Le FMI anticipe une baisse des prix de l'énergie en 2022

FMI baisse des prix de l'énergie
Le FMI s'attend à une baisse des prix de l'énergie au printemps 2022.

Les tarifs du gaz et de l'électricité ont explosé en Europe. "Bouclier tarifaire" en France, baisse de la TVA en Espagne... Les pays de l'Union européenne ont dû prendre des mesures pour aider les ménages à faire face à l'envolée des prix. Cependant, cette flambée devrait être de courte durée. Selon Gita Gopinath, l'économiste en chef du FMI, les prix devraient redescendre "d'ici la fin du premier trimestre 2022". Explications.


Un recul des prix début 2022

L'emballement des prix de l'électricité et du gaz devrait cesser à l'arrivée du printemps 2022. Cela devrait permettre de soulager le marché de l'énergie, en proie actuellement à une crise.

Cette potentielle baisse des prix est également une analyse partagée par Jean Castex : le "bouclier tarifaire" a été mis en place en se basant sur cette perspective. Pour rappel, il implique un gel des prix du gaz cet hiver avec un rattrapage sur les factures des ménages à partir du printemps 2022.

Pour le moment, même si à court terme, (...) pendant les quelques mois d'hiver, les prix de l'énergie seront élevés, nous nous attendons à ce qu'ils redescendent d'ici la fin du premier trimestre de l'année prochaine et au cours du deuxième trimestre. Gita Gopinath, FMI

Des risques de coupures de gaz et d'électricité cet hiver ?

C'est possible ! Si l'hiver est très froid, la demande continuera d'augmenter et la production de gaz pourrait avoir du mal à suivre. En conséquence ? Des coupures de gaz pourraient se multiplier. Cela affecterait également le marché de l'électricité, puisque 20% de l'électricité produite en Europe provient de la combustion du gaz.

Le scénario du pire serait d'avoir un hiver particulièrement rigoureux dans l'hémisphère nord avec une demande pour l'énergie qui grimpe. Et parallèlement, nous n'aurions pas résolu le problème des perturbations des chaînes de production. Gita Gopinath

Sur ce point, les autorités françaises se veulent rassurantes. Selon la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), la France ne devrait pas souffrir de pénurie de gaz cet hiver. Les centres de stockage de gaz étaient pratiquement remplis dès le début du mois de septembre.

Les autorités publiques ont également fait savoir que la France ne manquerait, à priori, pas d'électricité non plus. Les coupures restent peu probables, la disponibilité du parc nucléaire étant supérieure à celle de l'an dernier à la même époque.

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