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Pourquoi l'Electricité Augmente en Août 2019 ? Explications

 

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La première augmentation des tarifs réglementés de l'électricité en 2019 a eu lieu en juin. Pourquoi l'électricité augmente ? Les raisons de cette hausse des prix.

La Commission de régulation de l'énergie, qui choisit l'évolution des tarifs réglementés, avait recommandé, fin 2018, une augmentation importante du prix du kWh électrique. Repoussée par le Gouvernement à cause de la crise des Gilets Jaunes, elle a été confirmée avec la publication au journal officiel le 30 mai 2019. Résultat : une forte augmentation du prix de l'électricité : +5,9% TTC dès le 1er juin 2019. Cette nouvelle évolution du prix de l’électricité à la hausse n’est pas une nouveauté mais fait s'élever des questions sur ses causes et sa légitimité. Pourquoi l'électricité augmente-t-elle à nouveau ? Plusieurs facteurs conjoncturels expliquent cette nouvelle hausse.

Pourquoi l'électricité augmente en juin 2019 ? Les causes

Le prix du tarif réglementé de l’électricité a subi depuis dix ans des fluctuations quasi exclusivement à la hausse. La dernière en date est donc l’annonce de l’augmentation de 1,23% à partir du 1er août 2019, prévue par la délibération n°2019-125 publiée le 6 juin 2019 par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE).

Pourquoi une telle hausse du principal tarif d'EDF ; pourquoi le prix de l'électricité augmente-t-il à nouveau ?

Les raisons de la dernière évolution du prix de l’électricité selon la CRE

La principale raison avancée par la Commission de Régulation de l'Energie pour justifier cette nouvelle augmentation du prix du kWh en août 2019 est l'augmentation des tarifs d'utilisation des réseaux publics d'électricité, appelés « TURPE 5 HTB ». Ce barême réglementé a été mis en place en 2017 et regroupe les coûts de distribution et frais d'entretien du réseau électrique. Ajusté le 1er août de chaque année, ce tarif influence le prix de l'électricité à la hausse ou à la baisse.

Comprendre la composition du tarif réglementé EDF

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est essentiel - pour comprendre ce qui se passe au niveau du gouvernement, des fournisseurs alternatifs, de la CRE… - de se pencher d’un peu plus près sur ce qui fait au final le tarif réglementé.

La consommation kWh d’électricité et l’abonnement

edf tarif electricité bleu

Lorsque le particulier souscrit un contrat d’électricité auprès d’un fournisseur d’énergie. Sur sa facture d'électricité, il paye :

Sans rentrer dans les détails, le tarif de l’électricité en France est proposé sous deux formes aux consommateurs :

  • A savoir un tarif règlementé mis en vente exclusivement par le fournisseur historique d'électricité et dont les fluctuations sont décidées par les pouvoirs publics.
  • Des tarifs dits de marchés proposés par les fournisseurs alternatifs – et aussi EDF – avec souvent des prix moins chers, de l'électricité verte, des offres spéciales Linky, des prix fixes, etc. Les conditions de l'offre sont choisies librement par les entreprises.

Ici, on va donc s'attarder sur le tarif réglementé. Etant toujours souscrit par 70% des Français, il sert le plus souvent de prix de référence sur le marché en France. Ainsi, peu d'offres voient leurs prix évoluer en de hors de l'évolution des prix de l'électricité d'edf qui a lieu une à deux fois par an.

Les différents coûts de production d’acheminement et de fonctionnement

calcul électricité

Pour calculer le prix final du tarif réglementé de l’électricité, on applique le principe dit de l’empilement i.e dit de manière schématique que l’on va additionner les différents de production et d’acheminement nécessaires à la délivrance de l’énergie chez le consommateur. Ce tarif va comprendre :

  • des coûts de production et d’approvisionnement en électricité - dont le coût de l'ARENH ;
  • Le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité (TURPE) imposé par l’Etat au début des années 2000 pour anticiper l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence. Elle permet en autre de rémunérer les gestionnaires de transport (RTE) et de distribution (ENEDIS). Elle est due par l’ensemble des fournisseurs d’énergie et garantit leur utilisation impartiale du réseau d’électricité ;
  • des coûts commerciaux pour l’emploi des conseillers du fournisseur, publicitaires pour la promotion des offres ;
  • la marge du fournisseur d’énergie.

