Éteindre ou laisser mon chauffage au minimum en partant ? La réponse (surprenante) des experts

Éteindre ou laisser mon chauffage au minimum en partant ? La réponse (surprenante) des experts

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Alors que les températures hivernales s'installent durablement en ce mois de février 2026, quelle méthode de chauffage est réellement la plus sobre pour le portefeuille ? Entre les partisans d'une chaleur maintenue à un niveau constant pendant toute la journée et ceux qui préfèrent éteindre leurs radiateurs lors de chaque absence, les avis divergent souvent. Pourtant, l'ADEME apporte une réponse tranchée qui contredit bien des idées reçues. 

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Le mythe de la "surconsommation" au démarrage

L'argument principal des défenseurs d'un chauffage maintenu au minimum repose sur une crainte : le pic de consommation nécessaire pour réchauffer une pièce froide. Selon cette croyance populaire, l'effort fourni par l'appareil pour remonter la température de 15 °C à 19 °C consommerait davantage d'énergie que le maintien d'une température stable à 17 °C tout au long de la journée. Cette vision, bien qu'intuitive, est erronée dans la grande majorité des cas.

La perte de chaleur d'un bâtiment est directement proportionnelle à la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur. Plus une maison est maintenue "chaude" par rapport à l'air hivernal à l'extérieur, plus elle perd de l'énergie

En baissant ou en éteignant le chauffage, les déperditions diminuent. L'énergie que l'appareil n'a pas eu besoin de fournir pendant plusieurs heures de veille représente un gain net qui est presque toujours supérieur à l'énergie requise pour relancer le système.

La règle d'or des déperditions thermiques

Un logement ne conserve pas la chaleur comme une boîte hermétique. Chaque minute passée à maintenir une température intérieure à 19 °C alors que personne n'occupe les lieux est une minute de gaspillage. Selon l'ADEME, baisser le thermostat de seulement 1 °C permet de réduire la consommation annuelle de près de 7 %.

Appliqué à une absence prolongée ou à la période nocturne, le passage à un mode "Éco" ou "Hors-gel" s'avère donc systématiquement plus rentable. En revanche, le pilotage doit être subtil. Il n'est pas recommandé de laisser la température descendre sous la barre des 14 °C ou 15 °C, car une atmosphère trop froide favorise l'humidité et nécessite un temps de relance qui peut nuire au confort immédiat au retour des occupants.

L'impact décisif de l'inertie et des équipements

Si les experts penchent pour la coupure ou la baisse significative, la réalité du terrain impose quelques nuances liées au matériel utilisé. Les maisons anciennes à forte inertie (murs en pierre très épais) mettent beaucoup de temps à refroidir, mais aussi énormément de temps à se réchauffer. Dans ce cas précis, une baisse modérée de 2 ou 3 degrés est préférable à une extinction totale pour éviter de vivre dans l'inconfort pendant plusieurs heures après le retour.

Le type d'appareil joue également un rôle. Les radiateurs électriques "grille-pain" d'ancienne génération sont réactifs mais énergivores : pour eux, la coupure est obligatoire. 

À l'inverse, un plancher chauffant, caractérisé par une très grande lenteur de réaction, impose une gestion plus lissée. Dans ce contexte, la technologie vient à la rescousse du consommateur. Les thermostats connectés sont capables de calculer eux-mêmes le temps de chauffe optimal en fonction de l'isolation du logement et de la météo extérieure, automatisant ainsi le meilleur compromis financier.

La température idéale par pièce

Pour optimiser votre facture sans sacrifier votre bien-être, l'ADEME recommande de différencier les espaces : 19 °C dans les pièces de vie (salon, cuisine), 17 °C dans les chambres et 22 °C dans la salle de bain, uniquement au moment de son utilisation.

Le suivi en temps réel : l'arbitre définitif

Pour lever définitivement le doute sur la méthode la plus adaptée à un logement spécifique, l'analyse des données de consommation reste la solution la plus fiable. Chaque foyer possède une signature thermique unique liée à son orientation, son isolation et son système de chauffage. 

Comparer deux journées similaires avec deux stratégies de réglage différentes permet de visualiser immédiatement l'impact sur le compteur.

C'est ici que des outils numériques comme l'application gratuite MySelectra prennent tout leur sens. En permettant aux usagers de suivre leur consommation d'électricité ou de gaz en temps réel, quel que soit leur fournisseur, ces interfaces offrent la possibilité de vérifier si une baisse drastique du thermostat lors d'une absence porte réellement ses fruits sur la facture finale. 

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