le fournisseur croit beaucoup en cette technologie. Ainsi, il a par exemple, développé « TEO », un programme de blockchain qui permet de mieux tracer les énergies d’origine renouvelable. La collecte et la sécurisation des données, enjeu de plus en plus important dans le milieu de l’énergie l'a poussé à s’associer à Ledger.

Par ailleurs, outre les enjeux de sécurité, il s’agit pour Engie d’économiser du temps. En effet, des organismes indépendants et certifiés sont habilités à délivrer des certificats d'origine qui garantissent la traçabilité des énergies vertes. Mais le processus s’inscrit souvent dans la durée. Le recours à la blockchain les aidera à obtenir ses informations de manière quasi-immédiate.

Une mise en place dès 2019

La collecte des données, qui commencera en 2019, se fera via des boîtiers sécurisés. Ces derniers seront fixés sur les différents équipements produisant des énergies renouvelables. Un chantier important, quand on sait qu'Engie a produit 23,7 gigawatts d'énergie verte en 2017. L'entreprise souhaite équiper de boitiers environ 1000 infrastructures dès l'an prochain. Le déploiement devrait être exponentiel puisqu'à horizon 2023, l'énergéticien espère bénéficier de 100 000 boîtiers connectés. « Nous allons commencer par nos infrastructures et après nous ouvrirons le système à tous », explique Etienne Gehain, en charge de l'innovation chez Engie.

Mais alors, comment fonctionnera « TEO » ?

Cette technologie fonctionnera, en théorie, avec des tokens, une sorte de pièce reliée à une blockchain. A une certaine quantité d'énergie verte générée correspondra un certain nombre de tokens. Ces tokens seront émis par une blockchain qui se basera sur les informations sécurisées transmises par les boîtiers Ledger. 

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