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Réchauffement climatique : la sécheresse épuisera-t-elle l’assurance ?

Durant l’été 2019, la sécheresse a touché la quasi-totalité du territoire français : quelque 80 départements étaient ainsi impactés. Combien ces sinistres coûtent-ils aux assureurs ? Pourraient-ils pousser à une métamorphose du modèle assurantiel à l’avenir, pour les particuliers et les professionnels ?


Réchauffement climatique : au cœur du modèle assurantiel futur

C'est aujourd’hui au cœur des préoccupations des acteurs assurantiels : les conséquences du réchauffement climatique sur leur modèle économique. Alors que la Terre se réchauffe et que les saisons se métamorphosent au fil des ans, l’impact des vagues de chaleur toujours plus importantes et longues chaque été va taper directement dans le porte-monnaie des assureurs.

D’une part, les dépenses des assurances liées aux les catastrophes naturelles grimpent chaque année. En 2018, Bernard Spitz, patron de la Fédération française de l’assurance – ou FFA –, expliquait qu’en considérant la moyenne « des trois dernières années, on est à 2,7 milliards, presque 3 milliards » d’euros annuels.

Le spécialiste prenait aussi le temps d’ajouter que si nous ne faisions rien dans les 20 années à venir, l’« on doublerait les sinistres en matière de sécheresse et on les quadruplerait en matière de submersion marine ».

Et les dommages et coûts liés à la sécheresse se font déjà sentir. En cet été 2019, la FFA a rappelé qu’il s’agirait dans le futur du sinistre le plus coûteux pour les assurances, mettant l’accent sur la situation préoccupante des agriculteurs. Pour Stéphane Pénet, directeur des assurances de biens et de responsabilité au sein de la FFA, toutes les études liées au secteur viennent attester que, dans le futur, « le poids des dommages causés par les aléas naturels va pratiquement doubler ces 25 prochaines années, par rapport aux 25 dernières années », expliquait-il à l’Agence France Presse – ou AFP. Selon ses estimations, une hausse 150 % du coût des indemnisations assurantielles dédiées à la sécheresse serait envisageable.

La sécheresse : quels niveaux d’alerte en France ?En France, comme dans les cas de fortes pluies, le gouvernement peut déclencher quatre niveaux d’alerte en fonction de l’ampleur de la sécheresse : gris, jaune, orange et rouge – du moins important au plus préoccupant.

Sécheresse : l’assurance va payer cher

La sécheresse n’est pas anodine. Lorsqu’elle dure, elle provoque des dommages sur les logements, faire jouer son assurance. Plus la fréquence des sinistres accroît, plus les taux d’indemnisation augmentent. Pour autant, il est essentiel de rappeler qu’afin que les conséquences de la sécheresse soient couvertes par son assurance, il est impératif que la commune de l’assuré ait fait l’objet d’un décret ministériel attestant de l’état de catastrophe naturelle. « La garantie catastrophes naturelles joue si un arrêté interministériel paru au Journal officiel constate l’état de catastrophe naturelle dans le département ou la zone géographique concernée. Cette garantie couvre les dommages occasionnés par les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols. Cette définition exclut la prise en charge des dommages consécutifs à la chaleur », rappelle ainsi la FFA dans un article très complet sur le sujet.

Ainsi, durant l’été 2019, Stéphane Pénet, expliquait à l’AFP que « grosso modo, depuis quatre ans, ce sinistre coûte désormais chaque année entre 700 et 900 millions d’euros de dégâts assurés ».

Le directeur a aussi précisé que « depuis dix ans maintenant, [la FFA a] constaté une augmentation assez sensible dans les indemnisations [versées] du fait d’aléas naturels (…) Ce que nous disent aujourd’hui les climatologues, c’est que la sécheresse va être le sinistre dont le coût va croître le plus rapidement dans les prochaines années ».

Si lorsque l’on pense à l’assurance dans le cadre du réchauffement climatique, l’on pense plutôt aux sinistres sur les biens, ceux-ci sont loin d’être les seuls concernés. La catastrophe écologique en cours a aussi un impact direct sur la santé des personnes, et donc sur la couverture des contrats de santé, voire de prévoyance. Pour Stéphane Pénet, la montée des indemnisations pour ces contrats est bien réelle. Et elle s’ajoute au reste.

Car si les particuliers sont indéniablement touchés – santé et biens –, l’une des populations les plus atteintes par les épisodes de sécheresse reste évidemment celle des agriculteurs. La FFA insiste sur l’importance pour ces derniers de souscrire à une assurance multirisque climatique, sans quoi ils ne peuvent être indemnisés. La Fédération estime qu’aujourd’hui, seulement 30 % des agriculteurs y souscrivent. Il y a donc un besoin urgent d’information. Pour rappel, il y a seize ans, en 2003, un gros épisode de sécheresse avait coûté quelque 2,3 milliards d’euros aux assureurs en indemnisations.

Réchauffement climatique : comment assurer l’avenir ?Le réchauffement climatique oblige les assureurs à repenser leur modèle de couverture, à destination des particuliers et des professionnels. Ainsi, alors que les offres 100 % digitales se popularisent, certaines tendances se dessinent en parallèle. L’assurance paramétrique, qui a longtemps été réservée au secteur de l’agriculture, devrait ainsi venir s’inviter chez d’autres types de clients à l’avenir, notamment pour leur assurance habitation. Son avantage ? L’indemnisation des sinistres se fait en fonction de différents seuils, ce qui peut, à terme, être avantageux pour les assureurs dans un monde où les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes.

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