Chauffage : pourquoi tout le monde place un bol de sel à la fenêtre en ce moment ?

Chauffage : pourquoi tout le monde place un bol de sel à la fenêtre en ce moment ?

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Alors que la légère décrue des tarifs réglementés de l'électricité, actée ce 1er février 2026, peine à offrir un véritable bol d'air au budget des ménages, la quête d'économies alternatives devient une priorité nationale. Dans ce contexte, une méthode ancestrale refait surface sur les réseaux sociaux. En utilisant un simple bol d'eau saturée en sel posé sur un rebord de fenêtre, des milliers de foyers parviennent à baisser leur facture d'électricité. Mais comment un dispositif aussi rudimentaire peut-il réellement rivaliser avec des équipements électriques gourmands en énergie pour faire fondre votre facture hivernale ?

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L'ennemi du confort : le piège de l'humidité hivernale

Pendant les mois les plus rudes, le réflexe des ménages français consiste à bloquer chaque entrée d'air. Fenêtres closes et radiateurs sollicités à plein régime créent un environnement où l'air peine à se renouveler. 

Ce confinement engendre un effet secondaire : une hausse brutale de taux d'humidité dans le logement. La vapeur d'eau issue de la cuisson, des douches ou simplement de la respiration humaine sature l'atmosphère, venant se condenser sur les parois froides des fenêtres.

Le problème n'est pas seulement esthétique ou sanitaire, avec l'apparition de moisissures sur les murs. Un air chargé d'humidité possède une capacité thermique différente de celle d'un air sec. Pour obtenir la même sensation de chaleur à 20 °C, un logement humide nécessite une dépense énergétique bien plus importante. 

C'est ici que le sentiment de "froid pénétrant" s'installe, poussant les usagers à augmenter le thermostat, et donc à faire exploser leur consommation électrique.

Un déshumidificateur à 0 € (et fonctionnant au sel)

L'astuce qui gagne en popularité repose sur le sel de cuisine. Le sel possède une propriété chimique naturelle : il attire et emprisonne les molécules d'eau présentes dans l'air ambiant

En plaçant un bol d'eau saturée en sel — c'est-à-dire un mélange où le sel ne parvient plus à se dissoudre dans le liquide — sur le rebord d'une fenêtre, les résidents créent un piège à humidité redoutablement efficace.

Le mécanisme agit comme un champion de la déshumidification bon marché. En asséchant l'air à proximité des vitres, cette barrière invisible limite la formation de buée matinale. Les experts soulignent que l'air sec se réchauffant plus rapidement que l'air saturé d'eau, le système de chauffage central est moins sollicité

Surtout, cette technique remplace avantageusement les déshumidificateurs électriques qui, bien que très efficaces, sont très énergivores et font souvent flamber la facture énergétique globale en fin de mois.

Comment mettre en œuvre cette méthode naturelle ?

La réalisation de ce dispositif ne demande aucun investissement lourd. Il suffit de se munir d'un récipient ouvert et de gros sel de cuisine. Les étapes sont simples :

  • Verser une petite quantité d'eau dans le récipient (un quart suffit).
  • Ajouter une poignée généreuse de gros sel.
  • Mélanger jusqu'à ce que les cristaux de sel cessent de se dissoudre et stagnent au fond.
  • Placer le bol sur le rebord de la fenêtre, zone la plus exposée aux courants d'air et aux chocs thermiques.

Cette méthode peut être complétée par d'autres gestes écologiques, comme l'achat de plantes absorbantes (lierre, chlorophytum) ou l'utilisation de charbon de bambou. Ces solutions, associées à de petits gestes comme l'extinction des appareils en veille, permettent d'économiser plusieurs euros chaque mois sans effort financier.

Une stratégie globale pour réduire durablement vos factures

Cette méthode au sel ne doit pas faire oublier les fondamentaux de la sobriété. Aérer son logement durant cinq à dix minutes chaque jour, même par temps de gel, reste impératif pour évacuer les polluants et renouveler l'air. Un air sec est le socle de toute économie de chauffage sérieuse. Cependant, agir sur la consommation ne suffit pas si le prix du kilowattheure reste élevé.

Dans un marché où les tarifs évoluent chaque mois, la fidélité à une offre historique n'est pas toujours récompensée. Si la baisse de 0,83 % a été appliquée automatiquement sur le Tarif Bleu le 1er février, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des grilles tarifaires plus compétitives ou des services d'accompagnement pour optimiser vos usages. 

Changer de contrat est une démarche gratuite qui peut générer des économies bien plus substantielles que n'importe quelle astuce domestique isolée.

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Pour maximiser vos gains en 2026, combinez ces réflexes naturels avec une vérification régulière des prix. Utilisez le comparateur Selectra pour comparer le montant de vos factures avec les offres proposées actuellement par les fournisseurs. Il existe très certainement des tarifs bien plus compétitifs disponibles sur le marché.

Verdict: un bol de sel peut-il réellement faire baisser votre facture d'électricité ?

Face à la promesse séduisante d'une solution à prix nul, la prudence impose d'analyser la réalité physique derrière l'astuce. 

Sur le plan thermodynamique, le raisonnement est irréprochable : l'air sec demande effectivement moins d'énergie pour monter en température que l'air saturé de molécules d'eau. En piégeant une partie de la vapeur d'eau ambiante, le sel réduit la chaleur latente nécessaire à la montée du mercure dans la pièce. 

Cependant, il convient de tempérer les attentes sur l'ampleur du gain financier immédiat. Cette méthode ne répare pas les fuites de chaleur de votre logement, mais elle stabilise votre consommation. En rendant l'air moins humide, elle supprime le besoin de surchauffer pour compenser l'inconfort lié à l'humidité ambiante.

L'efficacité de cette méthode se mesure principalement sur la réduction de la sensation de froid humide. C'est précisément cette sensation qui pousse souvent les ménages à augmenter le thermostat de 19 °C à 21 °C par pur inconfort sensoriel. En asséchant l'air à proximité des parois vitrées, le sel limite ce réflexe de surchauffe

Il serait malhonnête de présenter ce dispositif comme une alternative totale aux systèmes de ventilation mécanique ou à une isolation performante. Son pouvoir d'absorption reste limité face à la production d'humidité d'une famille (douches, cuisine)

Néanmoins, pour grappiller les quelques euros qui manquent pour compenser la faiblesse de la baisse des tarifs de février 2026, ce geste constitue un bonus non négligeable. Il s'agit d'une brique supplémentaire dans une stratégie de sobriété globale, efficace pour traiter les points de condensation locaux et assainir l'atmosphère sans dépenser un centime en électricité.

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