Sachant qu’il y a une part fixe sur laquelle le consommateur ne peut rien faire comme la TURPE et les taxes par exemple, il y a quand même des coûts qui varient entre chaque fournisseur (la marge, les coûts commerciaux). Ces facteurs sont des points de comparaison intéressants pour qui veut faire baisser justement sa facture d’électricité.

Critiques de cette énième hausse des prix de l’électricité

Pour les 26 millions de consommateurs étant toujours au tarif réglementé d’EDF, cette nouvelle evolution du prix électricité à la hausse est une pilule difficile à passer avec le climat social instable depuis la fin 2018 et les promesses non tenues pour l’instant du gouvernement de maintenir voire augmenter le pouvoir d’achat des français.

Le report par les Gilets jaunes

Edouard Philippe PM

Le mouvement des Gilets Jaunes amorcé depuis novembre 2018 a fait entendre sa voix sur les problèmes socio-économiques touchant une partie de la population. Usant de prise de paroles assez « énergiques », les Gilets Jaunes ont fait craindre au gouvernement d’Edouard Philippe une révolte sociale en France. Afin d’apaiser le climat instable, il a été décidé parmi une série de mesures - dont l'annulation de la hausse de la taxe carbone - de reporter l’augmentation du prix de l’électricité préconisée par la CRE pour courant de l’année 2019 et dont les chiffres évoqués, entre 4 et 10%, avaient fait bondir les Français.

La fin de la période hivernale a remis sur le devant de la scène cette mesure si contestée tant par l’opposition que par les associations de défense du consommateur qui y voient une énième faveur accordée à EDF alors que sa gestion est pointée du doigt par la Cour des comptes dans son dernier rapport, ainsi que plus récemment par l'Autorité de la concurrence et l'ancienne ministre de l'Energie.

Doit-on remettre en cause la gestion d’EDF ?

EDF siege

EDF est une entreprise connue de la totalité des Français, son histoire et son positionnement sur le marché ont fait un incontournable de la fourniture de l’énergie en France. Fondée par l’Etat en 1946 après la seconde guerre mondiale pour permettre à chaque Français d’avoir accès à l’électricité, EDF était jusqu’en 2007 l’unique fournisseur d’électricité en France. Encore en position dominante aujourd’hui avec près de 75% des particuliers résidentiels en clientèle, EDF est cependant de plus en plus décriée, on lui reproche notamment une communication assez incompréhensible sur sa politique tarifaire et même de la justifier par des arguments remis en cause par des audits.

Selon la Cour des Comptes, certains coûts de l'entreprise devraient être revus à la baisse en revoyant sa gestion interne telle que sa masse salariale (nombreuse, près de 66 000 agents et mieux payée que la moyenne du secteur) représentant près de quatre milliards d’euros en 2018, les hauts salaires de ses dirigeants.

De même, la décision d'investir des dizaines de milliards d'euros dans le prolongement de la vie de vieilles centrales et dans des réacteurs EPR de nouvelle génération dont ni le coût final ni la date de livraison ne sont connus est critiquée par les partisans d'une transition énergétique basée sur des sources renouvelables, décarbonnées, locales, sûres, durables et dont les coûts ne font que baisser.

