Une concertation sur l’interdiction des chaudières au gaz
En juin dernier, à la demande du Gouvernement, débutait une concertation qui devrait durer jusqu’au 28 juillet prochain. Élus et professionnels ont donc pour objectif principal, d’ici cette date, de plancher sur le sort réservé aux chaudières au gaz. Un débat d'envergure, pour un équipement qui concernerait encore environ 12 millions de foyers. L’objectif de cette concertation est clair : abaisser la part des émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur du bâtiment en France, qui s’élève encore à 23%1, et se conformer au Plan climat, qui fixe la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Associant l’ensemble des acteurs du bâtiment, cette concertation a pour objectif d’échanger sur les solutions alternatives aux chaudières fossiles (fioul, gaz), afin d’accélérer la décarbonation de notre pays et d’atteindre nos objectifs climatiques. (MTE)
1. Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires - “Construction et performance environnementale du bâtiment”
Une concertation qui pourrait donc aboutir à l’interdiction pure et simple des chaudières au gaz, comme l’a rappelé Olivier Klein - ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique - au micro de FranceInfo jeudi dernier, en priorisant toutefois la question des nouvelles installations, mais non sans évoquer l’ancien, pour lequel il faudra, selon lui, “trouver des solutions de sortie”.
La pose de chaudières à gaz bientôt interdites ? "L’objectif est de sortir des gaz à effet de serre, confirme Olivier Klein, ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique. Le premier objectif est de sortir des chaudières au fioul". pic.twitter.com/s9M3wvgJCB — franceinfo (@franceinfo) June 22, 2023
Interdiction des chaudières au gaz : quels logements sont concernés ?
Dans un premier temps, il serait donc question d’interdire toute nouvelle installation de chaudières au gaz à l’horizon 2026. En revanche, malgré les déclarations d’Elisabeth Borne, le sort des chaudières déjà existantes n’est pas encore scellé, pas plus que leur remplacement. Pour l’heure, il semblerait que les chaudières au gaz neuves ne soient pas amenées à être interdites dans les logements anciens. Une excellente nouvelle pour Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), selon qui, la filière du gaz “n’est pas prête”. Si depuis janvier 2022, l’interdiction du chauffage au gaz concerne d'ores et déjà les maisons individuelles neuves (et sera étendue en 2025 aux bâtiments collectifs neufs), remplacer les équipements de près de 12 millions de foyers revêt un caractère de “mission impossible”.
Un constat partagé par l’association française Coénove, qui dénonce même un projet “aux conséquences désastreuses” et son président, Jean-Charles Colas Roy, d’ajouter que “l'atteinte des objectifs de décarbonation fixés par l'Europe 'Fit for 55' est possible tout en permettant à la France de préserver la résilience énergétique du pays, le pouvoir d'achat et les finances publiques. Cela passe par la sobriété choisie et pérenne, l'accélération de la rénovation performante et globale des bâtiments et un soutien au développement des gaz renouvelables pour atteindre 20% de biogaz à 2030. Ne nous trompons pas de combat, ce n'est pas l'appareil qu'il faut bannir mais le gaz qu'il faut verdir”.
Du côté des associations, même son de cloche. On s’inquiète de l’effet dévastateur qu’une interdiction des chaudières au gaz pourrait avoir sur le pouvoir d’achat des Français, en citant notamment la recrudescence des arnaques liées au remplacement des chaudières au fioul par des pompes à chaleur air-eau ou encore celle des installations bâclées. Elles rappellent également que - même proposées à des prix relativement hétérogènes - les chaudières au gaz présentent à ce jour un prix en moyenne trois fois moins élevé que celui des PAC.
