Ouragan Irma : la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’assurance française outre-mer

Si chaque année apporte son lot de catastrophes naturelles, l'ouragan Irma s'est distinguée par sa violence destructrice et meurtrière.

Un an après les événements, c’est à nouveau l’heure du bilan pour les conséquences de l’ouragan Irma. Avec près de 1,3 milliard d’euros reversés aux sinistrés, il devient tristement détenteur d’un record dans le monde de l’assurance française.

L’ouragan Irma : en douze mois, les assureurs ont été grandement mobilisés

Le 6 septembre 2017, les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy situées dans les Antilles françaises connaissaient une catastrophe naturelle de grande envergure : l’ouragan Irma. Le bilan était important, des personnes ont été tuées et au total, quelque 25 600 sinistres ont été comptabilisés. La Fédération française de l’Assurance – FFA – avançait alors un coût de 1,9 milliard d’euros de dommages.


L’ouragan Irma a eu des conséquences dramatiques pour les personnes sur place. Un an après, les vestiges de cette catastrophe sont encore présents.

En septembre 2018, un an après l’événement, c’est à nouveau l’heure de faire prendre du recul. À ce jour, 95 % des sinistrés ont été indemnisés – partiellement ou totalement –, faisant de l’ouragan Irma la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’assurance française outre-mer, rapporte l’AFP. En tout, les assureurs ont versé 1,26 milliard d’euros, ce qui revient à 67 % des 1,9 milliard d’euros estimés en 2017. Aujourd’hui, il s’agit donc de rebâtir ce qui a été détruit, même si la FFA explique que « l’indemnisation des dommages aux habitations est complexe. Certains copropriétaires ont abandonné leurs biens, compliquant ainsi la tâche des syndics dans la coordination des travaux de reconstruction. Hors sinistres de copropriétés, le niveau d’indemnisation de l’ensemble des dommages engendrés par Irma est de 73 % du coût total estimé ».

Conscience écologique et assurances : que nous réserve l’avenir ?Plus généralement, nous voyons partout dans le monde la multiplication de catastrophes naturelles. Celles-ci sont à la fois un avertissement sur l’urgence d’une prise de conscience écologique, d’un besoin de solutions concrètes pour prévenir et intervenir en cas de problème. À terme, ces catastrophes naturelles à répétition pourraient aussi bouleverser la manière que nous avons de nous assurer, ainsi que nos biens.

Changement climatique et assurances : un enjeu écologique et humanitaire

Les événements climatiques de grande ampleur qui frappent de plus en plus fréquemment notre pays témoignent de l’utilité d’une modernisation du régime des catastrophes naturelles. Les assureurs et le gouvernement travaillent à la mise en œuvre prochaine d’un ensemble de propositions qui permettront de renforcer les mesures de prévention et de mieux accompagner les populations face aux conséquences des aléas climatiques, a précisé Bernard Spitz, président de la FFA.

Un an après l’ouragan Irma, les conséquences sont encore bien présentes. Malgré les indemnisations des assurances, la rémission prend du temps. Comme le précise Le Monde, sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, seuls 40 % des propriétaires sont assurés, ce qui laisse une grande quantité de sinistrés sans solutions concrètes. De plus, des retards de la part de certains assureurs ont ralenti la reconstruction de ce qui avait été détruit.

Enfin, des épaves de voitures et autres déblais n’ont pas encore été nettoyés, principalement car les décharges sont saturées et certaines situations laissées telles quelles.

Selon les dernières études publiées, les conséquences du dérèglement climatique ne devraient pas aller en s’arrangeant. Et l’enjeu est d’autant plus complexe pour l’ensemble des territoires ultramarins. Suite à l’ouragan Irma, une réflexion a été lancée par le gouvernement à ce sujet, afin d’aboutir à des propositions prenant en compte la nouvelle réalité écologique. Celles-ci devraient arriver d’ici la fin de l’année. En parallèle, la FFA et la Caisse Centrale de Réassurance ont annoncé un projet d’étude dédié aux « conséquences du dérèglement climatique aux Antilles et plus généralement dans les territoires ultramarins ».

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