Payez votre gaz moins cher

Contactez un conseiller Selectra pour comparer les offres de gaz et en changer.

À ne pas manquer

Ne ratez plus aucune actu !

L'accise sur le gaz : la taxe qui grimpe quand le prix baisse

C'est la dernière mauvaise nouvelle en date, confirmée ce lundi 19 janvier par la Commission de régulation de l'énergie. Alors que le prix du kilowattheure devait baisser significativement en février, une taxe est venue jouer les troubles-fête : l'accise sur le gaz (ex-TICGN).

Cette contribution, qui rentre directement dans les caisses de l'État, a été revalorisée discrètement. Elle passe de 15,43 € à 16,39 € par mégawattheure. La raison ? L'intégration d'une nouvelle "brique" de financement pour la solidarité avec les zones non interconnectées (les îles françaises) et l'indexation sur l'inflation.

L'histoire de cette taxe est celle d'une ascension vertigineuse. Lors de sa création en 2014, elle ne coûtait que 1,27 € par MWh. En douze ans, son montant a donc été multiplié par plus de 12 ! Elle est devenue un levier budgétaire majeur pour l'État, rapportant plusieurs milliards d'euros par an.

Évolution de l'accise sur le gaz naturel

Graphique: selectra.info - Source: Légifrance

Plus subtil encore, les consommateurs subissent une "taxe sur la taxe". En effet, l'accise est un montant hors taxes sur lequel s'applique ensuite la TVA à 20 %. Le coût réel pour le ménage dépasse donc les 19 € TTC par mégawattheure. Enfin, notons que même les foyers ayant souscrit une offre de biogaz ne sont plus épargnés : l'exonération dont bénéficiait le gaz vert a été supprimée, alignant sa fiscalité sur celle du gaz fossile.

Résultat : une partie des économies que vous auriez dû réaliser grâce à la baisse des marchés sert finalement à payer cet impôt supplémentaire. C'est le principe des vases communicants, mais au détriment du consommateur.

Prix de l'abonnement gaz : la double peine

Si la consommation (le prix du kWh) est taxée, la partie fixe de votre facture, elle, a subi une véritable inflation. C'est ce qu'on appelle le "coût d'accès au réseau". Depuis le 1er janvier 2026, le tarif d'utilisation des réseaux de distribution (ATRT/ATS) a augmenté pour financer l'entretien des tuyaux et le développement du biogaz. Concrètement, cela s'est traduit par une hausse de l'abonnement d'environ 13 € par an.

Mais ce n'est pas tout. Cette hausse se cumule avec une hausse très importante survenue quelques mois plus tôt, en août 2025, et dont les effets se font pleinement sentir sur les factures annuelles de 2026. La TVA sur l'abonnement gaz a bondi de 5,5 % à 20 %. Pour les petits consommateurs (ceux qui utilisent le gaz juste pour la cuisson), c'est une catastrophe : la part fixe de leur facture est devenue disproportionnée par rapport à leur consommation réelle.

Le saviez-vous ?

Aujourd'hui, sur une facture de gaz, la part qui rémunère réellement la molécule d'énergie (celle qui baisse sur les marchés) ne représente plus qu'environ la moitié du total. Le reste est composé de taxes et de coûts d'acheminement qui, eux, ne cessent d'augmenter.

L'injustice de la CTA : le gaz grand oublié

Le sentiment d'iniquité est renforcé par une différence de traitement avec l'électricité. Une autre taxe, la Contribution Tarifaire d'Acheminement (CTA), finance le régime de retraite des industries électriques et gazières. Pour l'électricité, une baisse de cette taxe est sur la table dans le cadre du budget 2026 (si le texte passe via le 49.3), ce qui permettrait d'alléger la note.

Pour le gaz, en revanche, c'est le silence radio. Aucune baisse de la CTA n'est programmée. Les abonnés au gaz continuent de payer plein pot cette contribution, créant une distorsion pour les ménages qui voient leurs voisins chauffés à l'électrique bénéficier de gestes fiscaux dont ils sont exclus.

