Gérard Mestrallet devrait rester président d'Engie deux ans de plus

Alors qu'Isabelle Kocher devait prendre les rênes du groupe cette année (voir notre article), l'État — qui détient toujours un tiers des parts du groupe, aurait entériné la reconduction du patron emblématique du groupe à la tête d'Engie (ex GDF Suez). Isabelle Kocher, actuelle directrice générale déléguée, deviendrait directrice générale tandis que Gérard Mestrallet, actuel P-DG, ne conserverait que la présidence du groupe.


La prolongation de la présidence de Mestrallet serait actée par Bercy et l’Élysée

Alors que les statuts du groupe fixent la limite d'âge du président à 67 ans — Gérard Mestrallet les atteindra le 1er avril prochain — et que ce dernier avait annoncé qu'il comptait se retirer d'Engie, ce retrait ne devrait être que partiel. Emmanuel Macron souhaiterait prolonger le mandat du PDG d'Engie, qui dirigeait déjà Suez en 1995. Il ne conserverait toutefois que la présidence non exécutive du groupe, en confiant la direction générale à son actuelle directrice générale déléguée.

Confirmant une information parrue plus tôt dans Les Echos, Ségolène Royal a d'ailleurs déclaré qu'"il va devenir président non exécutif d'Engie avec une rémunération symbolique". Ces changements devront encore être confirmés par le conseil d'administration puis par l'Assemblée générale du groupe, prévue au printemps prochain.

Mestrallet en soutien de Kocher ?

Grande figure du patronat français, M. Mestrallet était censé pour beaucoup se retirer au profil de sa dauphine Isabelle Kocher dès cette année. Isabelle Kocher serait devenue la première femme P-DG d'une entreprise du CAC 40. A l'heure où Engie opère un tournant stratégique majeur, l'expérience de Gérard Mestrallet sera sûrement la bienvenue pour épauler la future directrice générale. Toutefois, il restera à définir quel rôle chacun jouera dans la prochaine gouvernance de l'entreprise. Selon Les Echos, les relations entre les deux se seraient "nettement tendues" ces derniers jours.

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