Engie : le projet de scission Bright

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Engie veut recentrer ses activités autour des énergies renouvelables.

Après le projet de scission EDF nommé "Hercule", c'est au tour d'Engie, fournisseur historique de gaz en France d'entamer sa restructuration. Le 3 mars, le plan de restructuration appelé "Bright" a été présenté au Sénat. Il vise à centrer les activités d'Engie autour de la transition énergétique et de la fourniture en gaz naturel.


Les énergies renouvelables au coeur du projet de restructuration

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Après une perte nette de 1,5 milliard d’euros en 2020, le groupe Engie souhaite entamer une refonte. Le projet Bright vise à dégager des fonds pour engager le groupe dans la transition énergétique.

Celui-ci devrait s'axer autour des énergies renouvelables (biométhane, éolien, photovoltaïque, etc.) et de la fourniture en gaz naturel. Les filiales de transport (GRTGaz), distribution (GRDF) et stockage du gaz (Storengy) devraient aussi rester dans le giron d'Engie.

Une mise en oeuvre au 1er juillet 2021

Afin de porter son projet de restructuration, Engie souhaite vendre une partie des activités annexes qu'il mène au travers de filiales. Pour cela, il les regroupera en une seule et même entité. De la gestion de parking à la maintenance industrielle, en passant par les problématiques d'éclairage public, cette structure englobera un grand nombre d'activités. Elles représentent 12 à 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour le groupe Engie.

La nouvelle entité devrait voir le jour au 1er juillet 2021 au plus tard. Elle concerne 74 000 salariés dont 27 000 en France selon les Echos. Cette méga-filiale pourrait être cédée en Bourse ou par le biais de fonds d'investissement. Face à cela, les syndicats de l'entreprise restent méfiants et craignent un démantèlement d'Engie.

Il ne s'agit pas de démanteler Engie. Il s'agit de se concentrer sur des marchés en croissance mais extrêmement compétitifs. Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie

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