Black-out : L'Espagne a frôlé hier à nouveau la catastrophe (les renouvelables encore montrées du doigt)

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Ce mercredi 28 janvier 2026, alors que la tempête Kristin balayait l'Espagne, le pays s'est retrouvé au bord du black-out. Le coupable ? Le vent lui-même. Alors que les rafales auraient dû faire tourner les éoliennes à plein régime pour chauffer des foyers, elles ont eu l'effet inverse : elles ont mis le parc à l'arrêt forcé. Face à cette chute soudaine de production d'électricité éolienne et à la chute des importations venant du Portugal, le gestionnaire du réseau a dû couper en urgence le courant aux grandes industries pour éviter l'effondrement du système. Récit d'une matinée où le réseau électrique ibérique a retenu son souffle.
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Les éoliennes stoppées brutalement
Les ingénieurs le savent, mais le grand public l'oublie souvent : une éolienne n'est pas conçue pour fonctionner lorsque le vent souffle fort. Ce mercredi 28 janvier, les rafales dépassaient les 130 km/h sur la péninsule ibérique.
Pour protéger la structure et éviter que les pales ne se brisent sous la force cinétique, les éoliennes sont programmées pour se mettre automatiquement à l'arrêt dès que le vent dépasse les 90 km/h. C'est exactement ce qui s'est produit dans une grande partie du pays entre 8h00 et 10h00.
Le résultat a été brutal pour le mix électrique espagnol. Alors que les prévisions tablaient sur une production éolienne supérieure à 11.000 MW, celle-ci a chuté à 7500 MW. En quelques minutes, le réseau a perdu près de 2 gigavatios (GW) de puissance, soit l'équivalent de deux réacteurs nucléaires qui disparaissent des écrans radar au moment précis où la demande de chauffage explosait à cause du froid et de la neige.

L'industrie débranchée pour sauver les ménages
Face à cette chute soudaine de la production d'électricité, Red Eléctrica de España (REE), l'équivalent espagnol de RTE, n'a pas eu d'autre choix que d'activer le "plan B". Les centrales à gaz (cycles combinés) ont été sollicitées en urgence, passant de 3 000 à 9 000 MW en trois heures. Mais cette montée en puissance n'a pas suffi à combler le trou béant laissé par l'éolien et la baisse des importations portugaises.
Le gestionnaire a donc forcé l'arrêt des gros consommateurs. Les usines électro-intensives (sidérurgie, chimie, cimenterie), qui sont rémunérées pour cette flexibilité, ont vu leur alimentation coupée ou drastiquement réduite pendant deux heures.
Au total, ce sont 1725 MW de puissance industrielle qui ont été effacés du réseau en deux vagues successives. Cette manœuvre a permis de maintenir la fréquence du réseau à 50 Hz et d'éviter que les coupures ne touchent les particuliers, alors que Madrid se réveillait sous un manteau de neige.

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Une facture salée pour deux heures de répit
Ce sauvetage a un coût. Le mécanisme de délestage industriel est un service rémunéré, et la facture de ce mercredi matin s'annonce élevée. Pour accepter de stopper leurs machines sans préavis, les industriels ont été indemnisés à hauteur de 116,47 € à 120,90 € par mégawattheure non consommé.
C'est la première fois en 2026 que ce mécanisme d'urgence est activé à une telle échelle, alors qu'il n'avait pas servi en 2025. Cela démontre la fragilité de l'équilibre offre-demande dans un système électrique où la part des énergies renouvelables intermittentes devient majoritaire. Cet arrêt de l'éolien, bien que prévisible techniquement, rappelle que la transition énergétique nécessite des filets de sécurité robustes.
La leçon espagnole : la flexibilité est le nouveau graal
Cet épisode météorologique extrême agit comme un révélateur des défis qui attendent l'Europe. L'interconnexion avec le Portugal, habituellement une soupape de sécurité, a elle aussi montré ses limites : les importations ont chuté de 2300 MW à 800 MW, le pays voisin étant lui-même aux prises avec la tempête Kristin.
Les experts du secteur soulignent que sans les centrales à gaz en réserve et sans la flexibilité des industriels, la matinée aurait pu virer au scénario catastrophe avec un blackout généralisé comme en avril 2025. À l'avenir, le stockage par batteries et le pilotage intelligent de la consommation devront impérativement monter en puissance pour compenser les intempéries de plus en plus fréquentes.
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