Pourquoi la France installe des éoliennes "obsolètes" (alors qu'elles sont neuves)

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Alors que les débats politiques en France se focalisent souvent sur le nucléaire, les chiffres du terrain révèlent une toute autre réalité : la part d'énergies renouvelables augmente d'année en année, et couvre désormais 31,3 % de la consommation nationale. Si ce chiffre record, porté par une météo clémente et une poussée solaire inédite, semble rassurant, il masque pourtant des disparités profondes entre les filières. Derrière l'euphorie des panneaux photovoltaïques, l'éolien s'enraye en raison des lenteurs administratives bien françaises.
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Le solaire change de dimension et détrône les géants historiques
Il y a encore quelques années, l'énergie solaire était perçue comme une manière de produire de l'électricité assez marginale. Cette époque est révolue. Selon les données du Baromètre 2025 des énergies renouvelables en France, publié par le pôle études d’Observ’ER, en partenariat avec la FNCCR et l’ADEME, le photovoltaïque est devenu la première source renouvelable du pays en termes de puissance raccordée, avec près de 30 GW de capacités installées à la fin septembre 2025, dépassant pour la première fois le parc hydroélectrique historique.

Cette dynamique est le fruit d'une accélération vertigineuse des raccordements. Sur les trois premiers trimestres de 2025, la France a raccordé plus de 4,4 GW de nouvelles installations solaires. Pour donner une échelle, c'est comme si le pays ajoutait l'équivalent de plusieurs réacteurs nucléaires en capacité théorique chaque année, bien que la production réelle dépende évidemment de l'ensoleillement.
Ce qui frappe dans cette expansion, c'est son caractère protéiforme. Elle n'est pas seulement portée par des immenses champs de panneaux au sol, mais aussi par une véritable ruée vers l'autoconsommation. Les ménages et les entreprises, échaudés par la crise énergétique de 2022, cherchent à reprendre le contrôle de leur facture.
On dénombre désormais plus de 815.000 installations en autoconsommation individuelle. C'est un changement de paradigme : le consommateur devient producteur, modifiant durablement l'architecture du réseau de distribution.
L’éolien terrestre dans la tourmente : pourquoi la machine se grippe ?
Le contraste avec la filière éolienne est désormais alarmant. Alors que le solaire galope, l'éolien terrestre semble à bout de souffle, empêtré dans des difficultés qui ne sont pas d'ordre technique, mais administratif. En 2025, à peine 532 MW raccordés sur les neuf premiers mois de l'année. Une performance qui signe un recul de près de 30 % par rapport à l'année précédente, déjà peu glorieuse.
Les professionnels du secteur pointent du doigt un "parcours du combattant" purement français. Entre le dépôt d'un dossier et la mise en service d'une éolienne, il s'écoule désormais sept à dix ans en moyenne. Ainsi, les projets qui sortent de terre aujourd'hui déploient des technologies validées il y a une décennie.
Résultat, la France installe des machines d'une puissance moyenne de 3,5 MW, quand nos voisins allemands ou nordiques érigent des turbines de 5 à 7 MW, bien plus performantes.
Cette stagnation inquiète d'autant plus que l'éolien reste, en volume produit, un pilier indispensable. En 2024, les éoliennes ont fourni 43 TWh d'électricité, soit près du double de la production solaire. Sans un redémarrage de cette filière, les objectifs énergétiques de la France pour 2030 semblent d'ores et déjà compromis, malgré les espoirs placés dans l'éolien en mer qui commence tout juste à livrer ses premiers électrons avec les parcs de Saint-Brieuc et Fécamp.

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L'hydroélectricité : le retour en grâce grâce à la météo
L'hydroélectricité a connu une année 2024 exceptionnelle, non pas grâce à de nouveaux barrages, mais grâce au ciel. La pluviométrie abondante a permis aux centrales de turbiner à plein régime, produisant près de 72 TWh. C'est le meilleur résultat depuis plus de dix ans.
Cependant, cette abondance masque une stagnation. Le parc hydraulique n'évolue plus. Pire, un contentieux vieux de quinze ans avec Bruxelles sur le renouvellement des concessions des barrages gèle les investissements.
Des projets de modernisation et d'augmentation de puissance sont dans les cartons, notamment pour les Stations de Transfert d'Énergie par Pompage (STEP), ces "batteries géantes" indispensables pour stocker l'électricité. Tant que ce nœud juridique ne sera pas tranché, ce potentiel restera inexploité.

La révolution du stockage et la bataille du lithium
C'est peut-être l'enseignement le plus important de ce baromètre : l'essor des renouvelables impose une transformation radicale de notre capacité à stocker l'énergie. L'intermittence du solaire et de l'éolien nécessite des solutions pour lisser la production. Et sur ce front, les batteries stationnaires connaissent une croissance exponentielle. Leurs capacités raccordées au réseau ont été multipliées par onze en seulement quatre ans.
Mais au-delà des batteries, c'est une véritable bataille pour la souveraineté industrielle qui se joue dans le sous-sol français. La géothermie, longtemps cantonnée à la production de chaleur, suscite un nouvel intérêt stratégique pour l'extraction de lithium.
Les saumures géothermiques, notamment en Alsace, contiennent ce métal critique pour les batteries de nos véhicules électriques et nos systèmes de stockage. Des projets pilotes comme ceux menés dans le fossé rhénan visent à extraire ce lithium "propre" tout en produisant de l'énergie. C'est la promesse d'une double indépendance : énergétique et minérale.
Une France à deux vitesses selon les régions
La transition énergétique ne se déploie pas de manière uniforme sur le territoire. La Nouvelle-Aquitaine s'impose comme un leader du solaire, tandis que les Hauts-de-France et le Grand Est portent l'essentiel de l'effort éolien, subissant de fait le ralentissement national de la filière.
L'Auvergne-Rhône-Alpes conserve son statut de château d'eau de la France, pesant lourdement dans le mix renouvelable grâce à ses barrages. Mais ce qui marque les esprits, c'est la performance de certains territoires d'Outre-mer. La Réunion, par exemple, parvient ponctuellement à couvrir 100 % de ses besoins électriques grâce aux énergies renouvelables, préfigurant ce que pourrait être, à terme, un mix énergétique totalement décarboné, à condition de maîtriser le stockage et la flexibilité.

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