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Déconfinement : les cas de défaut d’assurance auto en hausse

Déconfinement : les cas de défaut d’assurance auto en hausse

La crise liée au Covid-19 a des conséquences parfois surprenantes, et le secteur de l’assurance auto n’est pas épargné. Depuis la fin du confinement, les automobilistes sont de retour sur les routes, et beaucoup d’entre eux roulent sans assurance. Ces derniers mois, leur nombre a augmenté significativement.


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  • En bref :
  • Depuis la sortie du confinement, le nombre d’automobilistes roulant sans assurance auto a augmenté de 6 %.
  • Cette hausse aurait plusieurs raisons, du simple oubli de renouvellement de contrat d’assurance auto au renoncement à se couvrir pour des raisons financières.
  • Le recensement des cas de défaut d’assurance est facilité par la mise en place du fichier des véhicules assurés – ou FVA.
  • Celui-ci a d’abord été déployé dans 11 départements en juin 2019, puis dans 40 au total depuis juillet dernier.
  • En plus du défaut d’assurance, les excès de vitesse semblent aussi en hausse depuis le début du déconfinement.

Covid-19 : quelles conséquences sur les habitudes des automobilistes ?

Le défaut d’assurance automobile est-il en hausse en raison de la pandémie de Covid-19 ? Durant l’été, le Figaro révélait un chiffre préoccupant, provenant directement des données des forces de l’ordre : une augmentation de 6% entre le 12 mai et le 12 juillet 2020. Selon le journal, l’explication derrière la hausse de type d’infraction serait notamment liée à la crise sanitaire. En effet, de l’oubli de souscription à une assurance auto au renoncement pur et simple pour des raisons financières, les Français ont été de plus en plus nombreux à ne pas couvrir leur véhicule. Il est essentiel de rappeler que l’assurance auto est obligatoire en France.

Avec la fin du confinement, les automobilistes sont revenus sur les routes. Et beaucoup d’entre eux n’ont pas d’assurance auto.

L’impact économique de le la crise que nous connaissons est sans précédent. De nombreux automobilistes ont perdu leur travail, ou rencontré des difficultés financières, et l’une des solutions pour parer au problème semble avoir été d’économiser sur l’assurance auto. Laurent Collorig, chef de l’unité de coordination de lutte contre l’insécurité routière – ou Uclir – explique ainsi que ce phénomène n’est pas exempts de conséquences dévastatrices : « En cas d’accident, le conducteur qui n’est pas en règle passera sa vie à payer sa dette », déclarait-il au Figaro. Car, lorsqu’un conducteur non assuré est impliqué dans un accident, les victimes sont indemnisées grâce au Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires – ou FGAO. Et c’est bel et bien audit conducteur que l’argent sera réclamé.

Dans son rapport annuel de 2019, le FGAO rappelait que sur l’année précédente, l’indemnisation de victimes d’accidents de la route a coûté 178,8 millions d’euros au Fonds. À savoir que sur la totalité de cette somme, 141 millions d’euros étaient allés directement à l’indemnisation d’accidents causés par des conducteurs sans assurance automobile. Le rapport indiquait également qu’entre 2013 et 2018, le montant d’indemnisation du FGAO avait connu une hausse importante de 32%. Le Fonds étant « en partie financé par les assureurs », le coût est « répercuté sur les primes de tous », détaille Amina Walter, directrice générale déléguée de LeLynx.fr à BFMTV. Les conducteurs non assurés coûtent cher.

Au-delà des automobilistes roulant sans assurance, on a également pu constater d’une hausse des excès de vitesse post-confinement. Encore selon les chiffres des forces de l’ordre, ceux allant au-delà de 50 km/h ont augmenté de 11%.

FVA : les cas de défauts d’assurance auto plus facilement identifiés

La période durant laquelle la hausse est constatée commence au début du déconfinement. Que la raison soit l’oubli ou l’impossibilité, le défaut d’assurance comporte de nombreux risques. Les automobilistes roulant sans assurance peuvent en effet se retrouver à régler des dettes toute leur vie, comme expliqué plus haut, mais les conséquences peuvent également être judiciaires. L’amende pour une première interpellation et le constat d’un défaut d’assurance se situe entre 500 et 3 750 euros. Il est aussi possible de perdre des points sur son permis, voire que ce dernier soit tout bonnement retiré – avec l’impossibilité de se représenter pour le passer à nouveau. Enfin, le véhicule peut aussi être confisqué. Pour une récidive, il y a alourdissement de la peine, et l’amende peut atteindre les 7 500 euros.

Une autre raison explique l’augmentation du nombre de défauts d’assurance automobile recensé : le fichier des véhicules assurés – ou FVA, qui depuis début juillet 2020 est disponible dans 40 départements. Le dispositif avait été lancé dans 11 départements en juin 2019. Celui permet aux forces de l’ordre d’identifier et de sanctionner plus facilement les conducteurs en défaut d’assurance.

La crise sanitaire liée au Covid-19 implique-t-elle davantage de comportements à risques chez les conducteurs ?

À l’aide du FVA, les gendarmes et policiers peuvent aisément identifier l’immatriculation du véhicule du conducteur, l’assureur de ce dernier et donc, évidemment, son numéro de contrat auto. Si celui-ci n’est plus valide, les conséquences sont directes. De fait, les contrôles ont augmenté depuis la mise en place du dispositif, et ceux-ci peuvent se faire via les radars automatiques lorsqu’ils flashent un véhicule pour excès de vitesse. « La conduite sans assurance est un fléau depuis plusieurs années, particulièrement chez les jeunes qui sont surreprésentés (près de 60% des responsables d’accident roulant sans assurance ont moins de 35 ans). En cause ? Le montant de la prime qui double pour ces profils jugés à risques pour les assureurs (1 200 €/an en moyenne pour une formule tous-risque) », rappelle Amina Walter.

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  • Assurance auto : quelques rappels pour les automobilistes
  • Il est important de bien penser à renouveler son contrat auto si cela ne se fait pas automatiquement.
  • Si votre contrat actuel vous coûte trop cher, il est tout à fait possible de faire jouer la concurrence, pensez à bien comparer les offres d’assurance auto.
  • Le changement d’assurance auto a été facilité, il est donc possible de changer pour diverses raisons : augmentation de la prime d’assurance, meilleure offre disponible, vente du véhicule, vol ou destruction de celui-ci, ou tout simplement car vous avez envie de changer d’assureur pour trouver votre bonheur ailleurs.
  • Grâce à la loi Hamon, vous avez la possibilité de changer d’assurance pour votre voiture quand vous le désirez après la première année d’engagement, et même, dans certaines situations exceptionnelles avant l’échéance annuelle.
  • Si un assureur résilie votre contrat auto – ce qui est parfois la raison d’un défaut d’assurance, il est indispensable de se renseigner auprès d’assureurs spécialisés dans le domaine ou, en dernier recours, de contacter le Bureau Central des Tarifications – ou BCT.
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