Nucléaire : un calendrier et un budget encore allongé pour l'EPR de Flamanville

EPR
Le chantier de l'EPR de Flamanville est encore repoussé générant pour EDF un nouvel allongement de budget.

C'est un chantier qui n'en finit plus. Alors que la mise en service était initialement prévue en 2012, l'EPR de Flamanville en Normandie n'entrera pas en fonction avant 2022. Un retard qui continue de se solder par des allongements de budget de plus en plus importants. En effet, depuis le début, le coût a triplé. Selectra fait le point avec vous sur l'avancée des travaux. 

Un retard pour des raisons de sûreté nucléaire

La rumeur disait que le calendrier allait encore être allongé. Certains actionnaires, inquiets, avaient d'ailleurs posé la question à Jean-Bernard Lévy lors de l'assemblée générale d'EDF. Le PDG avait préféré ne pas s'engager sur la question à ce moment-là. Mais, le vendredi 26 juillet, EDF, fournisseur historique d'électricité en France a annoncé que la mise en service de l'EPR de Flamanville, un réacteur nucléaire dernière génération serait encore repoussée en 2022. En effet, l'électricien est tenu par par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de réparer huit soudures défectueuses. 

EPR de Flamanville : un coût multiplié par quatre

Et chaque retard sur le chantier coûte plus cher à EDF. A l'origine, le projet était calculé à 3,3 milliards d'euros : il est aujourd'hui de 10,9 milliards d'euros, soit une multiplication par trois des coûts. L'escalade continue ce nouveau retard devrait encore faire grimper la facture. Si l'on en croit certains experts, le surcoût lié aux soudure serait compris entre 1 et 2 milliards d'euros. Un coût total de plus de 12 milliards d'euros soit une multiplication par quatre du budget. 

EDF : une amende de 1,8 million d'euros pour retards de paiement

Les retards de l'EPR ne sont pas les seuls à plomber le budget d'EDF. Le groupe vient d'écoper d'une amende de 1,8 million d'euros pour des retards de paiements auprès de ses fournisseurs et prestataires. En effet, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a décidé de sanctionner l'entreprise dont plus de 10% des factures ont été réglées en retard entre mars à août 2017. 

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