EPR anglais : Accord en vue pour EDF

Le groupe français entend formaliser la décision finale d'investissement avec ses partenaires chinois CGN et CNNC d'ici le 20 octobre, à l'occasion de la visite en Grande Bretagne du président chinois Xi Jinping (20-23 octobre). La construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point serait le troisième chantier de ce type pour EDF après Flamanville en Normandie et Olkiluoto en Finlande.


Boucler la négociation commerciale d'ici le 20 octobre

Néanmoins, les discussions ne sont pas terminées et quelques réponses doivent encore être apportées par chacun des acteurs afin de pouvoir boucler cette négociation commerciale. A commencer par la situation financière on ne peut plus préoccupante d'Areva, qui fournit la technologie EPR. En conséquence, EDF s'est résolu à demander à ses partenaires chinois de monter à 40% de parts de participation dans ce projet. Outre les questions administratives et la détermination des dernières clauses commerciales, les retards accumulés par les chantiers d'EDF en France et en Finlande ne rassurent pas les investisseurs. Certains viennent en effet rejoindre les rangs des hommes politiques et citoyens britanniques critiquant ce projet qualifié d'onéreux et dangereux.

Le gouvernement britannique renouvelle son support au projet

Il n'empêche que le gouvernement de David Cameron reste très enthousiaste quant à la réalisation de ce projet. Il met en avant la promesse de création de milliers d'emplois dans une région sinistrée par le chômage, et la garantie de sécurité énergétique - la centrale devant fournir 7% des besoins en électricité du pays. A ce titre, le ministre britannique des Finances a annoncé la semaine dernière le versement à venir d'une première garantie financière par l’État.

Mis à jour le