Si les chaudières au gaz restent donc dans le viseur gouvernemental, peu de chances alors que la concertation en cours aboutisse à une suppression imminente de ces équipements au sein des foyers existants. D’autant qu’à en croire les estimations de GRDF, la consommation électrique des pompes à chaleur devrait représenter environ 10 gigawatts de plus en 2035, soit l'équivalent de 10 réacteurs nucléaires supplémentaires. Autrement-dit, du côté des professionnels du secteur, comme de celui des infrastructures existantes, les forces nécessaires semblent manquer avant de voir disparaître purement et simplement le chauffage au gaz au sein des ménages hexagonaux.
Le gaz : on supprime ou on verdit ?
Comme le rappelle Jean-Charles Colas Roy, à défaut de supprimer les chaudières au gaz, l’un des axes majeurs d’une politique de décarbonation efficace pourrait se trouver dans le développement du biogaz, ou gaz vert. Cette source d’énergie issue d’un “processus naturel de dégradation biologique de la matière organique dans un milieu sans oxygène due à l’action de multiples micro-organismes (bactéries)”, se présente en effet comme un allié de taille pour mener à bien l’objectif de neutralité carbone visé. Une alternative que n’exclut pas le Gouvernement, qui prévoit la substitution de 15 % du gaz naturel par du biométhane dans le réseau de distribution d’ici 2030.
Une projection ambitieuse, mais qui tient compte de l’accroissement exponentiel de la filière. En effet, en 2019, on pouvait compter 123 installations en service2. Au 1er janvier 2023, on dénombrait en France pas moins de 515 unités de méthanisation, dont 430 raccordés aux réseau GRDF, pour une production d’environ 9,1 TWh/an, “soit l'équivalent de la consommation annuelle de plus de 2 265 000 logements neufs ou plus de 36 700 bus roulant au BioGNV. Cela dépasse donc déjà la puissance d'un réacteur nucléaire (estimée à 5,5 TWh/an)”3.
2. Conférence de presse du 8 mars 2023 - “Panorama des gaz renouvelables
3. GRDF - “Valoriser nos déchets pour produire du gaz vert : l'enjeu de la méthanisation”
Par ailleurs, les fournisseurs d’énergie ont quant à eux déjà compris l’attrait du biogaz, en proposant des offres et options spécifiques, permettant de bénéficier de cette énergie en pleine évolution.
Qu'est-ce que le Selectra Score ?
Afin d'augmenter la transparence sur le marché de l'énergie, Selectra a créé le « Selectra Score », similaire au Nutri-score des aliments. Il permet en un clin d'œil de se faire une idée sur la qualité d'une offre par rapport aux autres.
Comment la note est-elle calculée ?
- Prix
- Avis clients
- Impact environnemental
- Stabilité des prix
- Taux de litige
Le Selectra Score est attribué ainsi :
- 50 % prix : classement de l'offre selon son prix par rapport aux autres offres de la même catégorie.
- 50 % qualité : classement de l'offre basé sur les avis clients sur le fournisseur, la qualité environnementale de l'offre, les garanties d'évolution des prix de l'offre et le taux de litiges pour le fournisseur publié par le Médiateur de l'énergie (le cas échéant).
La moyenne des deux donne une lettre allant de A à E.
Ce score est mis à jour quotidiennement à 11h30 en fonction des changements d'offres.
Qu'est-ce que le Selectra Score ?
Afin d'augmenter la transparence sur le marché de l'énergie, Selectra a créé le « Selectra Score », similaire au Nutri-score des aliments. Il permet en un clin d'œil de se faire une idée sur la qualité d'une offre par rapport aux autres.
Comment la note est-elle calculée ?
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- 50 % qualité : classement de l'offre basé sur les avis clients sur le fournisseur, la qualité environnementale de l'offre, les garanties d'évolution des prix de l'offre et le taux de litiges pour le fournisseur publié par le Médiateur de l'énergie (le cas échéant).
La moyenne des deux donne une lettre allant de A à E.
Ce score est mis à jour quotidiennement à 11h30 en fonction des changements d'offres.
Les tarifs de l'offre NovaFixe BioGaz sont plus élevés que l'offre NovaFlex Gaz, mais les tarifs sont bloqués pendant 2 ans tandis qu'ils varient tous les mois avec l'offre NovaFlex Gaz.
