Rapprochement EDF/Areva: les termes de l'accord se précisent

Le 31 juillet sera présenté le premier volet du sauvetage du groupe Areva, dont le mécanisme devrait s’étendre jusqu’en 2016.


Vers un accord définitif

Les tractations entre EDF et Areva sont toujours en cours mais les conseils d’administration des deux géants de l'énergie sont tenus de présenter leur accord en même temps que les résultats du semestre, à la fin du mois. D'après plusieurs sources, l'offre d’EDF devrait être connue bientôt et l’acquisition d’Areva NP (activité réacteurs du groupe) devrait se chiffrer entre 2,5 et 3 milliards d’euros (au lieu des 2 milliards d'euros annoncés).

La création d’une co-entreprise d’ingénierie avait déjà été évoquée, elle est désormais confirmée. Les deux groupes doivent maintenant trouver un accord sur les activités autour du combustible nucléaire et du traitement des déchets. Les dirigeants d’Areva demeurent soucieux de ce que l’avenir leur réserverait si les activités du groupe étaient finalement recentrées sur le combustible. Ils seraient en effet alors très dépendants des contrats. De son côté, EDF n’entend pas « surpayer les services du combustible », eu égard à la santé financière du groupe et aux efforts fournis pour diversifier sa fourniture en combustible.

Suite à la présentation du 31 juillet, une période de trois mois permettra au fournisseur historique d'électricité d’évaluer les comptes de l'énergéticien et de se prononcer sur une offre définitive d’acquisition. Débutera ensuite un processus d’autorisation par les autorités de la concurrence aux niveaux national et européen. L’opération devrait ainsi être finalisée fin 2016.

Areva fait le nécessaire

De son côté, Areva devrait annoncer ses besoins de financement qui atteindraient les 7 milliards d’euros. Le groupe ne semble pourtant pas encore en mesure d’expliquer à ses potentiels investisseurs comment il remboursera sa dette, l’Etat refusant actuellement de communiquer le montant de la recapitalisation à laquelle il consent. Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, refuse de « mettre un chèque sur la table » avant le mois de septembre, bien que l’Elysée ait assuré au mois de mai que l’Etat appointerait Areva de l’aide dont le groupe aura besoin. En attendant, le géant du nucléaire poursuit la mise en oeuvre du plan de restructuration qui lui permettra d’économiser près d’un milliard d’euros d’ici à 2017.

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