L'ultimatum prolongé : un sursis diplomatique, mais une panique boursière intacte

La guerre au Moyen-Orient s'est transformée en un bras de fer dont le détroit d'Ormuz est devenu l'épicentre mondial. Par cette artère vitale transite une part immense du gaz naturel liquéfié (GNL), dont l'Europe est particulièrement dépendante.

Si la Maison-Blanche a temporisé en accordant quelques jours supplémentaires aux négociations, les déclarations croisées de ces dernières heures n'incitent guère à l'optimisme. Entre l'armée israélienne revendiquant des frappes massives au centre de l'Iran, Téhéran affirmant n'avoir "pas l'intention de négocier", et la menace iranienne de miner le Golfe persique en cas d'attaque, les marchés de gros refusent de relâcher la pression.

Ce marché de gros du gaz européen est le véritable thermostat de votre facture. La flambée ininterrompue des cours depuis le 28 février va se répercuter, avec le délai technique inhérent au mécanisme de régulation, directement sur les grilles tarifaires des particuliers en France.

Mai 2026 : le prix du kilowattheure explose de près de 20 %

Ne vous fiez pas à la légère baisse du Prix Repère Gaz annoncée pour avril (0,10415 € TTC/kWh pour le chauffage). En raison du décalage de deux mois dans la méthodologie de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le tarif d'avril ne fait que refléter le marché d'avant-crise. La réalité de la guerre frappera le portefeuille des ménages dès la prochaine mise à jour.

Les chiffres réactualisés ce 26 mars 2026 par les experts de Selectra confirment le scénario catastrophe :

  • Le prix de l'énergie explose : Pour un foyer chauffé au gaz (zone 1), le prix du kilowattheure passerait de 0,10415 € en avril à 0,12541 € en mai. C'est une augmentation foudroyante de 20,41 % sur la seule part de consommation ;
  • Le budget annuel s'alourdit lourdement : En intégrant l'abonnement (qui reste fixe), la facture annuelle moyenne d'un client type (consommant 15 100 kWh/an) passerait de 1 543 € à 1 787 €. Un surcoût de 244 € par an (soit +15,86 % sur la facture globale) ;
  • La cuisson et l'eau chaude aussi touchées : Pour les petits consommateurs n'utilisant pas le gaz pour se chauffer, l'augmentation de la facture globale atteindra tout de même 9,08 %.

Pourquoi l'impact de mai sera (temporairement) limité

Si la hausse de la facture globale flirte avec les 16 %, son effet immédiat sur votre budget mensuel sera paradoxalement atténué par la saisonnalité. Cette augmentation intervient en mai, c'est-à-dire à la fin de la période de chauffe.

Or, pour un ménage équipé d'une chaudière au gaz, le chauffage représente à lui seul 65 à 70 % de la consommation annuelle. Durant le printemps et l'été, les radiateurs étant éteints, le surcoût réel payé chaque mois sera relativement faible.

L'impact deviendra en revanche significatif si ces prix restent durablement élevés l'hiver prochain.

Des prix bloqués au sommet jusqu'à l'hiver 2026

Le véritable danger réside justement dans l'enlisement du conflit, qui maintient les prix de gros à des niveaux critiques. En l'état actuel du marché, nos projections exclusives, calculées mois par mois jusqu'en novembre 2026, écartent tout espoir d'une véritable détente estivale.

Évolution prévisionnelle du budget annuel de gaz (Client Chauffage - 15 100 kWh/an)
Mois Budget annuel estimé (TTC) Évolution mensuelle
Avril 2026 (Définitif) 1 543 € − 0,9 %
Mai 2026 (Prévision) ~1 787 € + 15,86 %
Juin 2026 ~1 781 € - 0,35 %
Juillet 2026 ~1 818 € + 2,07 %
Août 2026 ~1 823 € + 0,27 %
Septembre 2026 ~1 825 € + 0,12 %
Octobre 2026 ~1 797 € - 1,56 %
Novembre 2026 ~1 798 € + 0,06 %

Le mois de juillet devrait même marquer un nouveau rebond de plus de 2 %, faisant franchir à la facture annuelle la barre symbolique des 1 800 €. En l'absence d'une désescalade militaire rapide, le marché de l'énergie restera bloqué dans cette zone rouge jusqu'aux premiers froids.

L'urgence : figer votre prix avant que le marché ne se referme

Ce choc tarifaire massif ciblera exclusivement les ménages dont le contrat est indexé sur le Prix Repère Gaz. Ces contrats répercutent chaque mois les évolutions à la hausse dictées par la CRE. Pour ne pas subir la facture de mai, et surtout pour vous protéger du gouffre financier qui s'annonce pour l'hiver 2026-2027, la réaction doit être immédiate.

Les fournisseurs de gaz, soumis à la même pression boursière internationale, augmentent déjà les tarifs de leurs nouvelles offres pour s'en prémunir. Souscrire un contrat de gaz à prix fixe aujourd'hui est le seul bouclier financier efficace.

Cette démarche, gratuite et garantie sans coupure d'énergie, permet de figer le prix de votre kilowattheure hors taxes avant la mise à jour dévastatrice du 1er mai.

Meilleur prix

La coche Selectra signale un fournisseur partenaire : l'appel est alors pris en charge par le centre d'appels interne de Selectra. Les numéros sans cette coche renvoient directement vers le fournisseur.

Simulation pour 10 000 kWh/an de gaz, prix TTC.

Avez-vous trouvé les informations utiles ?

Merci pour votre retour !