Cessez-le-feu en Iran : à quelle date exacte le gaz et les carburants vont-ils baisser ?

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Cette nuit, l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran, conditionné à la réouverture du détroit d'Ormuz, a provoqué un véritable effondrement des marchés financiers. Dès l'ouverture des Bourses ce mercredi matin, les cours du pétrole et du gaz européen ont plongé de 15 à 20 %, repassant enfin sous des seuils critiques. Un soulagement immense pour l'économie internationale, mais qui risque de générer une profonde frustration chez les consommateurs français qui devront faire preuve de patience.
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Gaz naturel : une baisse en juin précédée d'une explosion des prix en mai
Sur les places boursières, la réaction au cessez-le-feu a été immédiate : le contrat TTF néerlandais, référence du marché européen du gaz, a dévissé de près de 20 % à l'ouverture, retombant autour des 43 € le mégawattheure. Une accalmie qui garantit des prix plus doux pour l'été, mais qui arrive malheureusement trop tard pour sauver le mois de mai.
Pour comprendre ce paradoxe, il faut se pencher sur la méthodologie de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Le Prix Repère Gaz, qui dicte la facture des particuliers, intègre les évolutions du marché de gros avec un décalage d'environ deux mois. La chute des cours observée aujourd'hui ne sera donc visible sur les grilles tarifaires qu'à partir du 1er juin 2026.
À l'inverse, le tarif du 1er mai répercutera de plein fouet les pires semaines de la guerre et du blocage du détroit d'Ormuz (fin février et mars). La légère baisse du mois d'avril (-0,9 %) n'était qu'un mirage pré-crise. La réalité du conflit va frapper les ménages le mois prochain.
+ 20,6 % sur le prix du gaz au 1er mai 2026
Les prévisions exclusives de Selectra, en attente de confirmation définitive de la part de la CRE, confirment le scénario catastrophe pour tous les ménages ayant conservé une offre indexée :
- Le prix de l'énergie explose : Pour un foyer chauffé au gaz (zone 1), le prix du kilowattheure passera de 0,10415 € en avril à 0,12558 € en mai. C'est une augmentation de 20,6 % sur la seule part de consommation.
- Le budget annuel s'alourdit brutalement : En intégrant l'abonnement (qui reste fixe), la facture annuelle moyenne d'un client type (15 100 kWh/an) va passer de 1 543 € à 1 789 €. Un surcoût de 246 € par an, soit une hausse de 15,9 % sur la facture globale.
- La cuisson et l'eau chaude aussi touchées : Pour les petits consommateurs n'utilisant pas le gaz pour se chauffer, le prix du kWh passe de 0,13488 € à 0,15616 €, soit une augmentation de 15,8 %.
| Profil de consommation | Prix du kWh TTC (Avril) | Prix du kWh TTC (Mai) | Évolution de la part énergie |
|---|---|---|---|
| Chauffage (Zone 1) | 0,10415 € | 0,12558 € | + 20,6 % |
| Cuisson / Eau chaude | 0,13488 € | 0,15616 € | + 15,8 % |
Pourquoi l'impact de mai sera (temporairement) limité
Si la hausse de la facture globale flirte avec les 16 %, son effet immédiat sur votre budget mensuel sera paradoxalement atténué par la saisonnalité. Cette augmentation intervient en mai, c'est-à-dire à la fin de la période de chauffe.
Pour un ménage équipé d'une chaudière au gaz, le chauffage représente à lui seul 65 à 70 % de la consommation annuelle. Durant le printemps et l'été, les radiateurs étant éteints, le surcoût réel payé chaque mois sera relativement faible.
Si le cessez-le-feu se confirme dans les prochains jours, l'effondrement des marchés de ce mercredi matin garantit que, d'ici l'automne, les tarifs auront eu le temps de redescendre grâce au mécanisme de décalage. Les ménages en contrat à prix fixe resteront quant à eux immunisés contre toute cette volatilité.

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Carburants : une baisse de 5 à 10 centimes d'ici 48 heures
Si le gaz fonctionne avec un décalage de deux mois, le marché des carburants obéit à une logique logistique beaucoup plus courte. Suite à l'annonce du cessez-le-feu, le baril de Brent (référence mondiale) a dévissé de plus de 13 % cette nuit, retombant sous la barre symbolique des 95 dollars. Une nouvelle inespérée alors que le litre de sans-plomb venait de franchir les 2 € et le gazole les 2,23 € en France.
Pourtant, dans les stations-service de l'Hexagone, les prix affichés refusent de baisser dans les mêmes proportions. Ce phénomène, bien connu des économistes, est lié au comportement même des automobilistes et des gérants de stations.
- L'effet de panique à la hausse : quand les prix montent et que la guerre menace, les conducteurs se précipitent pour faire le plein par peur de la pénurie. Les cuves se vident en un clin d'œil, obligeant les distributeurs à racheter immédiatement du carburant au prix fort. La hausse est donc répercutée en quelques heures.
- L'attentisme à la baisse : quand les marchés s'effondrent, le phénomène s'inverse. Sachant que le pétrole baisse, les consommateurs attendent le dernier moment pour passer à la pompe. Les cuves se vident très lentement (parfois en deux ou trois jours au lieu d'une demi-journée). Les distributeurs doivent écouler ce stock acheté à prix d'or avant de pouvoir le renouveler avec du carburant moins cher.
Malgré cette inertie, les syndicats professionnels se montrent optimistes. Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a confirmé ce matin au Figaro que la situation devrait se débloquer rapidement au rythme du renouvellement des stocks.
Une première baisse de 5 à 10 centimes par litre est anticipée dans les prochaines 48 heures. Toutefois, un retour complet aux prix d'avant-guerre prendra plusieurs semaines, le temps que la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz soit totalement garantie et que les chaînes de raffinage retrouvent leur rythme de croisière.
Pour les ménages qui souhaitent s'affranchir durablement de cette volatilité à la pompe, c'est aussi le moment de relancer la réflexion autour d'un passage à la voiture électrique.

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