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Energie : l’Irlande et la France bientôt raccordées par un câble sous-marin

Paysage Irlandais
Un câble électrique sous-matin reliera bientôt le Finistère-nord à l’Irlande du Sud.

Le projet de liaison électrique sous-marine Celtic Interconnector entre la France et l’Irlande obtenait un accord conjoint sur son financement le 25 avril 2019 entre la Commission de Régularisation de l’Energie (CRE) et son homologue irlandais la CRU. Dans les tiroirs depuis 2012, le projet Celtic s’annonce comme un double enjeu d’une part pour la transition énergétique et d’autre part pour la place de l’Irlande en plein climat Brexit. Explications.

A défaut de trouver un trèfle, adoptons l’Energie Verte de l’Irlande !

Car oui, c’est l'un des objectifs principaux avancés pour la construction de ce câble sous-marin d’une longueur de près de 575 km pour un coût des travaux estimé à près de 930 millions d’euros…. Porté par RTE (Réseau Transport Electricité) et EirGrid pour l’Irlande, cette liaison électrique à courant continu a été reconnue Projet d’Intérêt Commun (PIC) en 2013 puis en 2017. La raison ? Ce câble d’une capacité de près de 700 MW permettra l’échange d’une énergie électrique qui s’annonce déjà en majorité renouvelable. Celtic devrait permettre à l’Irlande de profiter du fort potentiel de consommation de cette liaison pour développer son parc d’énergie renouvelableénergie éolienne en tête.

La France ne sera pas en reste et pourra l’intégrer dans son mix énergétique. Dans un contexte de transition énergétique et de prédictions de plus en plus alarmantes sur le réchauffement climatique, l’argument du développement durable trouvera sûrement un écho positif au sein de l’Union Européenne.

Qui va payer la facture de 930 millions d’euros ?

La CRE et la CRU demandent de concert à l’Union Européenne de supporter une grande partie des coûts d’investissement. La France est engagée à hauteur de 35%, les deux commissions de l’énergie demandent une subvention à l’Union Européenne qui viendrait couvrir 60% des dépenses. Ceci dans le cadre de la "solidarité électrique européenne". Car l’Europe va profiter également de cette liaison entre le pays des Gaulois et celui de la Guinness. Notamment en plein contexte de Brexit. L’intérêt également de la participation de l’UE et non des moindres est que le consommateur n’ait pas trop à mettre la main à la poche sur ses prochaines factures d’électricité !

Soutenir l’Irlande et l’Europe dans le contexte du Brexit

Avec le projet Celtic, l’enjeu est aussi stratégique car l’Irlande ne doit pas être isolée suite à la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. Cette liaison électrique « apportera de nombreuses retombées positives en termes de sécurité d’approvisionnement, d’intégration des marchés » annonce la CRE dans son communiqué de presse. Après le Brexit, cette interconnexion permettrait à l’Irlande d’être reliée indépendamment à l’UE et de pouvoir ainsi accéder au marché européen de l’électricité. L’autre objectif, d’offrir une sécurité d’approvisionnement entre les deux pays hôtes, profitera à l’Union Européenne dans son ensemble. Le système est donc censé être gagnant-gagnant !

Des concertations sur le passage du câble souterrain

En préparation de la phase de lancement des travaux prévus pour 2022, une concertation publique a été lancée en début d’année et devrait se poursuivre jusqu’en 2020 sur les dix-sept communes françaises concernées par le passage du câble à haute tension. Prévu pour relier la Martyre et Cléder, dans le Finistère à la côte Sud de l’Irlande vers Cork, le câble électrique sous-marin soulève quelques questions épineuses. Questions qui seront abordées tout le long de l’année 2019 jusqu’en 2021 sur l’impact environnemental et l’intégration du câble dans le plan d’aménagement des territoires. Le débat est ouvert !

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