Doutes sur la formule tarifaire qui fixe le tarif Bleu

De plus, en dehors de sa gestion interne, EDF est pointée du doigt par l’Autorité de la concurrence sur sa méthode de fixation de son tarif Bleu. Pour l’Autorité de la Concurrence, la hausse des tarifs du marché de gros avancée par la CRE pour justifier les coûts de production d’EDF et par effet de cascade de ses tarifs, n’est pas valable voire erronée. Elle objecte plutôt que « la proposition d’augmentation des tarifs, au motif que 40 % de la hausse de prix proposée ne correspondent pas à une augmentation des coûts de fourniture d’EDF mais au rationnement de l’accès d’EDF à l’électricité d’origine nucléaire pour servir ses clients aux tarifs réglementés. »

Logo CRE

On l’a vu plus haut dans l’article, la méthode de calcul du tarif réglementé est dite de l’empilement, se composant de coûts qui au final restent assez opaques pour la plupart des Français. Or, l’ARENH un des principaux coûts qui pèse sur le TRV (près de 17% du prix du TRV) vient d’atteindre son plafond ; les fournisseurs alternatifs l’ayant préféré ces derniers mois au marché de gros suite à la hausse des prix sur les cours.

Cette aberration conduirait à une sur-rémunération d’EDF qui verrait sa marge augmentée au détriment des consommateurs. Certains fournisseurs alternatifs ne seraient pas en reste puisqu’eux aussi augmenteraient leur marge – le prix de l’électricité qu’ils commercialisent étant indexé sur les TRV. Or l'un des principes des tarifs réglementés est de couvrir uniquement les coûts d'EDF, pas ceux de ses concurrents, et de faire bénéficier aux consommateurs d'un prix du nucléaire historique compétitif.

Que peut faire le Gouvernement pour contrer les hausses ?

Plusieurs solutions s’offrent au Gouvernement pour ne pas trop impacter cette évolution tarif électricité sur le consommateur comme :

  • réduire les taxes et contributions – dont la TVA et la CSPE – qui pèsent pour près de 36% sur la facture d’électricité finale ;
  • revoir le mode de calcul du tarif réglementé de vente de l’électricité ;
  • il serait contre-productif de refuser la hausse des prix souhaitée par la CRE car elle serait invalidée par le Conseil d'Etat.

Alors que la piste d'une baisse de la CSPE avait été évoquée, il semble que celle du changement de la méthode de calcul soit désormais privilégiée.

Nous ne nous satisfaisons pas de ce mode de calcul que nous avons hérité du précédent mandat et même du mandat d'avant ; ça a été voté deux fois par le Parlement sous une majorité de droite en 2010 et sous une majorité de gauche en 2015.

Le ministre du Développement Durable et de l’Energie, François De Rugy le 26 avril 2019 BFMTV

Les taxes sur la facture d’électricité

A quoi servent ces taxes et autres contributions sur le prix de l’électricité ? Y a-t-il vraiment moyen d’agir dessus pour réduire le montant de la facture d’électricité du consommateur ? Si on reprend ce qu’on a abordé dans l’article, le prix de l’électricité se décompose en différents facteurs que l’on peut décomposer en : production, acheminement et fiscalité. Or, les taxes sur le prix de l’électricité et l’abonnement représentent près de 36% du montant total sur une facture d’électricité.

Il y a 4 taxes et contributions obligatoires :

  • la TVA, de deux types avec une TVA à taux réduit (5.5%) sur la part de l'abonnement et une autre à taux plein (20.0%) sur les consommations.
  • la CSPE (Contribution au Service Public de l'Electricité) fixée à 22,5 €/MWh, permet le financement des tarifs de rachat élevés des énergies renouvelables, les missions du service publics tels que le médiateur de l’énergie.
  • la CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement) servant au financement des retraites du personnel des industries électriques et gazières (IEG), principalement le personnel d'EDF et d'Engie.
  • les TCFE (Taxes sur la Consommation Finale d'Electricité) sont des taxes locales payées par la plupart des particuliers dont la puissance de compteur est inférieure à 250 kVA. Ces taxes locales sont fixées par chaque commune et département de manière indépendante.

Il semble que le Gouvernement a étudié la question de baisser certaines de ces taxes afin d’alléger la facture, telles que la TVA et la CSPE. D’autant plus que la TVA pèse également sur les taxes CTA, TCFE et CSPE. Cette dernière est la taxe qui a vu son taux augmenter le plus en 10 ans. Censée financer le développement des énergies renouvelables, la CSPE a passé la main à la taxe sur les énergies fossiles.

