"Coupez les éoliennes !" : l'audio secret qui prouve que l'Espagne savait que son réseau allait exploser

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La thèse de l'accident imprévisible vient définitivement de voler en éclats. Alors que la péninsule ibérique panse encore les plaies de son black-out historique survenu en avril dernier, de nouveaux enregistrements téléphoniques accablants, révélés par le quotidien espagnol El Mundo, font trembler le sommet de l'État. Trois mois avant l'effondrement total du réseau, l'opérateur national a secrètement frôlé la catastrophe absolue. Face à un afflux foudroyant et incontrôlable d'énergie solaire, les contrôleurs ont dû ordonner une manœuvre de la dernière chance, dans une panique totale, pour éviter que l'Espagne ne se déconnecte brutalement du reste de l'Europe. Une dissimulation qui met en lumière l'extrême vulnérabilité du réseau et qui pourrait valoir à l'opérateur une amende historique de 60 millions d'euros.
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« Coupez les éoliennes, ça doit être fait maintenant ! »
L'horloge affiche 11h01 ce matin du 31 janvier 2025, soit 3 mois avant le fameux apagón qui plongera le pays dans le noir. Dans la salle de contrôle de Red Eléctrica (REE), l'équivalent espagnol de RTE, un technicien saisit son téléphone pour joindre le centre de commandement d'Iberdrola. Le ton de sa voix, capturé par les boîtes noires du réseau, trahit une urgence absolue.
Le programme photovoltaïque a grimpé beaucoup trop vite, j'ai besoin que vous coupiez le vent complètement, que vous me retiriez les 700 mégawatts d'éolien. Je vous programme ce que vous voulez, quand vous voulez, s'il vous plaît, mais il faut que ce soit fait maintenant.
À l'autre bout du fil, face à l'impossibilité de couper une telle puissance instantanément, le technicien de REE insiste, brisant tous les protocoles habituels : « S'il te plaît, tout ce que tu peux couper, tout ! ».
Ce coup de sang n'a rien d'une banale régulation technique. En l'espace d'une minute chrono, un véritable tsunami de 1600 mégawatts d'énergie solaire s'est déversé sur le réseau électrique espagnol. Une injection provoquée par un changement d'heure dans les échanges frontaliers, que les infrastructures physiques étaient totalement incapables d'absorber.
L'interconnexion française sur le point de tomber
L'afflux soudain de ces 1600 mégawatts de renouvelables a créé un déséquilibre si violent entre l'offre et la demande que la ligne haute tension reliant l'Espagne à la France (la ligne Vic-Baixas) a failli disjoncter. Comme l'admettra l'opérateur quelques minutes plus tard, la perte de cette interconnexion vitale aurait isolé la péninsule ibérique, entraînant un effondrement immédiat et total du système.

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Un silence coupable avant le naufrage d'avril
Le plus accablant dans ces nouvelles révélations réside sans doute dans la gestion politique et administrative qui a suivi ce quasi-naufrage. Lors des appels téléphoniques de cette matinée de janvier, les agents de Red Eléctrica anticipaient eux-mêmes la tenue de réunions de crise au plus haut niveau, conscients que l'incident était « très gros » et visible par tous les distributeurs.
Pourtant, la réalité fut tout autre. Selon des sources du secteur, les fournisseurs d'électricité privés ont formellement exigé une réunion technique avec le gestionnaire du réseau pour comprendre et analyser les failles béantes du mix énergétique dévoilées ce jour-là. La direction de Red Eléctrica a catégoriquement refusé cette confrontation, jugeant qu'elle n'était « pas nécessaire ».
Ce déni a préparé le terrain pour le désastre. Trois mois plus tard, la conjonction d'une chute des prix de gros, d'une surproduction solaire et de l'arrêt programmé de plusieurs réacteurs a reproduit exactement le même schéma d'instabilité. Sauf que cette fois-ci, aucune manœuvre désespérée n'a pu empêcher l'Espagne de sombrer dans le blackout.
Aujourd'hui, l'autorité de la concurrence (CNMC) ne mâche plus ses mots. Elle attribue à Red Eléctrica la responsabilité principale de la défaillance d'avril et l'accuse d'avoir mis sciemment le système en danger. Une faute qualifiée de "très grave", passible d'une sanction financière retentissante.
Ces audios prouvent de manière irréfutable que le gouvernement et le gestionnaire du réseau connaissaient parfaitement l'incapacité de leurs infrastructures à gérer la violence des intermittences photovoltaïques, bien avant que la lumière ne s'éteigne pour des millions de foyers.
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