Réduisez votre facture de chauffage

Contactez un conseiller Selectra pour comparer les offres d'énergie et en changer.

Avril 2026 : la prochaine augmentation arrive déjà

Malheureusement, l'hémorragie ne semble pas prête de s'arrêter. Si vous pensiez être tranquilles jusqu'à l'hiver prochain, détrompez-vous. Une nouvelle échéance cruciale est fixée au 1er avril 2026.

À cette date, les tarifs de transport (les grands gazoducs) et de stockage du gaz seront réévalués. La Commission de régulation de l'énergie a déjà validé le principe d'une hausse pour couvrir les coûts de sécurité et de maintenance des infrastructures. 

Cette revalorisation devrait peser pour environ 3,4 % supplémentaires sur les coûts d'acheminement. Une nouvelle couche sur le millefeuille qui risque d'effacer, une fois de plus, toute éventuelle baisse du prix de la matière première au printemps.

Face à ces hausses, comment faire baisser sa facture de gaz ?

Il est important de jouer franc-jeu : aucune offre sur le marché, même à prix fixe, ne permet d'échapper à l'augmentation des taxes (Accise) ou des tarifs d'acheminement. Ces coûts sont réglementaires et s'appliquent à l'identique pour tous les consommateurs, quel que soit leur fournisseur. C'est la "partie incompressible" de votre facture.

Cependant, le fatalisme n'est pas de mise. Si vous ne pouvez pas agir sur les taxes, vous avez un pouvoir total sur le prix de la molécule de gaz et la marge du fournisseur. C'est ici que la concurrence joue son rôle à plein. En choisissant une offre avec un prix du kWh compétitif, vous pouvez mécaniquement compenser la hausse fiscale et réduire le montant final à payer.

Faire jouer la concurrence est aujourd'hui le seul levier efficace pour protéger son pouvoir d'achat. L'opération est sans risque : le changement de fournisseur est entièrement gratuit, sans engagement, sans coupure de gaz et sans changement de compteur. Pour identifier les fournisseurs qui rognent sur leurs marges pour attirer les clients, l'utilisation du comparateur Selectra reste l'outil le plus rapide et pertinent.

Voici les 5 offres de gaz les moins chères du moment :

Meilleur prix

Classement par prix annuel TTC croissant (du moins cher au plus cher).

La coche Selectra signale un fournisseur partenaire : l'appel est alors pris en charge par le centre d'appels interne de Selectra. Les numéros sans cette coche renvoient directement vers le fournisseur.

Simulation pour 10 000 kWh/an de gaz, prix TTC.

Pourquoi l'État ne veut pas baisser les taxes sur le gaz

Cette obstination fiscale peut sembler punitive pour le consommateur, mais elle répond à une stratégie politique et industrielle de long terme. Au-delà de la simple recette budgétaire, le maintien d'une fiscalité élevée sur le gaz naturel sert un objectif majeur : l'indépendance énergétique de la France. 

Le gaz reste une énergie fossile importée, qui pèse lourdement sur la balance commerciale et la souveraineté du pays. À l'inverse, l'électricité est produite majoritairement sur le sol national grâce au parc nucléaire et aux énergies renouvelables.

Il existe également une urgence économique pour la filière électrique tricolore. Comme le soulignent les récents rapports de RTE, la France se trouve dans une situation paradoxale de surcapacité de production. Entre la performance retrouvée des réacteurs nucléaires et l'essor du solaire, l'offre est abondante, mais la consommation nationale, elle, reste en berne. Résultat : la France bat des records d'exportation vers ses voisins, faute de demande intérieure suffisante pour absorber ces électrons.

Pour l'État, il faut impérativement "pousser" à l'électrification des usages pour rentabiliser le parc électrique français. En alourdissant artificiellement le coût du gaz via l'accise, le gouvernement envoie un "signal-prix" puissant pour inciter les ménages à abandonner leurs chaudières à gaz au profit de pompes à chaleur électriques.

Une offre d'énergie moins chère, c'est possible

Contactez un conseiller Selectra pour comparer les offres et en changer.

Avez-vous trouvé les informations utiles ?

Merci pour votre retour !