Augmentation prix électricité 2019 : comment y échapper ?

Face à l’augmentation des tarifs réglementés de l’électricité, y existe-t-il des échappatoires pour le consommateur afin qu’il ne subisse pas cette hausse des tarifs d’électricité ? La tentation peut être grande pour certains particuliers de quitter le fournisseur EDF au profit d’une offre d’électricité moins chère. Sachez que depuis 2007, le marché de l’énergie en France est ouvert à la concurrence. Comme vu précédemment dans cet article, EDF se partage le terrain avec des fournisseurs alternatifs proposant des offres d’électricité à des tarifs inférieurs à ceux du TRV.

Sans rentrer dans le détail, car chaque fournisseur applique sa propre politique tarifaire et est soumis à des contraintes qui lui sont propres, il existe deux grands types de tarifs disponibles fixés librement par chaque fournisseur alternatif sans avoir à se plier aux recommandations de la CRE.

  • Les offres à prix fixes dont le prix du kWh d’électricité ne bouge pas pendant toute la durée du contrat (de 1 à 3 ans). Ce type de tarif permet au consommateur de ne pas subir les augmentations légales du prix de l’électricité telles qu’on vient de le voir dans cet article. L’offre à prix fixe permet d’avoir une tranquillité d’esprit d’une certaine façon.
  • Les offres à prix indexés où est appliqué un pourcentage de remise sur un prix kWh d’électricité déterminé. Généralement, le fournisseur alternatif se sert du TRV comme référentiel et applique sa remise dessus ; toutefois il existe aussi des offres de marché à prix indexés où le fournisseur choisit librement le prix du kWh d’électricité qu’il souhaite vendre.

Pour trouver une offre moins chère, il est possible de comparer les fournisseurs d'électricité en France.

Evolution des tarifs de l’électricité depuis 10 ans

Le prix de l’électricité a augmenté en France de plus de 30% depuis 2007 - et ce sans compter la forte augmentation des taxes. Que représente la hausse du tarif réglementé par rapport aux autres énergies ? Paye-t-on son électricité si chère par rapport à nos voisins européens ? Sommes-nous si bien lotis en fin de compte ?

Prix de l’électricité par rapport aux autres énergies

Comparons le prix du kWh électrique par rapport aux prix du kWh des autres énergies disponibles sur le poste du chauffage. L’électricité représente le coût le plus cher pour les consommateurs. La transition énergétique voulue par le Gouvernement avec une production d’énergies renouvelables d’environ 30% en 2030 pourrait inverser la donne… Encore faut-il se donner les moyens de le faire, le développement des énergies renouvelables peinant à atteindre les 15% en 2019.

En outre, si le nucléaire est une source décarbonnée, il demande des frais de maintenance et de gestion assez importants et onéreux, cette charge se reflète sur le prix de l’électricité. A contrario, les autres énergies tels que le gaz naturel ou le gaz propane sont moins coûteux mais dégagent des émissions de co2 beaucoup plus conséquentes.

Comparaison du prix de l’électricité en France et en Europe

Au second semestre 2018, le prix du kWh électrique TTC de l’Union Européenne était de 0,213€ TTC/kWh en moyenne. Ce qui place la France est en dessous de la moyenne européenne puisque le prix du kWh TTC est de 0,179€. Toutefois, notre pays se positionne en 17e rang par rapport aux autres pays Européens. Le prix de l’électricité la moins chère en Europe revient à la Bulgarie 0,100€ TTC/kWh et la plus chère à l’Allemagne avec 0,300€ TTC et au Danemark avec 0,313€ TTC. Notre voisin allemand compte sur une production d’électricité basée essentiellement sur les énergies fossiles, le pays ayant fortement amoindri son recours au nucléaire dès le début des années 2000. Contrairement à notre pays, où la production d’énergie hexagonale est majoritairement issue du parc nucléaire à près de 71%… relativement compétitive, peu carbonée mais tout de même nocive en termes environnementaux et de sûreté.

