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Efficacité énergétique : l'Europe se fixe de nouveaux objectifs pour 2030

Commission européenne
L'union européenne cherche à améliorer son efficacité énergétique. Les dernières négociations amènent l'objectif à 32,5% à horizon 2030.

Dans le cadre de l'accord de Paris, l'Union européenne s'est donné un nouvel objectif : réduire d'environ un tiers sa consommation d'énergie à horizon 2030. Si elle est approuvée par les eurodéputés, cette ambition devraient figurer dans le paquet final "Energie propre", la feuille de route énergétique proposée par la Commission européenne

Parvenir en 2030 à une efficacité énergétique de 32,5 %

Suite à la COP 21, l'UE s'est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 40 % d'ici 2030. Cependant, elle ne s'était penchée qu'à court terme sur l'efficacité énergétique avec des objectifs à horizon 2020. Troisième volet de ce paquet "Energie propre", la future législation donne aux Européens un objectif d'efficacité énergétique très clair : de 32,5 % d'ici 2030, a mi-chemin entre les volontés de l'exécutif européen (30 %) et celle du Parlement (35 %). Cet objectif est le résultat de discussions entre les négociateurs du Parlement et les membres du Conseil européen sur les mesures établies par la Commission en novembre 2016. Pour entrer en vigueur, il devra encore être validé en séance au Parlement européen et par le Conseil des ministres de l’UE. 

"Malgré les réticences des gouvernements, nous sommes parvenus à atteindre un objectif global de 32,5 % et des économies annuelles de 0,8 %", s'est félicité l'eurodéputé écologistes luxembourgeois Claude Turmes. Le rapporteur du paquet a néanmoins reconnu "cette avancée demeure insuffisante au regard de nos engagements climatiques". Ces derniers propos sont mis en relief par les ONGs environnementales. "Cet objectif peu élevé, non contraignant, restera dans les livres d'histoire comme une opportunité manquée malgré les meilleurs efforts du Parlement européen et de plusieurs Etats membres progressistes." a notamment déploré, le World Wildlife Fund (WWF).

Outre les objectifs, le texte vise notamment à améliorer les modalités d'information des consommateurs sur leur consommation individuelle d'énergie, notamment en matière de systèmes collectifs de chauffage, de climatisation ou de production d'eau chaude

Cette législation fait suite aux mesures prises le 14 juin dernier sur les énergies renouvelables dont l'objectif a été à 32 %, ainsi que sur l'efficacité énergétique des bâtiments pour transformer, d'ici 2050, les édifices existants en une structure à énergie quasi nulle. Les autres volets majeurs sur l'énergie sont à venir dans les prochains mois et permettront la clôture du Paquet. 

Les énergies propres : moteur de la croissance économique 

Pour la Commission européenne, les énergies vertes sont un secteur de développement économique. Selon elle, eces énergies ont généré plus de 300 milliards d'euros d'investissements dans le monde en 2015. Par voie de presse, elle fait également savoir que "ce paquet peut susciter jusqu'à 1% de hausse du PIB au cours de la prochaine décennie et créer 900 000 nouveaux emplois". 

Si l'on en croit M. Maroš Šefčovič, vice-président chargé de l'union de l'énergie, "Le paquet va dynamiser la transition énergétique en modernisant notre économie. À la tête de l'action mondiale pour le climat ces dernières années, l'Europe donne aujourd'hui l'exemple en créant les conditions pour des emplois, de la croissance et des investissements durables. Les propositions présentées concernent tous les secteurs de l'énergie propre: recherche et innovation, aptitudes, bâtiments, industrie, transports, numérique, finance pour n'en nommer que quelques-uns. Ces mesures donneront à tous les consommateurs et entreprises d'Europe les moyens de tirer le meilleur parti de la transition énergétique."

Des perspectives encourageantes quand on sait que les énergies vertes, en plus de leur intérêt environnemental, sont de plus en plus rentables. D'après un rapport du 13 janvier 2018 de l’Agence Internationale des Energies Renouvelables (Irena), les coûts de production des énergies renouvelables devraient baisser et atteindre des prix entre 30 et 100 dollars le mégawattheure en 2020. Les énergies fossiles seraient alors moins compétitives puisque les tarifs oscilleraient entre 50 et 170 dollars le MWh. A cette date, les énergies vertes devraient permettre la production de 26% de l'électricité mondiale selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

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