Factures de gaz : les coûts de stockage explosent au 1er avril 2026 (+20%), faut-il s'inquiéter ?

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Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent de maintenir les marchés énergétiques sous pression, une nouvelle donnée vient alourdir la perspective pour les mois à venir. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a officialisé le nouveau « terme tarifaire de stockage » qui sera appliqué dès le 1er avril. Avec une hausse spectaculaire, ce tarif, qui finance la constitution des réserves stratégiques de gaz pour l'hiver, s'établit désormais à près de 400 € par mégawattheure. Cette augmentation, loin d'être anecdotique, vient s'ajouter à l'instabilité actuelle et alourdit la structure des coûts gaziers.
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Le "terme stockage" : l'assurance-vie énergétique des Français
Pour garantir que les chaudières des Français ne s'éteignent pas en plein mois de janvier, la France doit stocker massivement du gaz naturel durant l'été. Ce gaz, acheté quand la demande est plus faible, est conservé dans d'immenses cavités souterraines. Cette mission de service public est assurée par trois opérateurs majeurs : Storengy, Teréga et Géométhane.
Le financement de ces infrastructures ne provient pas directement des factures de gaz au titre de la "consommation", mais d'une composante spécifique intégrée dans le tarif d'acheminement : le terme tarifaire stockage.
Chaque année, la CRE calcule le montant nécessaire pour couvrir les revenus autorisés de ces opérateurs, déduction faite de leurs propres recettes de commercialisation. Ce montant est ensuite collecté par les gestionnaires de réseaux de transport (NaTran et Teréga) auprès des fournisseurs de gaz, qui le répercutent, in fine, sur le consommateur final.
Une hausse de 20 % en un an : la sécurité a un prix
La nouvelle décision tarifaire de la CRE fixe le niveau de ce terme de stockage à 398,08 €/MWh/j/an à compter du 1er avril 2026. Cette progression est marquée par rapport aux années précédentes, reflétant une volonté de garantir la pérennité du système de stockage français dans un environnement géopolitique devenu incertain.
| Année | Montant |
|---|---|
| 2024 | 139,07 € |
| 2025 | 331,44 € |
| 2026 (Nouveau) | 398,08 € |
Cette hausse s'explique par plusieurs facteurs structurels identifiés par le régulateur : les investissements nécessaires à la maintenance des sites, l'apurement des comptes des années précédentes et la nécessité d'assurer des revenus autorisés stables pour des opérateurs dont les coûts d'exploitation augmentent.
En résumé, le "poumon" énergétique de la France coûte plus cher à faire battre.
Un impact dilué mais réel
Contrairement au prix de la molécule de gaz, qui peut varier violemment, le terme stockage représente une part fixe du tarif d'acheminement. Si son augmentation ne provoque pas une flambée immédiate de votre facture à hauteur de 20 %, elle contribue à la tendance haussière des coûts "hors molécule".
Dans un marché où les taxes et tarifs de réseau pèsent de plus en plus lourd, chaque ajustement de ce type grignote un peu plus le pouvoir d'achat des ménages.
Des reversements sous haute surveillance
La CRE ne se contente pas de fixer un tarif : elle organise la répartition des fonds. Les recettes collectées auprès des expéditeurs de gaz seront reversées aux opérateurs selon des clés de répartition strictes : 74,74 % pour Storengy, 18,62 % pour Teréga et 6,64 % pour Géométhane. Ce mécanisme assure une redistribution transparente des fonds nécessaires au bon fonctionnement de chaque site de stockage.
Dans le contexte actuel de forte tension sur les approvisionnements mondiaux, le rôle du régulateur est plus que jamais crucial. En garantissant le financement du stockage tout en poussant les opérateurs à la maîtrise de leurs coûts opérationnels, la CRE cherche l'équilibre périlleux entre sécurité d'approvisionnement et modération des tarifs pour les consommateurs.
Il est toutefois fort probable que cette "facture du stockage" reste orientée à la hausse tant que l'Europe devra compenser sa dépendance aux énergies fossiles importées par des stocks stratégiques renforcés.
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