Solaire : le « Made in France » s'effondre. 88% des panneaux sont chinois (et financés par nos impôts)

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Alors que les discours officiels martèlent depuis des années la nécessité de relocaliser la production d'énergie verte, les chiffres publiés ce mois-ci par la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) viennent de fracasser cette ambition contre le mur de la réalité. Pour la filière solaire, les fabricants français voient leur part de marché s'effondrer, pris en étau entre une concurrence asiatique féroce et une instabilité politique chronique. Dans le même temps, le secteur subit une vague de défaillances d'entreprises historiques.
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Solaire : la France effacée de la carte par la Chine
La lecture du dernier rapport de la CRE agit comme un électrochoc. Si le secteur éolien parvient à sauver l'honneur avec plus de 96 % des turbines fournies par des constructeurs européens (principalement le danois Vestas et l'allemand Nordex), la filière solaire, elle, a totalement décroché. Pour les centrales au sol, 88 % des panneaux installés proviennent de fabricants asiatiques, essentiellement chinois.
Il y a encore deux ans, les fabricants français captaient une maigre part de marché de 5 % sur les grands projets au sol. Aujourd'hui, cette part s'est réduite comme peau de chagrin pour atteindre à peine 2 %.
Même constat pour le solaire sur toiture : bien que les fabricants français y résistent un peu mieux (10 % de parts de marché), l'hégémonie asiatique y est écrasante avec 89 % des volumes retenus.
Tandis que la quasi-totalité des turbines des projets éoliens retenus sont construites par des fabricants européens, les panneaux photovoltaïques utilisés par les projets lauréats devraient massivement provenir de Chine.
Cette accélération des installations financée par l'État qui profite presque intégralement à l'industrie chinoise. Cette tendance souligne l'échec des mécanismes actuels pour favoriser le "Made in Europe". Si le règlement européen pour une industrie "net-zéro" (NZIA) promet de changer la donne, ses effets se font toujours attendre sur le terrain.
Le solaire chinois financé par vos factures
Les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables (complément de rémunération), financés par les taxes sur l'énergie payées par les ménages et entreprises françaises, profitent indirectement à l'industrie asiatique. En garantissant un prix de rachat aux producteurs sur vingt ans, l'État sécurise leurs revenus.
Or, pour rester compétitifs et remporter ces appels d'offres publics, les développeurs se tournent massivement vers les équipements les moins chers du marché.
Résultat : selon la CRE, 88 % de la puissance installée subventionnée repose sur une technologie importée. Le contribuable français finance ainsi une transition énergétique dont la valeur ajoutée industrielle part majoritairement à l'étranger.
"On meurt à petit feu" : l'hécatombe sociale commence
Pendant que les importations de panneaux chinois battent leur plein, les fleurons français mettent la clé sous la porte.
La liste des victimes s'allonge de semaine en semaine. Selon Le Figaro, Photowatt, pionnier historique et dernier fabricant de panneaux solaires français, a disparu du paysage, emportant avec lui 160 emplois.
Vergnet, fabricant d'éoliennes dans le Loiret, est en liquidation judiciaire. Okwind, pépite de la "French Tech" bretonne, se restructure massivement. Au total, selon les syndicats professionnels, la filière a déjà perdu près de 6 % de ses effectifs depuis la fin 2024.
L'absence de visibilité et les revirements incessants de l'État ont transformé l'euphorie de l'après-crise ukrainienne en cauchemar. Il y a quatre ans, les entreprises recrutaient à tour de bras pour sauver la France du black-out. Aujourd'hui, le retour en grâce du nucléaire et la baisse temporaire des prix de marché ont conduit les pouvoirs publics à fermer le robinet, laissant toute une chaîne de valeur exsangue.

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La stratégie du "Stop and Go" pointée du doigt
Comment en est-on arrivé là ? Les experts pointent du doigt une gestion à courte vue. En 2022, la panique énergétique avait ouvert les vannes des investissements. En 2026, la surabondance d'électricité pousse l'État à freiner, notamment via des tarifs de rachat jugés décourageants dans la dernière loi de finances.
Ce coup de frein menace désormais les projets d'avenir. Les "gigafactories" de panneaux solaires comme Holosolis ou Carbon, censées incarner la renaissance industrielle française, voient leur modèle économique fragilisé avant même d'avoir produit leur premier module.
Si la demande électrique repart à la hausse comme prévu, la France pourrait se retrouver dans cinq ans avec une filière renouvelable démantelée et une dépendance totale aux importations.
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