Un Français sur cinq n'arriverait pas à régler ses factures d'énergie

prise

20% des ménages français seraient en situation de précarité énergétique selon l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe). Un chiffre alarmant qui aurait augmenté de 50% depuis 2008 ! Aujourd'hui, ce sont près de 12,2 millions de Français qui n'arriveraient plus à payer leurs factures d'énergie. Alors, existe-t-il des solutions efficaces ?


Hausse de la précarité énergétique dans l'Hexagone

Un Français sur cinq se trouverait en situation de précarité énergétique et n'arriverait pas à régler ses factures d'énergie, selon une étude de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe). Êtes-vous concerné(e) ? On considère généralement que la précarité énergétique commence quand le taux d’effort des dépenses consacrées à l’énergie est supérieur à 10%. Le stade de la pauvreté énergétique est quant à lui atteint à partir d’un taux d’effort de 15%.

Plus alarmant encore, le nombre de personnes touchées par la précarité énergétique serait en hausse constante et aurait même doublé en huit ans, d'après l'Ademe. Pourquoi une telle augmentation ? "Nous avons ajouté deux autres critères à [la] définition [de la précarité énergétique]. Celui qui consistait à ne retenir que le dépassement des 10% du revenu disponible pour ses dépenses de chauffage ne suffisait pas. Car des personnes se privaient justement de chauffage pour ne pas dépasser ce plafond. Nous avons donc ajouté le ressenti au froid et retenu les personnes ayant des revenus bas ", a observé l'établissement public spécialisé dans l'énergie. Mais la crise économique ainsi que la hausse des prix de l'électricité ces dernières années auraient également fortement contribué à alourdir la facture d'énergie des Français....

Le saviez-vous ?

Selon loi du 12 juillet 2010, dite Grenelle II, "est en précarité énergétique une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison notamment de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat". Si la notion apparaît au Royaume-Uni dans les années 1970 sous le nom de "fuel poverty", elle ne devient que tardivement une préoccupation des pouvoirs publics en France et n’est consacrée qu’en 2010 par le législateur.

Comment lutter contre la précarité énergétique ?

En ville ou à la campagne, les ménages sont de moins en moins épargnés par la précarité énergétique. Mais alors, comment faire baisser sa facture d'énergie ? Si l'amélioration de l'isolation thermique du logement est souvent pointée du doigt par les observateurs, elle nécessite toutefois des travaux coûteux. Un sujet d'importance pour le gouvernement dont l'objectif est de rénover 500 000 logements par an entre 2017 et 2020. Un chèque énergie sera par ailleurs progressivement mis en place d'ici 2018 et viendra remplacer les tarifs sociaux de l'énergie. Le but ? Aider les ménages en difficulté à payer leurs factures d'énergie (électricité, gaz naturel, GPL, bois, etc.) et à financer les travaux de rénovation énergétique du logement. Oui, mais que faire en attendant ?

Le premier réflexe est d'opter pour une offre d'électricité ou de gaz naturel moins chère ! Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence en 2007, particuliers et professionnels ont désormais le choix entre les fournisseurs historiques (EDF et Engie - anciennement GDF Suez) et plusieurs fournisseurs alternatifs (Direct Energie, Enercoop, Eni, Planète Oui, etc.) qui proposent des offres souvent plus avantageuses. Changer de fournisseur d'électricité et/ou de gaz naturel est totalement gratuit et n'entraîne aucun incident technique ni coupure d'approvisionnement.

Il est enfin possible de s'unir pour payer moins cher grâce aux achats groupés d'électricité et de gaz. Fort du succès de son achat groupé avec l'association Familles de France ayant réuni 60 000 consommateurs l'an dernier, Selectra propose un nouvel achat groupé réunissant déjà des milliers de personnes.

Mis à jour le