Menu

Réchauffement climatique : niveau record d'émissions de gaz à effet de serre en 2017

C'est une année noire pour le changement climatique. 2017 marque un record de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Triste record que celui de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère qui a atteint 405,5 millions de parties par million contre 403,3 millions en 2016. Un record qui devrait malheureusement être battu à nouveau d'ici quelques années si l'on en croit l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Agir contre le réchauffement climatique est devenu une urgence

L'année 2017 enregistre le triste record de concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. D'après Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM, "Les données scientifiques sont sans équivoque. Si l'on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, les changements climatiques auront des conséquences irréversibles et toujours plus destructrices pour la vie sur Terre". En effet, le gaz à effet de serre est directement responsable du réchauffement climatique. Les mesures doivent donc être prise dans l'urgence puisque selon lui "la période propice à l'action est sur le point de s'achever". 

Le réchauffement climatique : des effets néfastes sur la santé

"On ne peut avoir des gens en bonne santé, des gens qui ont accès à la nourriture, à l'eau potable et à un air sain sans s'attaquer aux changements climatiques", a mis en garde la secrétaire générale adjointe de l'OMM, Elena Manaenkova. En effet, le réchauffement climatique devrait rendre certaines régions du globe inhabitables. Mais ses conséquences sont loin de s'arrêter aux régions les plus arides du monde. Il engendre un impact direct sur les vagues de chaleur et les canicules dont la fréquence devrait augmenter. De quoi rappeler les douloureux souvenirs de la canicule de 2003 en France qui avait causé la mort de 15 000 personnes. 

La biodiversité mondiale en danger

Et l'être humain n'est pas le seul à souffrir des conséquences du réchauffement climatique. Si l'on en croit le rapport "Planète Vivante" de WWF, entre 1970 et 2014, les populations d’animaux vertébrés ont diminué de 60 % au niveau de la planète. La France ne fait pas exception puisque le nombre de bouvreuils pivoine, des petits oiseaux à col rouge, dont elle bénéficiait, a été réduit de 64% depuis 1989. Or comme le rappelle Pascal Canfin, directeur général du WWF France, "il n’y a pas de solutions aujourd’hui pour retirer de l’atmosphère le surplus de gaz à effet de serre que l’on émet". Dès lors, la solution réside dans l'action des Etats, des entreprises mais aussi des consommateurs particuliers. 

Impliquer les gouvernements à l'approche de la COP 24

L'OMM, agence de l'ONU, souhaite faire prendre conscience aux Etats de la situation. C'est pourquoi dans une lettre directement adressée aux gouvernements,  Michelle Bachelet, Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, les engage à "prendre des mesures efficaces, ambitieuses et urgentes" . Sans cela, explique-t-elle, "des nations entières, des écosystèmes, des peuples et des modes de vie pourraient tout simplement cesser d'exister".

Suite à cet appel, la COP 24 qui aura lieu à Katowice en Pologne, endosse un rôle encore plus important. Elle doit inviter les Etats à aller plus loin dans leur engagements dans la transition énergétique et le réchauffement climatique. Ainsi, ils pourront atteindre l'objectif fixé par l'accord de Paris lors de la COP21 : limiter le réchauffement climatique à horizon 2100  en "contenant l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels". 

En effet, malgré les mesures prises par les différents pays signataires de l'accord, le réchauffement climatique progresse et les actions humaines pourraient conduire la planète bien au-dessus de 3°C.

Mise à jour le