L'offre NovaFixe BioGaz apporte plus de sécurité à l'approche de l'hiver où les prix sont prévus pour augmenter. Il est donc préconisé de choisir une offre à prix fixe pour ne pas subir les hausses des prix du gaz prévues pour cet hiver. Enfin, cette offre présente un intérêt pour les consommateurs souhaitant investir dans les énergies renouvelables car elle permet l'injection de biogaz dans le réseau à hauteur de 20 %.
Les plus
- Prix du gaz bloqué pendant toute la durée du contrat
- 20 % de biogaz français inclus
- Service client garanti “AFRC Relation Client 100% France"
Les moins
- Pas de fluctuation du prix en cas de baisse sur le marché du gaz
- Prix du kWh légèrement plus élevé que celui du Prix Repère Gaz
L’offre Gaz Référence 3 ans d’Engie n'est pas une mauvaise offre. Le prix du kWh est attractif, mais le coût élevé de l’abonnement pénalise les petits consommateurs. Si votre principal critère est uniquement le prix, d’autres offres moins chères sont disponibles, dont quelques unes incluant du biogaz. De plus, avec une tendance à la baisse des prix du gaz prévue dans les années à venir, souscrire une offre à prix fixe aujourd’hui peut ne pas être la meilleure option.
Les plus
- 5% de gaz vert ;
- Prix HTT fixes pendant 3 ans
Les moins
- Toute évolution des taxes, des obligations ou des frais d’acheminement sera automatiquement répercutée sur la facture.
L'offre Classique Gaz d'Ohm Energie propose actuellement des tarifs compétitifs. Cependant, le fournisseur se réserve le droit de faire évoluer ses prix jusqu'à 4 fois par an. Donc, rien n'empêche Ohm Energie de réhausser les prix dans les prochaines semaines. Le consommateur doit donc être particulièrement vigilant. L'offre séduira les consommateurs en quête d'économies, prêts à assumer une part de risque.
À noter que le taux de litiges chez Ohm Energie est en nette amélioration et se situe désormais dans la moyenne nationale.
Les plus
- 10% de biogaz
- Prix compétitifs dans le contexte actuel
Les moins
- Des prix qui peuvent évoluer 4 fois par an, à la hausse comme à la baisse
L'offre Verte Fixe gaz reste intéressante malgré un surcoût par rapport au Prix Repère de la CRE. Pour 10 % de biogaz français, il est difficile de trouver mieux sur le marché.
Les plus
- 10% de gaz vert d'origine française certifié par des Garanties d’origine ;
- Un prix du gaz HT bloqué pendant un an (kWh et abonnement) ;
- Le client a le choix du mode et du rythme de facturation ;
- Suivi des consommations en temps réel ;
- Service client accessible par téléphone ;
- La sécurité du leader des fournisseurs alternatifs d'énergie.
Les moins
- Niveau prix, ce n’est pas l’offre la plus compétitive du fournisseur ;
- Il existe sur le marché des offres vertes bien plus compétitives.
Contrat+ Gaz Vert 15% offre un certain engagement environnemental, avec certes une part légère de biogaz, mais ce qui est toujours mieux que la plupart des offres sur le marché, qui sont intégralement fossiles et importées.
Par ailleurs, le prix fixe pendant 1 an garantit une certaine stabilité au client alors que les jours plus frais arrivent et que les prix pourraient légèrement remonter dans les prochains mois.
Les plus
- Une part d'énergie verte
- Des prix fixes pendant un an
- Un service client basé en France
Les moins
- L'incertitude sur l'évolution du prix au bout d'un an
La coche Selectra signale un fournisseur partenaire : l'appel est alors pris en charge par le centre d'appels interne de Selectra. Les numéros sans cette coche renvoient directement vers le fournisseur.
Simulation pour 10 000 kWh/an de gaz, prix TTC.
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