Une hausse de 15 % de la facture de gaz (+ 231 €) qui se confirme pour le 1er mai

Les frappes récentes sur le complexe gazier de Ras Laffan au Qatar (deuxième exportateur mondial de GNL) et les menaces de représailles américaines ont mis le feu aux poudres sur les marchés de gros.

Le cours du baril de Brent s'est envolé de 5 % en une seule journée, et le prix du gaz a suivi la même trajectoire. Ces tensions se répercuteront mathématiquement sur le Prix Repère du Gaz du mois de mai.

Pourquoi la hausse ne frappe-t-elle qu'en mai, alors que le mois d'avril affiche une baisse officielle ? Ce paradoxe s'explique par la méthodologie de calcul de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), qui intègre un décalage technique d'environ deux mois pour lisser les tarifs.

La baisse de 0,9 % actée pour le mois d'avril n'est donc qu'une photographie des marchés de début d'année, avant le blocage du détroit d'Ormuz. Le véritable choc, reflet de la crise en cours, déferlera dans six semaines.

Les chiffres réactualisés ce 20 mars 2026 par Selectra mesurent l'ampleur de l'impact pour les consommateurs :

  • L'impact sur le kilowattheure (kWh) : Pour un foyer se chauffant au gaz (zone 1), le prix TTC de l'énergie passerait de 0,10415 € en avril à 0,12428 € en mai, soit une augmentation de 19,3 % !
  • L'impact sur la facture globale : En intégrant l'abonnement, la facture annuelle moyenne d'un client type passerait de 1543 € à 1774 €. C'est une progression nette de 15,02 %, soit un surcoût de 231 € par an acté en un seul mois.
  • Les petits consommateurs également touchés : Pour les ménages utilisant le gaz uniquement pour la cuisson et l'eau chaude, la hausse de la facture est estimée à + 8,6 % sur le mois de mai.

Pourquoi l'impact de mai sera (temporairement) limité

Si la hausse annoncée d'environ 15 % de la facture de gaz est historique, son effet immédiat sur votre portefeuille sera paradoxalement atténué par le calendrier. En effet, cette augmentation intervient au mois de mai, c'est-à-dire à la fin de la période de chauffe.

Or, pour un ménage équipé d'une chaudière au gaz, le chauffage représente à lui seul près des deux tiers (65 à 70 %) de la facture annuelle. Durant le printemps et l'été, votre consommation chute drastiquement (seuls l'eau chaude et la cuisson sont sollicitées). Le surcoût réel payé chaque mois sera donc relativement faible jusqu'à l'automne.

Le véritable danger réside dans l'enlisement de cette crise. L'impact budgétaire deviendra catastrophique si ces prix restent durablement élevés l'hiver prochain, lorsque les radiateurs tourneront à nouveau à plein régime.

Le scénario jusqu'à l'hiver 2026 : un enlisement durable

L'inquiétude majeure ne réside pas seulement dans la violence du choc de mai, mais dans sa persistance. Les marchés actuellement écartent l'hypothèse d'un pic passager.

Nos projections exclusives, calculées mois par mois jusqu'en novembre 2026, confirment que cette hausse de 15 % s'installera comme le nouveau plancher du marché, si la situation en Iran perdure.

Évolution prévisionnelle du budget annuel de gaz (Client Chauffage type - 15 100 kWh/an)
Mois Budget annuel estimé (TTC) Évolution mensuelle Statut
Avril 2026 1 543 € − 0,9 % (vs Mars) Définitif (CRE)
Mai 2026 ~1 774 € + 15,02 % Prévision Selectra
Juin 2026 ~1 765 € - 0,55 % Prévision Selectra
Juillet 2026 ~1 796 € + 1,77 % Prévision Selectra
Août 2026 ~1 800 € + 0,24 % Prévision Selectra
Septembre 2026 ~1 803 € + 0,13 % Prévision Selectra
Octobre 2026 ~1 772 € - 1,7 % Prévision Selectra
Novembre 2026 ~1 771 € - 0,04 % Prévision Selectra

Ces projections montrent que les tarifs ne se détendront pas durant l'été. Le mois de juillet devrait même connaître un nouveau rebond de 1,77 %, portant la facture annuelle au seuil de 1 800 €.

Tant que les infrastructures de GNL qataries resteront sous la menace des tensions militaires, les marchés de gros ne devraient pas retrouver de stabilité, imposant une perte de pouvoir d'achat durable aux ménages en contrat indexé.

Qui paiera cette addition ?

Ce choc ciblera spécifiquement les ménages ayant souscrit une offre indexée sur le Prix Repère Gaz. Ces contrats répercutent chaque mois les évolutions décidées par la CRE. À l'inverse, les consommateurs disposant d'un contrat à prix fixe verront leur facture totalement immunisée contre cette hausse de mai.

L'urgence de bloquer son tarif avant la fin du mois

Face à la persistance des cours à des niveaux élevés, le temps joue contre les consommateurs. Les fournisseurs de gaz, qui s'approvisionnent sur ces mêmes marchés en tension, ont déjà commencé à intégrer de lourdes primes de risque dans le prix de leurs nouvelles offres fixes.

Attendre n'est pas une option. Souscrire un contrat à prix bloqué dès aujourd'hui est la démarche la plus efficace pour contourner la hausse du 1er mai. Simple, gratuite et sans coupure de service, elle vous permet de geler le prix de votre kilowattheure hors taxes avant la prochaine révision de la CRE.

N'attendez pas de recevoir la facture de mai pour réagir : voici les offres à prix fixe les plus compétitives du moment.

Tarifs € TTC. Simulations effectuées pour une consommation domestique de 13450 kWh de gaz par an à Lyon. En savoir plus sur notre Selectra Score.

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