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Tarif bleu de l'électricité : une augmentation de 5,9% au 1er juin

Après une période de gel cet hiver, les tarifs de l'électricité vont flamber à partir du 1er juin.

C'est confirmé, le tarif de l'électricité augmentera dès le 1er juin 2019 de 5,9%. Une hausse importante après des mois de gel du tarif bleu de l'électricité que l'association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) et le médiateur de l'énergie dénoncent. 

Quelles sont les raisons de l'augmentation ? 

Après des mois de gel, si l'on en croit CLCV, "la commission de régulation de l'énergie (CRE) considère qu'il faut augmenter le tarif d'EDF pour éviter la faillite des fournisseurs alternatifs." Sur le sujet, le gouvernement fait donc le choix de suivre la recommandation de la CRE. Comme le met en exergue le cabinet de François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire : "Nous nous étions engagés à ne pas entériner cette hausse pendant l’hiver, période où la consommation est la plus élevée afin d’en limiter l’effet sur le pouvoir d’achat des Français. Mais passé le délai, nous ne pouvons nous opposer à la recommandation de la CRE." Une augmentation qui se fera fortement sentir pour les ménages. Pour compenser la hausse, des solutions de suppression de la TVA sur les taxes sur l'énergie avait été avancées, mais elles sont pour l'instant rejetées par le gouvernement. 

Une augmentation "injuste" et "infondée"

La hausse aura bien lieu. Toutefois, elle est remise en question par de nombreux acteurs publics ou civils qui y voient une pression supplémentaire sur les ménages en situation de précarité énergétique. A commencer par l'Autorité de la concurrence qui s'oppose à cette augmentation, "trop forte et sans fondement", selon elle. Un argument repris par François Carlier délégué général de CLCV, qui explique qu'il s'agit d"une hausse infondée et injuste qui n'a rien à voir avec l'augmentation des coûts d'EDF". L'association fait d'ailleurs savoir qu'elle s'engage à saisir "le Conseil d'Etat pour demander l'annulation de cette hausse". De son côté, le médiateur de l'énergie, ne cache pas son étonnement. Selon lui, l'Etat "prend le risque de cautionner une hausse qui pourrait s'avérer injustifiée". Ce phénomène pourrait entraîner d'autres effets, et notamment davantage d'incompréhensions sur le montant des factures pour les consommateurs.

La concurrence, solution pour compenser la hausse ? 

Pour ne pas souffrir trop de la hausse, François de Rugy invite les Français à se tourner vers la concurrence : "Il y a d'autres offres et les Français peuvent choisir maintenant pour la fourniture du gaz et de l'électricité". Une idée qui peut effectivement aider les ménages à réduire leurs factures d'énergie, à condition de trouver l'offre la plus adaptée à leur profil de consommation. Pour aider les consommateurs à s'y retrouver, le comparateur en ligne de Selectra leur permet d'estimer les économies possiblement réalisables en changeant de fournisseur. D'autre part, la libéralisation du marché de l'énergie, en 2007, a permis l'émergence d'opérations permettant de réaliser d'importantes économies, à l'instar des achats groupés, dont le but est de regrouper le plus grand combre de consommateurs afin de négocier des tarifs très compétitifs avec les fournisseurs. Encore peu connus, ils peuvent effectivement aider les foyers à faire baisser le montant de leurs factures de gaz ou d'électricité

Toutefois, la concurrence ne peut pas être l'unique biais pour le gouvernement de redonner du pouvoir d'achat aux Français. En effet, la précarité énergétique touche de plein fouet certains ménages qui ne peuvent plus souscrire des offres d'énergie. C'est pourquoi, Jean-Louis Gaubert, médiateur de l'énergie appelle l'Etat à la création d'un "fournisseur de dernier recours".

Enfin, la transition énergétique peut être l'occasion de lutter contre ce phénomène puisque de nombreuses familles françaises vivent dans des "passoires thermiques" et dépensent énormément pour pouvoir se chauffer dignement. Pour combattre ce problème, Jean-Louis Gaubert souhaite que le gouvernement impose un "niveau de performance énergétique minimal" pour les logements mis à la location.

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