Marches pour le climat : bilan et perspectives

Plus de 800 mobilisations contre le réchauffement climatique ont eu lieu tout autour du globe ce samedi.

Samedi 8 septembre des milliers de personnes ont défilé dans de nombreuses villes de France à l'occasion de la marche pour le climat, répondant à l'appel "Rise for climate" promu par des ONGs présentes partout dans le monde.

Qui sont les manifestants ?

Après un appel lancé par un groupement d'ONG "Rise for climate", des mouvements citoyens avaient été lancés sur les réseaux sociaux. Les marches ont donc regroupé près de 100 000 manifestants issus de la société civile partout en France, dont 50 000 à Paris, selon les organisateurs de la marche dans l'Hexagone, l'association 350.org. Un événement particulièrement marquant s'il on en croit Clémence Dubois, responsable des campagnes : "C’est la plus grande journée d’action pour le climat en France, c’est la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes et des engagements aux élus qui nous entourent". 

Ces défilés prennent une tournure particulière au regard de la récente démission surprise de Nicolas Hulot, qui dénonçait le 28 août dernier une stratégie gouvernementale des "petits pas" devant "l'urgence climatique". D'après Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, "beaucoup de personnes venues à cette marche avancent la démission de Nicolas Hulot et son discours comme motivation pour venir aujourd’hui, donc tant mieux. C’est un peu l’électrochoc qu’il a souhaité quand il a démissionné." L'ancien ministre de la transition écologique et solidaire, bien qu'absent à l'événement, a félicité les manifestants sur Twitter: "Les citoyens qui se mobilisent partout en France et dans le monde ont le pouvoir d’impulser le changement pour l’avenir de nos enfants. Continuez à faire entendre votre voix !"

Que demandent les marcheurs ? 

Les marcheurs souhaitent plus d'engagement politique en faveur de la transition énergétique. Alors que le Sommet mondial pour l'action climatique est sur le point de se tenir du 12 au 14 septembre à San Francisco, ils demandent la fin des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables. Une tribune réunissant 700 scientifiques français, parue la veille dans le journal Libération réclame d'ailleurs plus d'actions de la part du gouvernement, jugeant qu'"Il est tout aussi crucial qu’urgent de sortir du champ de l’incantatoire et de traduire concrètement ces discours en choix politiques forts et clairs au service d’une transformation sociétale profonde."

Et après ?

Les participants espèrent une prise de conscience politique et la mise en place d'actions concrètes. "Il faut maintenant transformer cette prise de conscience en passage à l’acte", explique Jean-François Julliard. Il souhaite que "cet électrochoc citoyen" deviennent "un électrochoc politique", alors que des échéances telles que la présentation de la Programmation pluriannuelle de l'Energie en octobre, mais aussi la COP24 en Pologne, approchent. 

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