Isolation thermique : coût des travaux et retour sur investissement

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L'isolation thermique est un investissement coûteux qui peut se révéler très avantageux par la suite.

L’isolation consiste à mettre en œuvre des procédés pour réduire les échanges thermiques entre une enceinte et l’extérieur ou pour empêcher le bruit de pénétrer dans un milieu clos ou d’en sortir. L’isolation peut donc être thermique et/ou acoustique ; nous faisons dans cet article un focus sur l’isolation thermique.

Isolation thermique : les matériaux les plus efficaces

En quoi consiste l’isolation thermique : définition

L’isolation thermique consiste à empêcher les déperditions de chaleur ou de fraicheur d’une enceinte close. Le but final de l’isolation thermique est donc de minimiser les consommations énergétiques nécessaires à maintenir l’enceinte à une température souhaitée.

L’isolation thermique se fait généralement au niveau des ponts thermiques que sont les portes, les fenêtres, les planchers ou encore les murs ou la toiture. Les isolants thermiques sont caractérisés par leur résistance thermique et leur inertie thermique.

Quels matériaux choisir pour isoler sa maison ?

Il existes différents types d’isolation thermique : l’isolation par l’intérieur, l’isolation par l’extérieur et l’isolation des combles.

Isolation thermique par l’intérieur

L’isolation thermique par l’intérieur ou ITI correspond à l’intégration de l’isolant sur la face intérieure des murs d’un bâtiment. Une telle isolation permet de supprimer les condensations sur des parois froides et ainsi d’améliorer le confort énergétique et même acoustique ; on parle ici d'isolation phonique. Il est possible de réaliser les travaux soi-même rapidement et simplement, en étant bien conseillé. En revanche, l’espace habitable est diminué et les travaux nécessitent l’évacuation des habitants. C'est pourquoi les professionnels du métier ont fait beaucoup de recherches dans le but de développer des isolants thermiques minces et capables de protéger également contre les hautes températures.

Un sol mal isolé peut représenter jusqu’à 17% des déperditions énergétiques. En plus de l’inconfort d’un sol froid en hiver, il est indispensable d’isoler au niveau du sol afin d’optimiser le confort énergétique du bâtiment.

Isolation thermique par l’extérieur

isolation extérieur de maison

L’isolation thermique par l’extérieur ou ITE consiste à envelopper un bâtiment d’un manteau isolant. Ce type d’isolation permet de conserver l’intégralité de la surface habitable intérieure et les travaux n’ont pas d’impact sur l’intérieur du bâtiment. En coupant les ponts thermiques, la performance thermique globale du bâtiment est fortement augmentée et les consommations énergétiques de chauffage sont réduites de 10 à 20% selon les bâtiments.

En revanche, l’isolation par l’extérieur nécessite d’augmenter le coefficient d’occupation au sol (quantité de construction admise sur une propriété, demandé pour un permis de construire) et modifie l’aspect extérieur du bâtiment. Il s’agit de gros travaux qui doivent être réalisés par des professionnels, ce qui peut être coûteux. C'est pourquoi il est généralement préférable de réaliser ce type d’isolation au moment d’un ravalement de façade ou bien d’une rénovation complète.

Il faut impérativement vérifier les règles d’urbanisme de sa commune avant de réaliser des travaux d’isolation thermique par l’extérieur.

Isolation thermique des combles

Selon l’Ademe, 30% des déperditions thermiques d’un bâtiment se font par la toiture. Malgré une bonne isolation des murs et du sol, si la toiture n’est pas isolée, la performance énergétique d’un bâtiment est nettement diminuée. Ainsi, l’isolation par les combles constitue une priorité. En hiver, cela limite les perditions de chaleur et en été, cela limite l’échauffement de l’air intérieur.

Que les combles soient aménagés ou perdus, l’isolation thermique est le moyen le plus rapide pour gagner en efficacité énergétique et améliorer le confort.

Conseils de professionnels pour bien isoler son logement

Quels critères pour choisir les isolants thermiques pour sa maison ?

Sur le marché de l’isolation thermique, de nombreux isolants thermiques existent : laine de verre, laine de bois, laine de roche, chanvre, polystyrène étendue, ouate de cellulose, polyuréthane, textile recyclé, laine de mouton, etc.

Résistance thermique

isolation laine de verre

Chaque isolant présente des niveaux de performance différents correspondant à la résistance thermique (R) : plus elle est élevée, plus la consommation énergétique sera faible. Plus précisément, la résistance thermique R est exprimée en m2/°C/W. En faisant le rapport entre l'épaisseur du matériau en mètres et son coefficient lambda de conductibilité (en W/m°C), on obtient la valeur R de l’isolant.

Un produit est qualifié d’isolant lorsque le coefficient R est au moins égal à 0,5 m2/°C/W. Ce qui correspond à 2 cm d'isolation avec des produits standard de type polystyrène ou laine minérale. Pour évaluer la performance thermique d’un isolant, il faut prendre en compte l’épaisseur du matérieu et sa conductivité thermique.

Durée de vie

Autre critère de choix d’un isolant : la tenue dans le temps car chaque isolant a une durée de vie différente. Les isolants pour le sol durent généralement de la construction à la démolition du bâtiment. Les isolants insérés dans les murs restent jusqu’au changement d’aménagement d’une pièce. Quant aux isolants pour toitures, leur durée de vie est la même que celle de la toiture.