Quand on sait que les objectifs de la transition énergétique en France visent à baisser la production nucléaire à 50%, nul doute que les énergies renouvelables dans le cadre du mix énergétique devront plus se développer. La question est de savoir si le prix de l’électricité en France restera aussi compétitif par rapport à certains de ses voisins européens.

L’ouverture du marché en France a-t-elle vraiment été bénéfique ?

Economies : tirelire en train d'être remplie par des pièces

Depuis 2007, le marché de l’énergie est ouvert à la concurrence, pourtant le bilan est assez mi-figue mi-raisin puisque le secteur de la fourniture d’électricité compte seulement un peu plus de 20% des clients en offres de marché. Le marché du gaz naturel se porte mieux avec près de 50% de ses clients en offres de marché. Pourtant les offres d’électricité au tarif de marché sont une opportunité de réduire sa facture d’électricité, les fournisseurs alternatifs proposant des tarifs avantageux pour le même service qu’EDF. En effet, si la majorité des consommateurs particuliers ne sont pas rués sur les offres de marché cela tient peut-être à différentes raisons :

  • la confiance assez ancrée pour le fournisseur historique ;
  • le manque d’informations sur la possibilité de changer de fournisseur d'électricité et de résilier son contrat d'électricité sans frais ;
  • le fait que la plupart des consommateurs pensent que l’électricité sera de moins meilleure qualité que celle délivrée par EDF. Cela est absolument impossible puisque la délivrance de l’énergie électrique est assurée par ENEDIS pour l’ensemble des fournisseurs d’électricité ;

Il reste que les fournisseurs alternatifs multiplient le nombre d’offres de marchés avec des tarifs plus ou moins avantageux, accompagnés par un panel de services complets qui pourraient séduire de plus en plus de consommateurs à l’avenir. Si la hausse du tarif réglementé continue sur le même tempo dans les années avenir, il est fortement envisageable que les consommateurs se tournent vers ces offres de marchés.

On observe toutefois que cette ouverture du marché de l'énergie n'a pas vraiment rempli son objectif de baisse des prix, avec une hausse du tarif réglementé HT de +32% en 10 ans et des offres concurrentes qui sont certes moins chères, mais au-dessus du niveau de 2007. Et cela ne devrait pas changer, puisque la demande en électricité étant en croissance et les indicateurs démontrent que cela ne devrait pas s'améliorer dans les années à venir.

Perspectives d’évolution du tarif EDF en 2030 : les prix baisseront-ils un jour ?

Y a-t-il une chance que le tarif réglementé – tarif bleu EDF – baisse un jour prochain ? Les indicateurs sont assez négatifs, puisque les prévisions de la CRE laissent à penser que le prix du kWh électrique va s’envoler dans les prochaines années, renforcées par celles de l’UFE (Union Française de l’Electricité) qui prévoient un scénario avec une augmentation de +50% d'ici 2030.

Quelques questions se posent :

  • Y a-t-il un intérêt à conserver le tarif réglementé qui ne semble plus si avantageux ?
  • Comment le Gouvernement va-t-il continuer à proposer une électricité à un tarif préservant le pouvoir d’achat des Français, tout en veillant à financer et atteindre les objectifs de la transition énergétique ?
  • Peut-on avoir un mix énergétique avec une part nucléaire amoindrie, sans avoir recours aux énergies fossiles et faire exploser ses émissions de gaz à effets de serre comme en Allemagne par exemple ?
  • Le nucléaire, qui voit son coût augmenter partout dans le monde, est-il encore une énergie d'avenir ?
  • L'investissement public ne doit-il pas davantage être porté vers la rénovation énergétique et les économies d'énergie ?
  • Comment s'assurer que les sources de renouvelables soient aussi financées par des acteurs privés et à un coût le plus bas qui soit ?
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