"Aucun système ne peut supporter ça" : l'avertissement de Macron sur les énergies vertes

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La sécurité d'approvisionnement électrique de l'Europe se retrouve une nouvelle fois au cœur des tensions diplomatiques entre Paris et Madrid. Alors que le souvenir de la gigantesque panne de courant qui a paralysé la péninsule ibérique en avril 2025 reste vif dans les esprits, Emmanuel Macron a profité d'une interview accordée hier au quotidien El País pour livrer une analyse sans concession des choix stratégiques de son voisin. Loin de faire son mea culpa sur la faiblesse des interconnexions transfrontalières, le chef de l'État pointe du doigt le modèle énergétique espagnol reposant exclusivement sur les énergies renouvelables.
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Un diagnostic sévère sur le "tout renouvelable"
Le débat semblait jusqu'ici se focaliser sur le manque d'interconnexions pour faire circuler les électrons entre la France et l'Espagne. Madrid accuse régulièrement Paris de traîner les pieds pour construire les lignes à haute tension nécessaires à l'exportation de son surplus d'électricité verte.
Pour Emmanuel Macron, cet argument relève de l'aveuglement volontaire. Le véritable talon d'Achille de l'Espagne ne serait pas son isolement géographique, mais bien la nature même de sa production électrique.
Dans un entretien au quotidien El Pais, Emmanuel Macron a balayé l'idée que davantage d'interconnexions auraient suffi à éviter le black-out d'avril dernier. Selon lui, l'effondrement du réseau espagnol est la conséquence directe d'une course effrénée vers l'éolien et le solaire, sans conservation suffisante de moyens de production pilotables pour assurer la stabilité de la fréquence.
Le problème de l'Espagne réside dans son modèle énergétique 100% renouvelable, que son réseau électrique national ne peut supporter. La panne de courant espagnole n'est pas liée aux interconnexions, mais plutôt au fait qu'aucun système, du moins avec la technologie actuelle, ne peut supporter une telle dépendance aux énergies renouvelables.
Ainsi, selon le Emmanuel Macron, les énergies renouvelables, par nature intermittentes et dépourvues d'inertie (contrairement aux grosses turbines des centrales nucléaires ou thermiques), fragilisent la stabilité du réseau lorsqu'elles deviennent majoritaires sans solutions de stockage massif ou de pilotage adéquat.
La défense du modèle français et de la stabilité
Au-delà de la critique du voisin, cette sortie médiatique permet au Président de la République de réaffirmer la doctrine énergétique française. Face à une Europe qui pousse vers une décarbonation rapide via les renouvelables, la France maintient le cap d'un mix diversifié où le nucléaire joue le rôle de clé de voûte. Pour Paris, la sécurité du système prime sur la rapidité de la transition vers le 100 % vert.
Le chef de l'État insiste sur la notion de "pilotabilité". Un réseau électrique doit pouvoir répondre à la demande à la seconde près, que le vent souffle ou non. En se privant de sources d'énergie stables, l'Espagne s'exposerait, selon l'analyse française, à des "chocs excessifs" que les simples échanges avec les voisins ne peuvent absorber.
La stabilité du mix énergétique est essentielle, car sans elle, des chocs excessifs se produisent. [...] Ce n'est pas seulement une question d'interconnexions. Il faut des réseaux.
Cette position tranche avec celle de nombreux partenaires européens, mais elle s'appuie sur le constat que la technologie de stockage à grande échelle n'est pas encore assez mature pour pallier les caprices de la météo à l'échelle d'un pays entier.

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Bruxelles maintient la pression sur les interconnexions
Si l'analyse technique d'Emmanuel Macron se défend, elle ne convainc pas totalement à Bruxelles. Selon BFM TV, la Commission européenne continue de voir dans le renforcement des liens transfrontaliers la solution prioritaire pour éviter le gaspillage d'énergie.
En effet, l'Espagne se retrouve régulièrement en situation de surproduction d'électricité verte, faisant chuter les prix en territoire négatif, faute de pouvoir exporter ses mégawattheures vers le nord de l'Europe.
En décembre dernier, l'exécutif européen a d'ailleurs dévoilé une feuille de route ambitieuse, incluant les projets "Pyrenean Crossing 1 et 2", deux nouvelles lignes souterraines destinées à percer la barrière des Pyrénées. Le commissaire européen à l'énergie, Dan Jorgensen, n'a pas manqué de rappeler que la solidarité électrique fonctionne dans les deux sens, égratignant au passage la réticence historique de la France.
Je pense n'offenser personne en disant que parfois, la France s'est montrée réticente à développer ses interconnexions. [...] Tous les pays européens bénéficieront de plus de connexions.
L'argumentaire européen s'appuie sur une donnée chiffrée qui nuance la position de force française : grâce aux interconnexions avec ses voisins (Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni), la France éviterait elle-même environ "40 blackouts" par an lors des pics de consommation ou des indisponibilités de son parc nucléaire. La vérité semble donc se situer dans un équilibre entre souveraineté nationale de production et solidarité continentale de secours.

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