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Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF : “Nous avons besoin du nucléaire”

Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF.

Invité sur BFM Business ce matin, le patron d’EDF a affirmé la volonté du fournisseur et producteur d'électricité de maintenir un haut niveau de production d’électricité d’origine nucléaire tout en accordant une place importante aux énergies renouvelables. Jean-Bernard Lévy a également évoqué les retards et surcoûts de l’EPR de Flamanville.

EDF veut rester compétitif. C’est le message transmis par la voix de son PDG, Jean-Bernard Lévy, présent sur le plateau de BFM Business ce mardi 29 septembre pour détailler la stratégie de l’électricien français durant les quinze prochaines années

Doubler la production d’énergie verte et maintenir le parc nucléaire à niveau

Pour remplir cet impératif de compétitivité, EDF mise à la fois sur le nucléaire et les énergies renouvelables. “Nous avons besoin du nucléaire”, a martelé Jean-Bernard Lévy, qui souhaite “financer le nouveau nucléaire et le renouvellement du parc” en parallèle des énergies vertes, dont “le coût ne fait que baisser”. 

Alors que son groupe est déjà leader européen dans la production d’électricité issue des énergies renouvelables, le PDG d’EDF a répété que l’entreprise souhaitait doubler ses capacités de production d’ici 2030. Un poste de dépense supplémentaire, ajouté à celui généré par le renouvellement du parc nucléaire français. “C'est comme une voiture vieillissante. A mesure qu'elle accumule des kilomètres, elle a besoin de passer plus souvent au garage et de changer plus souvent de pièces”. Le budget d’entretien des centrales passera de 3 à 5 milliards d’euros par an, précise également Jean-Bernard Lévy. 

Flamanville : “un chantier dans de bonnes mains”

Le patron d’EDF se veut également rassurant à propos du chantier de l’EPR de Flamanville. Les retards et coûts, passés de 3,4 milliards à 10,5 milliards en sept ans, ne remettent pas en cause le projet, selon Jean-Bernard Lévy, qui assure que “le chantier est dans de bonnes mains”. Le dirigeant a également expliqué que le réacteur, qui n’est qu’un prototype, permettra à EDF d’accumuler une expérience précieuse à l’horizon 2020, lorsque le parc de centrales nucléaires français devra être renouvelé. 

Le chantier de l'EPR de Flamanville, dans la Manche.

Le chantier de l'EPR à Flamanville. Le coût du projet a été multiplié par trois depuis son lancement en 2007.

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