Tout dépend cependant des conditions météorologiques ainsi que de la présence ou non de rongeurs dans la zone géographique où se situe le bâtiment.

Environnement et santé

Enfin, l’impact environnemental de l’isolant est un critère de choix important. Certains isolants ne seraient pas « naturels » et auraient des effets néfastes pour la santé.

Les fiches de déclarations environnementales et sanitaires (FDE&S) permettent d’avoir une idée de l’impact environnemental des matériaux isolants. Ces fiches sont basées sur l’analyse de cycle de vie du matériau qui permet d’analyser le cycle de vie du produit depuis son extraction jusqu’à la fin de vie du matériau.

La réglementation thermique 2012 (RT 2012)

La RT 2012 date du grenelle de l’environnement et s'inscrit dans la démarche de transition énergétique. Elle a pour objectif de « limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/ (m2.an) en moyenne ». Elle impose aux futurs constructeurs de nouvelles règles ayant pour objectif de réduire les consommations énergétiques.

isolation immeubles en construction

Cette réglementation se traduit par certaines normes : dorénavant lorsque l'on souhaite construire une maison, il faut tenir compte de son orientation pour optimiser l'éclairage naturel, la chaleur de l'habitation mais également le niveau d'isolation. Il faut respecter un seuil de consommation énergétique au mètre carré, ce seuil étant bien entendu différent selon la taille de la maison mais aussi du lieu d'habitation. En effet ce seuil ne peut être le même dans deux régions où le climat est différent et où l'altitude n'est pas la même.

Elle vise également à impulser l’évolution des technologies pour le bâti et les équipements et à diminuer les charges des habitants.

Les bons gestes au quotidien pour optimiser son isolation

Une isolation thermique optimale passe également par des gestes au quotidien :

  • Ouvrir les fenêtres environ 5 à 10 minutes par jour permet de renouveler l’air du bâtiment.
  • Avoir un bon isolant thermique est inutile si les fenêtres ne sont pas étanches. Il est donc indispensable de vérifier l’étanchéité afin de limiter les déperditions d’air.
  • Ne chauffer pas trop fort : une baisse de 1 degré représenterait une baisse de 7% sur la facture énergétique.
  • Fermer les volets la nuit permet de réduire les déperditions de chaleur par les fenêtres.
  • Un entretien régulier du système de chauffage permet d’économiser jusqu’à 5% annuellement.

Coût de l'investissement pour isoler son logement

Prix des isolants thermiques et critères de choix

Tarifs des isolants thermiques et caractéristiques
Type d'isolant Epaisseur
en cm
Coût par m² pour 1 cm d'épaisseur Coût par m² pour l'épaisseur totale
Laine de bois 19,75 1,75 € 34,56 €
Laine de verre 20,5 0,51 € 10,39 €
Chanvre 20,75 1,28 € 26,56 €
Polystyrène expansé 17 0,93 € 15,87 €
Polyuréthane 12,5 3,17 € 39,58 €
Liège expansé 19,25 2,62 € 50,44 €
Ouate de cellulose (panneau) 19,75 1,82 € 35,90 €
Textile recyclé 19,5 0,94 € 18,33 €
Laine de mouton 20 1,54 € 30,80 €
Paille 32,5 0,19 € 6,19 €
Laine de roche 21,5 0,61 € 13,01 €
Prix des isolants thermiques et caractéristiques
Isolant Lambda Densité
kg/m3
Classification au feu Isolation acoustique Prix moyen
€/m2/100mm
Laine de chanvre 0.039 40 Inflammable Bonne 10-15
Laine de coton 0.040 15 Inflammable Bonne 10-15
Laine de bois 0.040 40 Inflammable Bonne 15-25
Laine de mouton 0.039 15 Inflammable Bonne 20-25
Laine de verre 0.037 20 Incombustible Bonne 2-10
Laine de roche 0.037 20 Incombustible Bonne 2-10
Ouatte de cellulose 0.038 35 Difficilement inflammable Très bonne 20-25
Polystyrène 0.037 15 Fumées nocives Mauvaise 5-20
Liège 0.045 15 Inflammable Bonne 20-25
Lin 0.037 30 Inflammable Bonne 10-15
Polyuréthane 0.022 30 Inflammable Moyenne 20-25

Quelles économies après des travaux d'isolation thermique ?

Les économies réalisées suite à des travaux d’isolation thermique dépendent de plusieurs facteurs : les performances futures du bâtiment (kWh/m²/an multiplié par la surface du bâtiment) et le coût d’approvisionnement, selon le type d’énergie prévue (électricité ou gaz) et le fournisseur d'énergie, car tous ne pratiquent pas les mêmes prix ! On estime qu'un foyer peut économiser en moyenne jusqu'à 200€ par an en quittant les tarifs réglementés d'EDF (électricité) ou d'Engie (gaz naturel).

Lorsqu’on parle d’économies suite à des travaux d’isolation thermique, il faut penser au long terme. Malgré un coût financier non négligeable au moment de la réalisation des travaux, les économies en terme de consommation d’énergie vont se ressentir dès les premières factures. En revanche, le retour sur investissement n’interviendra qu’au bout de quelques mois, voire quelques années.

L’Etat prévoit un certain nombre de crédits d’impôts pour les investissements énergétiques.

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