Electricité : une facture moyenne de 960 euros qui risque de grimper pour les Français

Euros
La facture d'électricité pèse de plus en plus sur le porte-monnaie des ménages français.

Selon les chiffres de l’institut de la statistique et des études économiques (Insee), la facture d'électricité moyenne des Français est d'environ 960 euros par an. Un montant qui devrait continuer à grimper au vu de la hausse de presque 6% à venir en juin prochain. Comment expliquer l'envolée des tarifs ? Comment la prévenir pour ne pas risquer d'avoir une facture trop lourde ? 

Les taxes sur l'énergie, un poids important sur la facture d'électricité

Pour faire ce calcul, l'Insee s'est basé sur la consommation globale d'électricité des Français. Il fait savoir que "la consommation d’électricité des ménages s’établit à 28 milliards d’euros [en 2016, dernière année étudiée] (…) soit 960 euros en moyenne par ménage et par an". Une facture notamment plombée par les taxes auxquelles fait face l'énergieEn 2016, les taxes constituaient 35% de la facture d'énergie, alors qu'elles en représentaient 26% en 2010.

A titre d'exemple, la contribution au service public de l’électricité (CSPE) représente 15% du total de la facture et son montant s'est envolé ces dernières années. Si on en croit l'Insee, "cette contribution acquittée par les consommateurs permet, entre autres, de financer le surcoût de l’électricité d’origine renouvelable". C'est d'ailleurs une autre taxe sur l'énergie, la "taxe carbone" qui intervient sur les carburants qui a mis le feu aux poudres en Novembre dernier en France et déclenché le mouvement des gilets jaunes

Des prix de l'électricité qui continuent à s'envoler

Et malheureusement, la facture d'électricité pourrait continuer à s'alourdir dans les mois à venir. Selon les calculs de l'Insee, le coût supplémentaire annuel moyen oscillera entre 48 et 56 euros pour les ménages. La facture annuelle moyenne d'électricité pourrait donc être portée à plus de 1000 euros à l'année. En effet, après des mois de gel des tarifs, le gouvernement a choisi de se plier aux recommandations de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE). Les tarifs réglementés de vente de l'électricité devraient donc augmenter de 5,9% dès le mois de juin. 

Le rôle du nucléaire sur les tarifs de l'électricité

Toutefois, les Français sont loin d'être les consommateurs les plus taxés d'Europe. Comme le met en exergue l'Insee, "un ménage français paye en moyenne son électricité 20 % moins cher que dans l’ensemble de l’UE, et pratiquement moitié moins qu’un ménage allemand". Un phénomène qui s'explique par la part du nucléaire dans le mix énergétique français. En effet, l'atome représente les trois quarts de la production d'électricité française. Si l'énergie produite par l'atome apparait à première vue plutôt bon marché, il n'en est rien surtout à long terme. Son prix devrait flamber au vu des coûts de maintenance et démantèlement du parc vieillissant. A cela s'ajoutera le prix des investissements en infrastructures pour les énergies renouvelables. Cependant, les énergies vertes deviennent de plus en plus rentables et leur développement pourraient sur la longue durée compenser les augmentations. 

Comment compenser les hausses à venir ?

Si le prix de l'électricité monte, il est possible de pallier la hausse, voire de faire baisser ses factures d'électricité. En effet, en changeant de fournisseur pour une offre concurrente plus adaptée à son profil de consommation, il est possible de faire des économies importantes. N'hésitez pas à regarder les offres vertes low-cost, il en existe de nombreuses proposées par les fournisseurs d'électricité. Elles vous permettront de réduire le montant des factures tout en consommant plus écologique. 

Par ailleurs, si vous ne savez pas pour quelle offre opter, il convient de s'orienter vers les achats groupés. Il s'agit de regroupement de consommateurs permettant de négocier des tarifs ultra-compétitifs.

En outre, faire des économies d'énergie se traduit en économies sur les factures. En débranchant les appareils et les chargeurs lorsqu'ils ne sont pas utilisés, en baissant de quelques degrés la température de ses radiateurs électriques, ou en utilisant des ampoules basse consommation. Autant de gestes simples qui permettent de réduire les dépenses sans que le confort en pâtisse.

Enfin, il est également possible d'entamer des travaux de rénovation thermique dans son logement. Une meilleure isolation permettra de dépenser moins et de réaliser des économies de long terme. Pour financer ce type de travaux, de nombreuses aides, telles que le crédit d'impôt sur la transition énergétique (CITE) ou les subventions de l'Agence Nationale de l'Habitat (Anah) sont mises à la disposition des ménages. 

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