Avril 2026 : le nouveau prix du gaz en baisse de 0,9 %

Après le choc des hausses hivernales de janvier et mars, la publication de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) pour le mois d'avril 2026 semble, à première vue, apporter une timide bouffée d'oxygène. Le Prix Repère Gaz, qui sert de boussole à la majorité des fournisseurs, enregistre en effet un léger recul.

Dans le détail, le prix du kilowattheure pour un foyer se chauffant au gaz (zone 1) passe de 0,10514 € TTC en mars à 0,10415 € TTC en avril, soit une diminution d'environ 0,9 % sur la part variable. Pour les ménages utilisant le gaz uniquement pour la cuisson et l'eau chaude, le tarif s'établit désormais à 0,13488 € TTC. L'abonnement, quant à lui, reste figé à 343,90 € par an pour le profil chauffage.

Pour mesurer l'impact réel de cette mise à jour sur votre pouvoir d'achat, nous avons calculé la facture annuelle d'un ménage moyen consommant 11 200 kWh de gaz par an. Avec les tarifs de mars, cette facture s'élevait à 1521 €. En appliquant la nouvelle grille d'avril, elle descend à 1510 €. Cette évolution représente une économie minime de 11 € sur l'année (soit une baisse globale d'à peine 0,7 % sur la facture complète).

Évolution de la facture annuelle de gaz entre mars et avril 2026 (Profil Chauffage - 11 200 kWh/an).
Mois Prix du kWh TTC Facture annuelle estimée
Mars 2026 0,10514 € 1 521 €
Avril 2026 0,10415 € 1 510 €
Évolution - 0,9 % - 11 € (- 0,7 %)

L'accalmie d'avril ne doit en aucun cas inciter les consommateurs à baisser la garde : elle n'est qu'une illusion d'optique avant le véritable tsunami tarifaire attendu pour le mois de mai.

Pourquoi la baisse d'avril aurait pu être plus importante

Si la facture s'allège très légèrement ce mois-ci grâce à la chute des cours observée en début d'année, cette économie a été en grande partie effacée par une autre ligne de votre facture : les tarifs d'acheminement et de stockage.

En effet, au 1er avril 2026, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a validé une hausse moyenne de 3,41 % des coûts de transport du gaz (les grandes infrastructures gérées par NaTran et Teréga). Cette augmentation s'explique par l'inflation, le rattrapage des comptes passés, mais aussi par une nouvelle obligation écologique. Le récent « Règlement Méthane » européen impose désormais aux opérateurs des investissements massifs pour détecter et empêcher les fuites de ce gaz extrêmement polluant dans l'atmosphère.

Le décalage de la CRE : pourquoi le prix du gaz n'explose pas malgré la crise en Iran

Comment le prix de référence peut-il baisser alors que la planète entière observe avec angoisse le blocage du détroit d'Ormuz et les tensions au Moyen-Orient ? La réponse se trouve dans la méthodologie de calcul officielle de la CRE.

Le tarif publié pour le mois d'avril n'est pas une photographie instantanée du marché actuel. Il s'appuie en grande partie sur le prix PEG mensuel constaté plusieurs semaines auparavant. En clair, la grille d'avril 2026 reflète les achats de gaz réalisés par les fournisseurs entre fin janvier et février, une période où les marchés de gros étaient encore relativement calmes.

C'est ce délai de latence de deux mois qui crée cette illusion d'optique. Le mécanisme de la CRE protège les usagers à très court terme en amortissant le choc immédiat, mais l'impact du conflit iranien sera bien présent dès la prochaine mise à jour au 1er mai.

Le piège des offres indexées

Si vous possédez une offre indexée sur le Prix Repère Gaz, votre facture d'avril sera stable. Mais attention, rester sur ce type de contrat aujourd'hui revient à attendre passivement que la vague inflationniste vous frappe de plein fouet dès le mois de mai.

Le choc de mai se confirme : +16,8 % sur le kilowattheure

Pendant que la grille d'avril s'affiche en légère baisse, les marchés financiers ont déjà intégré le chaos géopolitique actuel. Sous la pression de la guerre en Iran, les prix de gros ont bondi de 45 % en quelques jours. Cette envolée va s'abattre irrémédiablement sur la prochaine publication du gendarme de l'énergie.

Comme le révèlent les dernières prévisions exclusives calculées par Selectra, dans l'état actuel du marché, l'augmentation annoncée pour le 1er mai franchit un cap historique :

  • Un kWh qui s'envole : Le prix de l'énergie (pour un foyer chauffé au gaz) devrait passer de 0,10415 € en avril à environ 0,12163 € en mai. Une flambée de 16,8 % en un seul mois ;
  • Un trou dans le budget : La facture annuelle moyenne d'un client type va gonfler pour atteindre les 1744 €. C'est un surcoût de 216 € supplémentaires à encaisser ;
  • Un enlisement estival : Nos projections jusqu'à l'automne 2026 balayent tout espoir de retour à la normale. Les prix resteront bloqués sur ces nouveaux sommets historiques.

Votre dernière fenêtre de tir pour verrouiller votre budget

L'accalmie d'avril n'est pas une invitation à patienter, c'est votre dernière chance d'agir avant que le couperet ne tombe. Les fournisseurs de gaz adaptent déjà leurs catalogues pour anticiper le cataclysme de mai. Plus les jours passent, plus les contrats protecteurs disparaissent du marché.

La démarche la plus rationnelle aujourd'hui est de basculer immédiatement vers un contrat à prix fixe. En souscrivant pendant le mois d'avril, vous verrouillez le prix de votre kilowattheure hors taxes avant la mise à jour dévastatrice du 1er mai. Vous laissez ainsi le risque géopolitique à la charge de votre fournisseur, garantissant la tranquillité de vos finances pour les 12 à 24 prochains mois.

Voici la sélection des offres de gaz à prix fixe les plus compétitives pour figer votre tarif dès maintenant :

Meilleur prix

Classement par prix annuel TTC croissant (du moins cher au plus cher).

La coche Selectra signale un fournisseur partenaire : l'appel est alors pris en charge par le centre d'appels interne de Selectra. Les numéros sans cette coche renvoient directement vers le fournisseur.

Simulation pour 10 000 kWh/an de gaz, prix TTC.

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