Prix du gaz : pourquoi votre facture va encore changer au 1er avril 2026 (une nouvelle hausse à prévoir)

Prix du gaz : pourquoi votre facture va encore changer au 1er avril 2026 (une nouvelle hausse à prévoir)

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La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a officialisé les ajustements tarifaires pour le transport et le stockage du gaz naturel. Prévue pour entrer en vigueur le 1er avril 2026, cette révision technique s'appuie sur une hausse de 3,41 % des coûts d'acheminement. Ce mouvement, dicté par l'inflation et de nouvelles exigences climatiques européennes, pose désormais une question concrète : quel sera l'impact réel sur le Prix Repère Gaz et, par extension, sur la facture mensuelle des consommateurs ?

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Transport du gaz : une hausse de 3,41 % confirmée pour avril 2026

Le réseau de transport de gaz français, piloté par NaTran et Teréga, va connaître une évolution de sa structure de coût. Conformément au cadre pluriannuel ATRT8, le régulateur a validé une augmentation moyenne des termes tarifaires de 3,41 %

Cette décision, qui semble s'éloigner des préoccupations quotidiennes, finance pourtant l'entretien et la modernisation des milliers de kilomètres de canalisations qui irriguent le territoire.

Plusieurs facteurs expliquent ce redressement tarifaire. Outre une inflation persistante qui renchérit les coûts d'exploitation des gestionnaires de réseau, les autorités doivent composer avec l'apurement des comptes de régularisation. 

Si l'année 2025 avait bénéficié d'une baisse conjoncturelle, le cycle actuel impose un rattrapage pour garantir l'équilibre financier des opérateurs. Le régulateur précise toutefois que ce nouveau tarif reste inférieur de 1,3 à 2,5 % aux prévisions initiales établies en 2024, limitant ainsi la sévérité de la hausse pour les utilisateurs du réseau.

Si la majorité des changements intervient au printemps, les tarifs aux points d'interconnexion (PIR), qui régulent les échanges de gaz avec nos voisins européens, ne seront modifiés qu'au 1er octobre 2026. Cette mesure vise à respecter les standards de commercialisation des capacités à l'échelle du marché unique européen.

Stockage souterrain : des trajectoires contrastées selon les opérateurs

Le stockage du gaz constitue le "poumon" énergétique de la France, indispensable pour passer l'hiver sans encombre. Ici, le régulateur a opté pour une approche différenciée selon les capacités et les besoins d'investissement des trois acteurs majeurs du secteur :

  • Storengy : Le revenu autorisé de la filiale d'Engie progresse de 4,3 % par rapport à 2025.
  • Teréga : L'opérateur du Sud-Ouest voit son revenu autorisé baisser légèrement de 0,3 %.
  • Géométhane : Le gestionnaire des sites de Manosque enregistre la baisse la plus marquée avec -1,5 %.

Ces variations résultent d'un arbitrage complexe entre la baisse des prix de l'énergie nécessaire au fonctionnement des installations et la nécessité de financer de nouveaux programmes de recherche et développement. 

Storengy, par exemple, doit engager des travaux spécifiques sur la sécurité des cavités salines et la caractérisation de certains dépôts minéraux, des projets jugés essentiels par la CRE pour maintenir l'intégrité du système à long terme.

Le "Règlement Méthane" : le nouveau coût de la lutte pour le climat

Derrière ces chiffres se cache une nouvelle réalité législative : le Règlement européen (UE) 2024/1787. Ce texte impose aux gestionnaires de réseaux de gaz des obligations en matière de détection et de réparation des fuites de méthane, un gaz au pouvoir de réchauffement bien supérieur au CO2. 

Cette quête de performance environnementale a un prix, désormais intégré directement dans la facture des Français.

Le coût de la transition

Pour la seule période tarifaire en cours, la lutte contre les émissions de méthane représente une charge additionnelle d'environ 0,7 % à 0,9 % du revenu autorisé des opérateurs. 

Ces investissements servent à acquérir des solutions de compression mobile pour récupérer le gaz lors des travaux de maintenance plutôt que de le relâcher dans l'atmosphère.

Cette transition écologique oblige les entreprises du secteur à mutualiser leurs expertises. Storengy et NaTran ont ainsi créé une filiale commune pour optimiser les coûts de ces nouvelles machines de compression. Malgré ces efforts de productivité, l'exigence climatique devient un composant structurel du prix du gaz, pesant sur la part "hors molécule" de la facture finale.

Impact sur la facture de gaz : une hausse de 0,3 % pour les ménages

La question fondamentale pour les consommateurs reste le montant de la facture de gaz. Selon les estimations fournies par la CRE, l'ensemble de ces évolutions techniques (transport et stockage) devrait se traduire par une augmentation de l'ordre de 0,3 % sur le prix repère de vente de gaz naturel TTC au 1er avril 2026.

Bien que ce pourcentage puisse paraître minime au premier abord, il s'ajoute à un empilement de taxes et de coûts d'infrastructure qui représentent désormais une part prédominante du prix payé par les particuliers. 

Le poids de la "molécule" (le gaz en tant que matière première) tend à diminuer dans la structure du prix, tandis que les coûts de réseau et de stockage deviennent les principaux leviers d'évolution. 

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