"Programmes dormants" et sabotage à distance : ce que la CRE a trouvé dans nos équipements électriques

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Dans son dernier rapport de prospective publié ce mois de février 2026, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) tire la sonnette d'alarme. La multiplication des objets connectés au sein des foyers, censée faciliter la transition énergétique, ouvre paradoxalement une brèche béante pour la cybersécurité nationale. Entre serveurs hébergés à l'étranger et failles logicielles, nos équipements domestiques pourraient devenir les "chevaux de Troie" d'une attaque massive visant à plonger le pays dans le noir.
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La menace : quand votre maison devient une "surface d'attaque"
L'électrification des usages s'accélère. Pompes à chaleur pilotables à distance, batteries domestiques, bornes de recharge intelligentes... Nos maisons se remplissent d'équipements capables de communiquer avec l'extérieur. Si cette connectivité est indispensable pour flexibiliser la consommation, elle transforme chaque foyer en un point d'entrée potentiel pour des acteurs malveillants.
Dans son dernier rapport, le régulateur pointe du doigt un changement d'échelle inquiétant. Pris isolément, le piratage d'un ballon d'eau chaude n'a aucune conséquence pour le système. Mais si des millions d'appareils sont compromis simultanément, le risque devient systémique.
Les experts appellent cela l'élargissement de la "surface d'attaque". Un pirate informatique, qu'il s'agisse d'un groupe criminel ou d'une puissance étatique étrangère, pourrait théoriquement prendre le contrôle d'une flotte d'objets pour déstabiliser l'équilibre précaire entre l'offre et la demande d'électricité.
Onduleurs et Clouds étrangers : la souveraineté en question
Le rapport de la CRE met en lumière une autre vulnérabilité : la dépendance technologique. Une grande partie des équipements installés en France, notamment les onduleurs pour panneaux solaires ou les bornes de recharge, sont fabriqués hors de l'Union européenne. Plus inquiétant encore, leur pilotage transite souvent par des "clouds" (serveurs informatiques) situés en Asie ou aux États-Unis.
Cette architecture pose donc un problème de souveraineté. Les données de consommation des Français voyagent à l'autre bout du monde, et les commandes de pilotage (allumer, éteindre, moduler la puissance) dépendent d'infrastructures sur lesquelles la France n'a aucune prise.
Des cas avérés, comme la présence de fonctionnalités cachées, dans les maillages de la technologie permettant la remontée de données vers des opérateurs chinois et l’activation à la demande de programmation dormante à même de donner des ordres aux équipements dans un but de guerre ou d’attaque. Cet exemple illustre la gravité des risques pour la sécurité et la souveraineté énergétique.
Le risque de "backdoor" (porte dérobée) ou de "kill switch" (interrupteur d'arrêt à distance) activable par une puissance hostile en cas de conflit géopolitique pourrait alors devenir une réalité en cas de conflit.

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Le scénario du "Black-out synchronisé"
Concrètement, que pourrait-il se passer ? Le scénario redouté par les gestionnaires de réseaux est celui d'une attaque synchronisée. Imaginez que des milliers de véhicules électriques se mettent soudainement à charger à pleine puissance lors d'un pic de consommation hivernal, ou à l'inverse, que des gigawatts de production solaire soient coupés instantanément un jour de grand soleil.
Une telle variation brutale de la fréquence (le fameux 50 Hz) pourrait faire disjoncter le réseau national, voire européen, entraînant un black-out généralisé. La cybersécurité des objets connectés n'est donc plus seulement une affaire de protection de la vie privée, mais une question de sécurité nationale.
Reprendre le contrôle : les exigences du régulateur
Face à ces menaces, la Commission recommande un durcissement drastique des règles. L'ère de la naïveté technologique semble révolue. Le rapport préconise d'imposer des normes de cybersécurité strictes pour tout équipement raccordé au réseau, en s'appuyant sur les nouveaux textes européens comme le "Cyber Resilience Act".
Parmi les pistes évoquées, l'idée d'interdire le raccordement de produits dont le pilotage dépendrait exclusivement de clouds non-européens fait son chemin. Les autorités souhaitent également que les installateurs et les fabricants soient tenus à une transparence totale sur la localisation des données et les protocoles de sécurité utilisés.
L'objectif est de créer un "bouclier cyber" autour du système électrique français, en transformant chaque appareil connecté en maillon fort plutôt qu'en faiblesse.
Comment protéger vos équipements ?
En attendant ces nouvelles normes, les utilisateurs peuvent adopter des réflexes simples. Changez systématiquement les mots de passe par défaut de vos appareils connectés (caméras, thermostats, box). Effectuez les mises à jour logicielles dès qu'elles sont disponibles, car elles corrigent souvent des failles de sécurité.
Enfin, privilégiez les marques reconnues qui garantissent un hébergement des données en Europe.

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