Fin de l'âge d'or ? Le solaire produit 4 fois d'électricité que le nucléaire dans le monde (et ça va empirer)

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Alors que les discours politiques occidentaux célèbrent à l'unisson une hypothétique « renaissance du nucléaire » pour garantir notre souveraineté énergétique, la réalité, elle, raconte une tout autre histoire. Le fossé entre les annonces gouvernementales et les chiffres bruts du terrain ne s'est jamais autant creusé. Avec une part dans l'électricité mondiale tombée à son niveau le plus bas depuis quarante ans, l'atome se fait littéralement submerger par un raz-de-marée d'énergie solaire. Le rapport annuel sur l'industrie nucléaire (WNISR 2025), véritable bible du secteur publiée ce 26 janvier 2026, met en lumière un basculement historique : la Chine a connecté cent fois plus de capacité solaire que le monde n'a mis en service de nucléaire sur la même période. Ce décrochage industriel est-il irréversible ?
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Le grand mirage de la relance nucléaire mondiale
Il faut parfois se méfier des effets d'annonce. Si vous suivez l'actualité, vous avez sans doute l'impression que le monde entier se remet à construire des centrales. Pourtant, selon les données compilées par les experts du World Nuclear Industry Status Report (WNISR), le parc nucléaire mondial fait du surplace, voire recule.
Au 1er janvier 2026, on comptait 404 réacteurs en service sur la planète, soit cinq de moins que l'année précédente. Plus inquiétant pour les partisans de l'atome, la part du nucléaire dans la production électrique mondiale a glissé sous la barre symbolique des 9 %. C'est un plancher historique que nous n'avions plus connu depuis le milieu des années 80.

Pendant que l'atome stagne, une autre technologie est en train de redessiner la carte énergétique mondiale à une vitesse stupéfiante. En 2025, le monde a péniblement connecté 4,4 GW de nouveau nucléaire au réseau. Sur les seuls onze premiers mois de la même année, la Chine a installé environ 275 GW de panneaux solaires.
Pour vous donner une idée de l'échelle, c'est comme si la Chine avait construit l'équivalent de quatre fois le parc nucléaire français complet... en moins d'un an, mais en version solaire. Nous assistons à un changement de paradigme où l'électronique (le solaire) et la chimie (les batteries) dictent désormais le tempo face à la thermodynamique des centrales nucléaires.
La France respire, mais le patient reste fragile
Chez nous, en France, le tableau est un peu plus nuancé, mais loin d'être idyllique. Après la crise de la corrosion sous contrainte qui avait mis le pays au bord du black-out, la production d'EDF a repris des couleurs en 2024, affichant une hausse de près de 13 % pour atteindre 361,7 TWh. C'est une bouffée d'oxygène, certes, mais ne sortez pas tout de suite les confettis.
Cette production reste très éloignée des standards historiques de l'Hexagone, qui flirtait régulièrement avec les 400 TWh il y a dix ans. Le parc est vieillissant et demande des soins constants. En moyenne, chaque réacteur français a été indisponible 99 jours en 2024.
L'EPR de Flamanville : la fin du calvaire ?
Connecté au réseau en décembre 2024 après 17 ans de travaux (au lieu de 5 prévus) et une facture multipliée par six, l'EPR de Flamanville est enfin là. Mais son démarrage est laborieux.
L'autorité de sûreté a déjà noté une cinquantaine d'événements significatifs en quelques semaines. Ce réacteur, censé être la vitrine du savoir-faire français, illustre surtout la perte de compétences industrielles qu'il faudra des années pour reconstruire.
L'équation économique impossible : le solaire et les batteries changent la donne
Pendant de longues années, le nucléaire était indispensable pour assurer une production d'électricité continue car le solaire et l'éolien restent des énergies intermittentes. Mais cet argument est en train de voler en éclats grâce à l'effondrement du prix des batteries.

Les coûts de stockage stationnaire chutent si vite que le couple "Solaire + Batterie" devient compétitif face au nucléaire, même pour fournir de l'électricité en soirée. En Chine, des appels d'offres récents montrent des coûts de stockage qui défient toute concurrence. En face, les coûts du nouveau nucléaire (comme les futurs EPR2 français) ne cessent d'être réévalués à la hausse avant même que le premier béton ne soit coulé.

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EPR2 : un pari financier à haut risque pour la France
L'avenir énergétique de la France repose officiellement sur la construction de six, voire quatorze, nouveaux réacteurs EPR2. Alors que le gouvernement espérait un démarrage vers 2035, les documents internes et les rapports de la Cour des comptes évoquent désormais une mise en service probable autour de 2038, voire 2040.
Le problème majeur reste le "mur d'investissement". EDF, déjà lourdement endettée (54 milliards d'euros), doit financer à la fois la prolongation des vieux réacteurs et la construction des nouveaux. Voici un résumé de la situation paradoxale de la France :
- Production en hausse : +41 TWh en 2024, le parc retrouve de la disponibilité.
- Retards chroniques : Le chantier des EPR2 n'a pas commencé que les délais sont déjà rallongés.
- Incertitude : Sans nouveau réacteur avant 2038, la France devra compter sur les renouvelables ou prolonger ses vieilles centrales jusqu'à 60 ans, voire plus.
La question n'est plus de savoir si l'on est "pour" ou "contre" le nucléaire, mais d'évaluer si l'industrie est capable de livrer ces réacteurs dans des délais et des coûts acceptables pour le consommateur et le contribuable. Pour l'instant, les indicateurs sont au rouge.
La révolution du solaire domestique
Pendant que les géants de l'énergie se débattent avec des chantiers pharaoniques, les consommateurs prennent les devants. Le rapport note une explosion de l'autoconsommation. En France, bien que nous soyons en retard sur nos voisins, les raccordements de panneaux solaires chez les particuliers s'accélèrent. Avec la hausse des prix de l'électricité, produire ses propres kilowattheures devient une mesure de protection du pouvoir d'achat autant qu'un geste écologique.
Cette décentralisation de la production est un défi pour le réseau, habitué à gérer quelques grosses centrales pilotables. En 2024, le monde a investi 21 fois plus d'argent dans les renouvelables que dans le nucléaire. L'argent, le nerf de la guerre, a déjà choisi son camp.

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