Tesla devient fournisseur d'électricité : le plan secret d'Elon Musk pour l'Europe

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Il aura fallu six ans de patience, deux licences distinctes et plus de 8400 opposants pour que Tesla franchisse enfin la ligne d'arrivée. Le 11 mars 2026, l'Ofgem, le régulateur britannique de l'énergie, a accordé à Tesla Energy Ventures Limited une licence de fourniture d'électricité couvrant l'Angleterre, l'Écosse et le Pays de Galles. En clair : Elon Musk peut désormais envoyer des factures d'électricité à des millions de foyers britanniques. La question n'est plus de savoir si Tesla deviendra un acteur de l'énergie en Europe, mais à quelle vitesse, et avec quel modèle commercial.
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Six ans pour obtenir le droit de vendre de l'électricité
L'histoire de Tesla sur le marché énergétique britannique commence bien avant cette annonce. Dès juin 2020, une première filiale du groupe, Tesla Motors Limited, avait obtenu une licence de production d'électricité au Royaume-Uni, notamment via ses installations solaires et ses batteries de stockage.
Mais produire de l'électricité et la vendre directement aux consommateurs sont deux activités juridiquement distinctes. Il manquait à Tesla la pièce maîtresse : la licence de fourniture.
En juillet 2025, Tesla Energy Ventures Limited, filiale dédiée à l'énergie, basée à Manchester, dépose formellement sa demande auprès de l'Ofgem. Huit mois d'instruction plus tard, la Gas and Electricity Markets Authority approuve le dossier.
D'après Connaissance des énergies, la licence est entrée en vigueur dans la soirée du 11 mars, après inscription au registre public du régulateur. Tesla dispose maintenant des deux briques indispensables pour opérer un cycle complet : produire de l'énergie et la facturer à ses clients.
Une licence électricité uniquement
La licence accordée par l'Ofgem ne couvre que la fourniture d'électricité. Tesla ne pourra pas proposer de contrats double énergie combinant gaz et électricité, une formule encore très répandue au Royaume-Uni.
Les ménages souhaitant rejoindre Tesla devront donc conserver un contrat gaz séparé chez un autre fournisseur, une contrainte qui pourrait freiner l'adoption dans un premier temps.
8400 opposants, une controverse politique et un régulateur inflexible
L'approbation de l'Ofgem n'a pas été une simple formalité. Durant la période de consultation publique, une campagne coordonnée par l'organisation Best for Britain a mobilisé plus de 8400 personnes pour demander au régulateur de rejeter la demande de Tesla.
L'argument central : les prises de position politiques d'Elon Musk, notamment son soutien affiché au militant britannique d'extrême droite Tommy Robinson, rendraient le groupe inapte à fournir un service public essentiel.
L'Ofgem a balayé ces objections, en confirmant que l'instruction d'un dossier de licence repose exclusivement sur des critères techniques, financiers et réglementaires. La personnalité du dirigeant n'entre pas dans l'équation.
Le régulateur a simplement constaté que Tesla satisfaisait à l'ensemble des exigences légales : protection des consommateurs, transparence de facturation, solidité financière et capacité opérationnelle.
Les mêmes règles s'appliqueront à Tesla dès le premier jour, au même titre qu'à Octopus Energy, British Gas ou EDF.
Cette controverse n'est pas anodine dans le contexte commercial de Tesla au Royaume-Uni. Les ventes de véhicules du constructeur ont chuté de près de 60 % en glissement annuel à mi-2025, une contre-performance que les analystes attribuent en partie à la dégradation de l'image d'Elon Musk dans l'opinion britannique.
Entrer sur un marché de l'énergie déjà tendu, plusieurs fournisseurs ont fait faillite ces dernières années, dans ce contexte constitue un pari audacieux.

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Le modèle texan : la vraie ambition de Tesla au Royaume-Uni
Pour comprendre ce que Tesla prépare réellement, il faut regarder ce que le groupe fait depuis plusieurs années au Texas. Là-bas, Tesla Electric ne se contente pas de vendre des kilowattheures comme un fournisseur classique.
Le groupe a construit un écosystème intégré : les propriétaires de véhicules Tesla et de batteries Powerwall peuvent participer à une centrale électrique virtuelle (Virtual Power Plant, ou VPP).
Concrètement, le logiciel d'Autobidder agrège l'énergie stockée dans des milliers de batteries résidentielles, appelées Powerball, pour la revendre au réseau au moment des pics de demande. Les clients participants sont rémunérés pour cette mise à disposition, souvent sous forme de crédits sur leur facture.
Les propriétaires de Tesla bénéficient par ailleurs d'offres spécifiques, comme la recharge illimitée sur borne pour un abonnement mensuel fixe. Cette modèle existe d'ailleurs déjà en France via Octopus Energy et son offre Drive Pack.
L'objectif est de rendre l'écosystème Tesla (voiture, panneaux solaires, batterie, électricité) tellement cohérent économiquement qu'il devient difficile d'en sortir.
Le Royaume-Uni présente des conditions favorables à ce modèle. Son réseau électrique, fortement dépendant des énergies renouvelables intermittentes, est régulièrement soumis à des tensions de fréquence que les VPP peuvent contribuer à stabiliser.
Le parc de Powerwall y est commercialisé depuis plusieurs années, et le nombre de véhicules Tesla immatriculés, malgré le récent recul des ventes, représente une base installée significative.
Tesla pourrait lancer une première offre tarifaire dédiée aux propriétaires de son matériel dès le quatrième trimestre 2026.
Et la France dans tout ça ?
La question mérite d'être posée, même si la réponse est sans ambiguïté pour l'instant. La France bénéficie d'un réseau électrique parmi les plus stables d'Europe, adossé à un parc nucléaire qui assure une production pilotable à grande échelle.
L'argument principal du modèle VPP de Tesla, stabiliser un réseau fragilisé par l'intermittence des renouvelables, perd beaucoup de sa pertinence dans ce contexte.
À cela s'ajoute un déploiement encore limité du Powerwall en France. La batterie de stockage domestique de Tesla n'a été commercialisée sur le marché français que très récemment, et son taux de pénétration reste marginal.
Pour que le modèle texan fonctionne, il faut une masse critique d'installations connectées. Cette masse critique, le Royaume-Uni l'a progressivement construite depuis 2016 et la France en est encore loin.
Pour les propriétaires français de véhicules Tesla, l'entrée du groupe sur le marché énergétique britannique est néanmoins un signal à surveiller. Si l'expérience outre-Manche valide le modèle à grande échelle, Tesla aura tous les arguments pour accélérer son déploiement continental. D'autres marchés européens, l'Allemagne en tête, où la part des renouvelables dépasse régulièrement 50 % du mix, pourraient figurer parmi les prochaines étapes bien avant la France.

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