Engie rachète une entreprise australienne de services énergétiques

Gourmand, Engie ? Le groupe français vient de racheter à 100% une société australienne de services énergétiques, sa sixième acquisition depuis le début de l’année 2015. 


Engie a de l’appétit et ne se prive pas. L’entreprise française a annoncé jeudi 17 septembre le rachat à 100% de l’entreprise TSC Group Holdings, un des trois acteurs majeurs du secteur des services à l’énergie en Australie. Il y a trois ans, Engie (ex-GDF-Suez) s’était porté acquéreur du capital de TSC à hauteur de 20% par le biais de sa filiale Cofely.

Fabricant de chauffage et de climatisation

Ce rachat renforce considérablement la position d’Engie sur le marché australien des solutions énergétiques. Avec 149 millions de dollars australiens de chiffre d’affaires et 600 employés, TSC est présent en Australie et en Nouvelle-Zélande dans le secteur du chauffage, de la ventilation et la climatisation, de la réfrigération, de la mécanique, de la sécurité incendie et des services de sûreté. 

Chiffre d’affaires en hausse

Engie confirme avec cet achat sa nouvelle stratégie de développement : devenir l’un des leaders mondiaux du service à l’énergie, un secteur en expansion planétaire. Le groupe se fixe comme objectif 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans ce domaine sous deux ou trois ans, selon Jérome Tolot, le directeur général adjoint d’Engie. En 2014, le chiffre d’affaires des activités de services à l’énergie a généré pour l’entreprise française un chiffre d’affaires de 15,6 milliards d’euros. “Nous dépasserons les 16 milliards cette année et notre croissance sera encore plus élevée en terme de résultats”, précise le chef d'entreprise. 

Transition économique à marche forcée

Une progression qui repose essentiellement sur la stratégie de rachats mise en place par Engie. Depuis le début de l’année, six entreprises (Solairedirect, AMS, TSC, etc) ont été avalées par le groupe. En 2014, dix cibles ont été épinglées au tableau de chasse. Les services à l’énergie représentent aujourd’hui 21% du chiffre d’affaires total d’Engie et 9,3% de son excédent brut d’exploitation. Des chiffres amenés à enfler : sévèrement chahuté en Europe dans le domaine de la production d’énergie, l’ex GDF-Suez a opté pour une migration vers les secteurs liés à la transition énergétique, pour en devenir l’un des principaux acteurs sur le globe. 

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