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Energies renouvelables : 70 villes d'Europe s'engagent contre le réchauffement climatique

Paris
La Ville de Paris ambitionne de s'alimenter à 100% en énergies vertes d'ici 2050.

Les villes sont de plus en plus nombreuses à vouloir se tourner vers les énergies vertes. En effet, la transition énergétique recouvre pour elles des enjeux environnementaux mais aussi de solidarité. C'est pourquoi, en Europe, 70 villes souhaitent atteindre l'objectif à 100% d’énergies renouvelables.  

Les énergies renouvelables : moteur de l'économie locale

Bonne nouvelle pour la planète. Les villes d'Europe s'engagent de plus en plus contre le réchauffement climatique. Paris, le Havre, Barcelone, Madrid, Londres, Lisbonne, Copenhague ou Gênes, etc. toutes ses villes souhaitent passer à plus ou moins long terme à une utilisation à 100% des énergies renouvelables, comme le solaire, l'éolien ou encore l'énergie hydraulique. En effet, le recours aux énergies vertes, plus écologiques que les énergies fossiles, permettront de réduire les émissions de CO2 des villes et de leurs habitants.

Mais ces énergies alternatives répondent aussi à des enjeux économiques et de santé.  C'est ce que fait savoir, Rana Adib, secrétaire exécutive de REN21, un think tank sur les énergies vertes, "Les villes sont moteur dans la transition vers les énergies renouvelables. C’est une évidence pour elles que les énergies renouvelables réduisent les maladies pulmonaires et cardiaques, créent davantage d'emplois locaux et soulagent le budget municipal". Une position partagée par l'Ademe. Dans une étude de 2018, l'Ademe fait savoir que les énergies renouvelables représentent "un potentiel de 31 000 emplois en 2050". 

La transition énergétique pour lutter contre la précarité

La transition énergétique est un aussi l'un des leviers de lutte contre la précarité énergétique. En effet, de nombreux foyers sont touchés par ce phénomène de grande masse. Dans une interview accordée à Selectra, la Fondation Abbé Pierre pointait du doigt que la précarité énergétique touche désormais 12 millions de Français. Les passoires thermiques, ces édifices mal isolés et très énergivores y contribuent largement.

A titre d'exemple, dans l'Hexagone, selon l'Ademe, les bâtiments résidentiels correspondent à 26% des consommations finales d'énergie et 20% des émissions de CO2. C'est la raison pour laquelle, la rénovation thermique doit devenir l'une des priorités des villes. Les bâtiments étant d'importants postes de dépenses d'énergie, la rénovation du parc de logement permettrait également une réduction drastique des rejets de gaz à effet de serre.  

Le solaire photovoltaïque, l'énergie privilégiée par les villes pour la transition énergétique

Si les énergies renouvelables sont toutes plebiscitées, c'est l'énergie solaire qui semblent être la favorite. Comme le met en lumière Rana Adib, "Les villes peuvent assez facilement agir sur la consommation électrique, en misant notamment sur le photovoltaïque". Cela va dans le sens de l'hypothèse que pose l'Agence Internationale de l'Energie (AIE). Selon elle, dans les années à venir, 60% du développement des énergies renouvelables sera lié au solaire photovoltaïque.

C'est d'ailleurs vers cette source d'énergie que s'est, par exemple, tournée la ville de Berlin qui souhaite alimenter ses bâtiments avec 25% d’électricité solaire en 2050. Pourquoi l'énergie solaire ? Probablement car les panneaux solaires ont enregistré une formidable baisse des coûts et une amélioration de leurs rendements. En effet, d'après le groupe bancaire Lazard, un MWh d'énergie solaire coûtait 43$ à produire en 2018 contre 359$ en 2009. 

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